par Elisabeth Studer

Service d'autopartage Bluely de Bolloré : Lyon c'est fini !

L'autopartage, çà aurait pu payer ? Après avoir jeté l'éponge à Paris avec Autolib, le groupe Bolloré va va cesser d'exploiter son service de voitures électriques Bluely à Lyon à compter du 31 août prochain. Une information transmise par la métropole lyonnaise qui ajoute rechercher "des solutions alternatives".

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Bolloré renonce au service Bluely, pas de motif précisé

"Je prends acte de la décision de Vincent Bolloré", a indiqué le nouveau président écologiste de la métropole Bruno Bernard, cité dans le communiqué.

Ce dernier n'a pas précisé les raisons qui ont amené le groupe Bolloré à renoncer à ce service. Une décision qui tombe mal, alors que les nouveaux élus écologistes de Lyon ont affiché leur intention de développer la mobilité électrique.

Les véhicules électriques Bluely de Bolloré présents depuis 2013

Pour rappel, les véhicules de Bolloré avaient été mises en service à Lyon en 2013. Les fonctionnalités offertes étant analogues à celles offertes par le système Autolib exploité à Paris jusqu'en 2018.

Une centaine de stations Bluely avaient été installées sur le territoire de la métropole lyonnaise et à l'aéroport de Lyon Saint-Exupéry.

La métropole souhaite un service comparable

Bruno Bernard a indiqué souhaiter qu'un service comparable à celui de Bluely puisse reprendre "dans des délais acceptables", en se "basant sur l'existant".

Il est notamment en contact avec EasyVia (groupe EDF) et avec le gestionnaire lyonnais de parking LPA qui exploite déjà un service d'autopartage.

7000 abonnés annuels pour assurer la rentabilité affichait Bolloré en 2013

Le système Bluely a été entièrement financé par le groupe Bolloré (20 millions d’euros). Selon les premières estimations réalisées en 2013, environ 7 000 abonnés annuels devaient permettre d'assurer à la rentabilité. Or, ce n'est qu'en octobre 2019 que le service d’autopartage électrique Bluely a dépassé les 10 000 abonnés actifs au sein de la Métropole lyonnaise …. ceci pouvant donc expliquer que Bolloré jette l'éponge.

Déployé sur Lyon et Villeurbanne dans un premier temps, le service était même prévu pour pouvoir rapporter de l’argent au Grand Lyon, via une redevance annuelle de 500 euros par station ainsi qu’une participation au chiffre d’affaire de 1,5%.

"L'investissement et les risques commerciaux sont à la charge de l'entreprise", soulignait en 2018 la métropole lyonnaise. Ajoutant qu'en contrepartie, le groupe Bolloré pouvait fixer ses prix, quitter la ville quand il le souhaite, et fermer des stations à condition de remettre la voirie en état.

Notre avis, par leblogauto.com

Signe des temps ? Bolloré jette l'éponge à Lyon sur les services d'autopartage alors même que que PSA vient d'annoncer que Free2Move allait désormais devenir une entité séparée du groupe automobile. Si l'offre peut paraître alléchante, il n'en demeure pas moins qu'elle est difficile à rentabiliser et à organiser.

Sources : AFP, Métropole de Lyon, Bolloré, Lyon Entreprises

Pour résumer

L'autopartage, çà aurait pu payer ? Après avoir jeté l'éponge à Paris avec Autolib, le groupe Bolloré va va cesser d'exploiter son service de voitures électriques Bluely à Lyon à compter du 31 août prochain. Une information transmise par la métropole lyonnaise qui ajoute rechercher "des solutions alternatives".

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