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Quelques Pontiac…

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C’est officiel. Pontiac va mourir en 2010. Cette marque quasiment centenaire méritait bien un hommage. Voici quelques uns de ses modèles.

Ironie de l’histoire, Pontiac est elle-même née sur les cendres d’une marque aujourd’hui disparue: Oakland. En 1908, Oakland absorbe l’obscur Pontiac Spring & Wagons works, un an avant d’être racheté par General Motors. A l’époque, William Crapo Durant (fondateur de GM) fondait ou achetait quasiment un constructeur par mois.

En 1926, GM ressort le nom de Pontiac, pour une version 6 cylindres des Oakland (alors équipées de 4 cylindres.) Les Pontiac se vendirent mieux que les Oakland. Après la crise de 1929, GM du tailler à la hache dans son portefeuille de marques. Oakland fut sacrifié et Pontiac poursuivit.

Le nom « Pontiac » provient d’un chef amérindien Ottowa. Chef Pontiac aurait mené une véritable guerre contre les colons installés sur les grands lacs, à la fin du XVIIIe siècle. C’était d’ailleurs pour regrouper les colons et se protéger des Ottawa qu’Antoine De La Mothe de Cadillac fonda Detroit en 1703. Qui aurait cru qu’un jour, Cadillac et Pontiac donneraient leurs noms à deux marques appartenant au même groupe?

Jusqu’en 1956, Pontiac utilisa divers profils d’amérindiens comme logo (Chef Pontiac n’a jamais été peint ou dessiné de son vivant; on ne sait pas à quoi il ressemble.) Puis elle utilisa une pointe de flèche stylisée.

Dans les années 30-40, les « business coupe » étaient une carrosserie très prisée. Comme son nom l’indique, il s’agit de coupés sans banquette arrière et théoriquement utilitaires. Avouez quand même que cette Pontiac 1942 a plus de classe qu’une 207 Société, non?

Pontiac a également suivi la mode des « woody »:

Dans les années 40-50, le problème des Pontiac était (déjà) qu’elles étaient des Chevrolet rebadgées. En 1955, grâce au coup de crayon de John Z. De Lorean, elles obtiennent une identité propre. C’est également l’année où le V8 apparait.

C’est dans les années 60, avec ses muscle cars, que Pontiac acquiert une image sportive (ici, une GTO de 1967.) C’est le début du slogan « driving excitment », qui sera longtemps décliné.

A l’origine, la Firebird n’était qu’une sous-Camaro. Il fallu attendre la deuxième génération pour que le modèle acquiert une vraie personnalité propre.

Que serait Smokey and the Bandit (Cours après moi, Shérif, en V.F.) sans sa Firebird Trans Am 1977?

Sans doute la Pontiac la plus célèbre: K.I.T.T., alias K2000:

Pontiac est une marque très americano-américaine (alors que désormais, Buick, Cadillac et Chevrolet ont des ambitions internationales.) Pontiac a donc surtout participé à des compétitions US.

En Nascar, elle reste liée à la « Petty Entreprise ». En 1981, Richard « the King » Petty (ici, avec ses fameuses lunettes de soleil) s’associa avec la marque et il y resta fidèle jusqu’à sa fin de carrière.

La crise des années 70 met un coup de frein à la success story de Pontiac. Pour survivre la marque doit « redescendre », quittant ainsi le « tout V8 » pour la première fois depuis 1955. Pontiac se cherche, quitte à y perdre son âme. Elle se lance même dans les « economical », avec l’oubliable Pontiac 1000 (dérivée de la Chevrolet Chevette.)

C’était la voiture du clip Lady de Modjo.

La Pontiac Fiero devait habituer les Américains aux sportives à moteur central: la Corvette C5 aurait du avoir une telle architecture. La Fiero fut un bide et la Corvette de conserver sa disposition traditionnelle moteur à l’avant/roue arrière motrices.

« Donne moi ta montre, que je te dise l’heure. » GM vend l’outillage de la Kadett au Coréen Daewoo. D’où la Daewoo Lemans. GM la distribue aux Etats-Unis, sous le label Pontiac:

Au début des années 90, beaucoup de touristes Européens eurent une déception chez le loueur… Vous réserviez une « convertible » et on vous donnait les clefs d’une « Pontiac Sunfire ». Vous vous disiez: «  »Sunfire », ça sonne presque comme « Firebird ». Ca doit être une muscle car! Et puis c’est une Pontiac… Qu’est-ce que je vais frimer… Oh, [censuré]! C’est quoi cette [censuré]? Une Opel Ascona cabriolet!

Dans les années 80, GM décide de commercialiser des voitures Japonaises sous le badge Chevrolet. Puis, à la fin des années 80, une marque est créé: Geo. Néanmoins, au Canada, les Geo sont vendues sous le label Pontiac. Ainsi, le Suzuki Vitara/Geo Tracker devient le « Pontiac Sunrunner ».

Sur les traces de Chrysler, GM décident d’exporter ses « voitures Américaines » en Europe. La stratégie était très « Citroën » (communication floue, catalogue montrant des véhicules dont certains ne sont pas importés, aucune adaptation au marché local, textes traduits à la va-vite, etc.) GM a tout fait pour scier la branche sur laquelle ils allaient s’asseoir.

Côté Pontiac, GM proposa la Firebird et le monospace Trans Sport. Ce dernier connu un bref succès, grâce à son look et son équipement. Il est vrai qu’à l’époque, le segment était dominé par le Renault Espace II, plutôt chiche sur les deux tableaux…

Dans mon top 10 personnel des voitures les plus moches, je mettrais (dans le desordre) la C3, l’Ami 8, la BX, l’Axel, la Visa 1, la C3 Picasso, la GS, la Xantia, le C-Crosser et… Le Pontiac Aztek. (Son historique avait été détaillé ici)

L’un des premiers chantiers de Bob Lutz à la tête de GM fut Pontiac. L’image de la marque était tombé très bas. La faute notamment à des rebadgages tout azimut (cf. plus haut.) Pour redorer son blason, Lutz a donc décidé de lui offrir un coupé sportif, la GTO… Qui est en fait une Holden Monaro.

Comme les autres constructeurs US, Pontiac naviguait à vue. Pour rajeunir son image, elle se lança en Formula Drift (ici, avec Rhys Millen.)

A lire également:
Pontiac: la mort programmée lundi?

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1 Commentaire sur "Quelques Pontiac…"

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Lionel
Invité

Trop cool ! Kitt de K2000, j’aimais tellement cette série !! On se souviendra de cette marque a tout jamais grâce à Kitt ! Merci Pontiac !

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