par Joest Jonathan Ouaknine

Brève rencontre: Audi 50

Audi est une marque "jeune": cela fait tout juste une dizaine d'année que la marque est l'égale de BMW ou Mercedes. Du coup, les services historiques oublient volontiers les austères (sauf au niveau de coloris) berlines des années 70-80, pour ne retenir que les Audi Quattro de rallye ou les Auto-Union de Grand Prix. Qui se souvient de la 50, première citadine de la marque?

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Audi est une marque "jeune": cela fait tout juste une dizaine d'année que la marque est l'égale de BMW ou Mercedes. Du coup, les services historiques oublient volontiers les austères (sauf au niveau de coloris) berlines des années 70-80, pour ne retenir que les Audi Quattro de rallye ou les Auto-Union de Grand Prix. Qui se souvient de la 50, première citadine de la marque?

Tout commence à la fin des années 60. NSU songeait à remplacer la Prinz avec un modèle plus moderne. VW rachète NSU en 1969 et demande à Porsche de travailler dessus, ce sera l'EA279 (déjà évoquée ici.) Puis Rudolf Leiding prend la tête de VW et tire le frein à main: pas question de sortir une concurrente potentielle de la Cox (d'où aussi l'arrêt de la Prinz.)

Néanmoins, peu après, face à l'arrivée de citadines à traction avant et moteur transversal, la Cox prend un coup de vieux (notamment en terme d'habitabilité, de performances, de tenue de route...) et les ventes chûtent. Vu qu'elle représente l'essentiel du chiffre d'affaires, Leiding décide de ressortir le projet des cartons et c'est ainsi que l'Audi 50 pu sortir dés 1975.

Si officielement, c'est une création du centre de style Audi-NSU, dans les faits Giugiaro a donné quelques coups de crayons. Une seule carrosserie: 3 portes (il faudra attendre la Polo 3e génération pour avoir une 5 portes. Sous le capot, un 1,1l 50ch pour la LS, poussé à 60ch pour la GLS. En 1978, un 1,3l 55/60ch issu de l'Audi 80L débarquera, mais la France en sera privé.

Choix marketing curieux, dés 1976, Volkwagen sort une Polo dont l'unique différence extérieure est le badge! Officielement, il s'agit de donner une petite soeur à la Golf, sortie en 1975. Le choix est d'autant plus malheureux qu'à l'époque Volkswagen et Audi partagent les mêmes concessionnaires. Dans les discours, l'Audi 50 est plus luxueuse. Du coup, elle n'a pas droit au 900 40ch.

Comme toute Audi qui se respecte, la 50 a tâté de la compétition. Pourtant, c'était une traction, elle n'avait pas de version "GTI" et ses performances étaient dans la moyenne, pas plus, pas moins. On voit ici un modèle préparé par Nothelle (un fidèle de la marque) sous la pluie de Zolder, en 1975. Le pilote n'est autre que Jens Nothelle, fils du fondateur, Rolf. On en a également vu en rallye.

Chez Volkswagen/Audi, après des années de monoculture Cox, on est passé à la... Monoculture Golf. Il faudrat attendre les débuts des années 90 et la 3eme génération de Polo, pour que VW lui donne enfin des armes pour lutter face aux autres citadines. 

Dans la lutte fratricide Audi 50 vs VW Polo, Volkswagen a vite désigné son champion: la Polo, elle aura droit à une version Derby (2 portes) en 1977, tandis que l'Audi 50 disparaît dés 1979. Désormais Audi, ce sera les voitures de luxe. En 2000, elle lancera la petite A2 qui n'a rien à voir avec la 50, à part des ventes confidentielles. A méditer avant de lancer l'A1?

Pour résumer

Audi est une marque "jeune": cela fait tout juste une dizaine d'année que la marque est l'égale de BMW ou Mercedes. Du coup, les services historiques oublient volontiers les austères (sauf au niveau de coloris) berlines des années 70-80, pour ne retenir que les Audi Quattro de rallye ou les Auto-Union de Grand Prix. Qui se souvient de la 50, première citadine de la marque?

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