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Le conducteur du jour: sur la plage abandonnée(s)…

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Dans 3 jours, c’est l’été. De nombreuses anciennes ressortent après un long hiver à se faire pomponner. Néanmoins, cette Cox et cette Spit‘ croisées dans le parking d’un restaurant ne seront pas de la fête. A voir les toiles d’araignées sur les pare-chocs ou les herbes qui poussent sous les deux voitures, cela fait longtemps qu’elles n’ont pas roulé.

Ces deux voitures étaient déjà des fins de race à leur sortie. Avantage: elles sont passées presque directement d’un statut de nouveauté à un statut collection, sans traverser le chemin de croix de l’occasion et des propriétaires pas très sérieux.
D’emblée, elles disposèrent de clubs dynamique pour assurer leur entretien. Ca tombait bien, car même dans les années 80, leurs concessionnaires respectifs refusaient de les entretenir.

La verte est une Triumph Spitfire 1500. A son lancement, en 1974, le modèle avait déjà 12 ans. Pour compenser la chute de puissance dues aux normes US, le constructeur a réalésé le moteur, qui offre ainsi 71ch. Notez aussi les butoirs en plastique (dont il ne reste plus que des souvenirs) et l’arrière, censé avoir un air de famille avec celui de la Stag.
La Spitfire 1500 n’eu pas la vie facile. A 28 850 francs en 1978 (autant qu’une R5!), elle était à l’abri d’une éventuelle comparaison avec les GTI. Néanmoins, chez Triumph, on avait « oublié » de renforcer le bas-moteur pour faire face à l’accroissement de cylindrée. D’où un vilebrequin très fragile. Et il y a les deux carburateurs SU qui ne se laissent pas régler comme ça… En prime, il y avait la concurrence fratricide avec la MG Midget et un temps des roadsters Anglais qui était passé. En 1980, la Spitfire disparu du catalogue.

La Volkswagen 1303 est, comme son nom ne l’indique pas, équipée d’un 1,6l 50ch. C’était l’ultime évolution de la Cox (du moins, parmi celles vendues chez nous.) Contrairement à la berline, le cabriolet a connu le succès jusqu’au bout. Au point que Volkwagen et Karmann se décideront à créer la Golf cabriolet pour la remplacer. Il est vrai que c’était alors le seul cabriolet 4 places et qu’avec sa ligne, c’était un aspirateur à minettes… De quoi faire oublier un âge très avancé et des prestations dépassées. Reste que facturer cela 36 970 francs en 1978 (à peine moins qu’une Golf GTI), c’était plutôt gonflé.

Il faudrait vite les bâcher toutes les deux, avant de dépasser le point de non-retour…

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