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Championnat européen de F3: Norisring

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Coups de portières, remontées folles, sorties de route en pagaille… Non, ce n’est pas du BTCC, mais bien de la F3! Pour la manche Européenne du Norisring, les écuries doivent changer souvent les capots…

Word of wisdom

Gerhard Berger est actuellement consultant FIA en charge des formules monoplaces.

Pour la F3, il voudrait rapprocher les règlements des différents championnats. L’idée étant que chacun (au hasard, son neveu Lucas Auer) puisse aligner une unique voiture dans différentes compétitions.

Il est vrai que si l’Euro F3 et le British F3 sont passé à la nouvelle Dallara, d’autres restent fidèle à l’ancien modèle. Quant au championnat chilien de F3 (ci-dessous), il n’a carrément rien à voir avec les autres!

Les essais

Au Norisring, les éléments sont déchainés! Vendredi, il fait un temps caniculaire. Lors des essais libres de la Scirocco Cup, l’asphalte fond!

En conséquence, les autres séances de la journée sont annulées.

Pour la petite histoire, il y a une équipe « F1 Legend » au départ avec Christian Danner, Pedro Lamy et Nicola Larini (NDLA: ça ne vaut pas les légendes de la manche de Brands Hatch…)

Les essais

C’est donc le samedi matin, peu avant le début de la course 1, que les qualifications ont lieu.

L’asphalte tient le coup et la lutte est intense entre Rafaelle Marciello (Prema) et Pascal Wehrlein (Mucke.) Ils décrochent finalement respectivement les poles des course 1 et 3.

Course 1

Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il y a pas mal de baston!

Au feu vert, Daniel Juncadella (Prema) fonce et envoi le poleman Marciello dans le décor. Derrière, Jack Harvey (Carlin) fait de même avec Jazeman Jaafar (Carlin) et Alex Lynn (Fortec), tandis que Michael Lewis (Prema) offre une tarte au mur à Carlos Sainz Jr (Carlin)… Et à Pipo Derani (Fortec) peu après. Quant à Hannes van Hasseldonk (Fortec), il est lui harponné par Felix Serralles (Fortec.)

A mi-course, Juncadella se fait rattraper par Wehrlein. L’Espagnol commet une erreur et Wehrlein prend la tête… Mais Juncadella reprend son bien en expédiant l’Allemand dans les graviers. Marciello, remis de son excursion hors-piste, revient sur le leader… Qui le renvoi dehors, dans le dernier tour. Cette fois, l’Italien a son compte.

Du coup, Will Buller (Carlin) et Emil Bernstorff (Ma-con) héritent d’un podium chanceux. 4e, Pietro Fantin (Carlin) est le vainqueur des « Britanniques ».

Peu après, les commissaires de pistes excluent Juncadella de la course. Une sanction récompensant l’ensemble de son œuvre.

Buller pense donc qu’il hérite de la victoire (qui le mettrait en tête du classement.)

Néanmoins, plus tard, la direction de course émet un troisième résultat, sans vainqueur!

Course 2

Suite à la non-décision des commissaires concernant la course 1, ils décident qu’il n’y aura pas de « poleman » pour la course 2!

Harry Tincknell part ainsi du 2e rang, sans monoplace à ses côtés! Au départ, il n’a donc aucun souci pour rester en tête. Derrière, c’est plus chaud entre Serralles et Wehrlein, qui se battent pour la 2e place.

Le Porto-ricain a le dernier mot, mais Tincknell est déjà trop loin. Quant à Wehrlein, parti à la faute, il repart dans le peloton, remonte les concurrents et termine 3e.

Course 3

Que d’eau, que d’eau!

Il pleut des cordes, le dimanche matin. En conséquence, les grid girls portent ces impers jaunes pas très sexy:

Le départ a lieu sous safety car. Le poleman, Wehrlein, est le grand perdant du premier virage: non seulement Marciello le dépasse, mais il est harponné par Buller. Ce dernier écope d’un drive-through.
Juncadella en profite pour passer 2e, tandis que Serralles se glisse au 3e rang.

Derrière, la visibilité étant nulle, la tactique de Sainz consiste à suivre la silhouette de la voiture qui le précède, en l’occurrence Fantin… Sauf que lorsque Fantin part à la faute, l’Espagnol plante bêtement sa voiture. Au final, il repart bredouille d’Allemagne. La maigre consolation est qu’Harvey et Jaafar ne font guère mieux.

Après 8 tours et 11 voitures dans les choux, la direction de course brandit le damier. Marciello est donc déclaré vainqueur devant Juncadella et Serralles.
René Rosin, manager du Prema Powerteam, les accompagne sur le podium.

En Euro F3, Juncadella conserve l’avantage, avec 122 points.

Marciello et Buller suivent avec respectivement 116,5 points et 105,5 points.

Le Norisring est le dernier meeting commun à l’Euro F3 et au British F3.

En championnat britannique, comme on l’a dit plus haut, les 3 premiers du championnats ne brillent guère sur le Norisring.

Harvey prend la tête (186 points.) Jaafar suit juste après (182 points.) Serralles et Lynn, très réguliers, s’invitent en haut de la hiérarchie, avec respectivement 176 et 144 points. Quant à Sainz, il dégringole au 5e rang, à 140 points.

JK Racing Asia

A l’origine, la F3 Britannique devait venir au Castellet. A la place, les organisateurs décident d’aller au Norisring (ce qui arrange bien les concurrents qui disputent aussi l’Euro F3.)

Les promoteurs du meeting du Castellet trouvèrent in extremis un remplaçant: le JK Racing Asia (ex-Formule BMW Pacific.)

Pour info, Nabil Jeffri (Eurointernational) remporte la course 1. Afiq Ikhwan Yazid (Meritius GP) remporte la course 2.

Source:
Euro F3

Crédits photos: Euro, sauf photo 2 (championnat chilien de F3), photo 3 (Volkswagen), photo 11 (British F3) et photo 12 (AFOS)

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