par Nicolas Anderbegani
La plus belle bataille de la F1 y a eu lieu !

Le circuit de Dijon est quinquagénaire

Le circuit de Dijon-Prenois a fêté ses 50 ans, avec des invités de prestige tels que René Arnoux et Jacy Ickx.

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L'ère des aventuriers

Quelle époque ! Au moment où Paul Ricard se décide à ériger un circuit sur le plateau du Camp, dans le Var, un autre entrepreneur et ancien catcheur, François Chambelland, qui a déjà organisé des rallyes et la course de côte d’Urcy, franchit également le pas en Bourgogne Franche Comté : il construira un circuit ! A la différence du célèbre créateur du pastis Marseillais cependant, Chambelland est un vrai passionné d'automobile. Avec des fonds surtout privés mais aussi le soutien politique des maires de Dijon et Prenois, le chantier dura cinq ans et le circuit est inauguré en mai 1972. Non loin de là, à Tallent, une autre success story française s’implante : Stand 21, qui deviendra l’un des premiers équipementiers au monde en sport mécanique. Guy Ligier est le premier à étrenner la piste qui, à l’origine, ne fait que 3 kilomètres de long. Dessinée avec les conseils de Jean-Pierre Beltoise, François Cevert et du grand journaliste essayeur (et pilote) José Rosinski, elle propose un superbe tracé vallonné, avec des virages à l’aveugle, des cuvettes et une longue ligne droite.

La F1 deux ans après l'inauguration

La réputation du circuit se fait rapidement, avec de grandes compétitions qui sont organisées dès les premières années.  Le championnat d’Europe des Sport Prototypes 2 Litres est le premier à investir Dijon-Prenois en juin 1972 avec la victoire d’une Abarth Osella pilotée par Arturo Merzario. En 1973, Dijon est le théâtre d’une manche du championnat du monde d’endurance, en pleine saga Matra, avant d’accueillir en 1974 le Grand Prix de France de Formule 1, épreuve remportée par le Suédois Ronnie Peterson sur Lotus Ford Cosworth. Néanmoins, à l’issue de la course, le tracé, abattu en à peine 1 minute par les F1, est jugé trop court et bénéficie en 1976 d’une extension avec une bretelle qui rallonge le tracé à 3,8 kilomètres et permet le retour de la F1 en 1977. Il accueillera à quatre autres reprises un grand prix de France, et même en 1982 un grand prix de…Suisse, car le voisin helvète interdisait les courses sur circuit sur son territoire depuis la catastrophe du Mans de 1955.

Une place à part dans l'histoire de la France en F1

Dijon a été le théâtre de moments historiques de la Formule 1. On a bien sûr en tête l’édition 1979, marquée par la victoire de Jean-Pierre Jabouille, pour le premier succès de Renault et du moteur turbo en F1, mais aussi animée par la célèbre passe d’armes virile roues contre roues entre Gilles Villeneuve et René Arnoux. Deux ans plus tard, c’est aussi à Dijon qu’Alain Prost signe la 1ère de ses 51 victoires en grands prix. Un peu tombé en désuétude dans les années 90, le circuit a été rénové progressivement à partir des années 2000, où il a accueilli le FIA GT et même le DTM en 2009. Aujourd’hui, il bénéficie d’un grade 2 FIA. Dijon accueille ainsi le FFSA GT et surtout de grands meetings historiques comme le grand prix de l’Âge d’or et l’Historic Tour.

Pour le plaisir, on peut revoir le fameux duel Villeneuve-Arnoux.

 

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Pour résumer

Le circuit de Dijon-Prenois a fêté ses 50 ans d'existence. Rapide, valloné et technique, il a toujours été apprécié des pilotes et fut l'hôte de quelques courses mémorables en F1, dont le grand prix de France 1979, théâtre de la 1ère victoire du turbo Renault et du duel homérique entre Villeneuve et Arnoux.

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