par Joest Jonathan Ouaknine

Brève rencontre: Opel Olympia Rekord

Opel est un constructeur très (trop?) discret, au point que les livres se contentent souvent de dire que c'est une filiale de General Motors et de montrer une photo d'Opel GT. Il y aurait pourtant beaucoup à dire sur des voitures comme cette Olympia Rekord.

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Opel est un constructeur très (trop?) discret, au point que les livres se contentent souvent de dire que c'est une filiale de General Motors et de montrer une photo d'Opel GT. Il y aurait pourtant beaucoup à dire sur des voitures comme cette Olympia Rekord.

La première Opel Olympia fut présentée en 1935. Elle fut la première Allemande à coque autoporteuse. Ce fut un succès qui permit à Opel de devenir le premier constructeur européen. Pendant la guerre, les deux usines furent bombardées. Ensuite, l'outillage de l'Olympia fut expedié en URSS comme dédommagement. La production reprit néanmoins dés 1947.

En 1953, Opel propose enfin de l'inédit: l'Olympia Rekord, sortie de l'usine tout juste rénovée de Rüsselheim. Sa carrosserie ponton toute en rondeurs s'inspire clairement des productions GM USA contemporaines (de même que la Vedette était une Ford USA miniaturisée.) Bien qu'exclusivement disponible en deux portes, c'est une berline et non un coupé. A noter qu'elle n'eu pas de jumelle chez Vauxhall.

A l'intérieur, elle joue également les yankees avec la possibilité d'un intérieur bicolore plutôt rare Outre-rhin. Au volant, on ne retrouve pas la même modernité et sous le capot, elle n'a droit qu'à un 1500 de 40ch (dérivé de celui de l'ancienne Olympia), accouplé à une boite trois vitesses, qui culmine à 120km/h. Il faut noter que sa concurrente directe était la Ford Taunus, une autre germano-américaine...

Dans la foulée, une version baptisée "CarAVan" (un nom qui va faire du chemin chez Opel...) est proposée. Il s'agit d'un break, toujours en deux portes. Très astucieux et assez chic pour l'époque (où break est synonyme d'utilitaire), il possède une banquette arrière rabattable qui permet d'obtenir un fond plat et surtout une bonne surface de rangement.

Comme les Américaines, elle ne cesse d'évoluer. Dés 1955, elle s'offre une nouvelle calandre. En revanche, la mécanique poussives et la tenue de route déplorable (deux défauts chroniques des Opel) restent les mêmes. Un modèle de base, baptisé Olympia "tout court" débarque au catalogue. Il est moins chromé et surtout moins cher (la photo ci-contre représente une Olympia Rekord.)

En 1956, l'Olympia Rekord reçoit un deuxième lifting, comme on peut le voir sur cette publicité Suédoire. Au passage, le moteur passe à 45ch (et une poignée de km/h en pointe.) En 1958, elle cède sa place à l'Opel Rekord P1, nettement plus carrée, équipée d'un 1700 et qui propose enfin une version 4 portes. La lignée durera jusqu'au milieu des années 80. Avec 600 000 unités en 4 ans, l'Olympia Rekord est incontestablement un succès.

Des Olympia Rekord furent produites en Afrique du Sud. Les voitures neuves importées étant lourdement taxées, des Olympia en pièces détachées étaient expédiés de Rüsselheim et assemblées à Port Elisabeth avec de petites modifications (notamment la conduite à droite.)

Enfin, si vous trouvez l'Olympia Rekord trop commune, sachez qu'une version baptisée Cabrio ("découvrable" aurait été plus adapté) fut proposée jusqu'en 1956. On la voit ici après le dernier lifting. Elle est évidemment devenue très rare.

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Pour résumer

Opel est un constructeur très (trop?) discret, au point que les livres se contentent souvent de dire que c'est une filiale de General Motors et de montrer une photo d'Opel GT. Il y aurait pourtant beaucoup à dire sur des voitures comme cette Olympia Rekord.

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