par Pierrick Rakotoniaina

Essai Renault Captur TCe 155 EDC

Seulement quelques mois après la Clio, nous prenons le volant de l’autre nouveauté phare du constructeur au Losange: le Captur. Nous nous sommes rendus en Grèce pour découvrir la seconde génération du bestseller de Renault.

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Un style plus affirmé et élégant

Le style « Captur » initié par le premier du nom se reconnaît immédiatement. L’allure générale et des éléments de design propres au modèle comme le toit flottant et son porte-à-faux arrière hyper court en témoignent. Pour le reste, les femmes et hommes derrière les crayons ont dépoussiéré et modernisé l’ensemble. Sautent aux yeux la signature lumineuse « C-Shape » englobant désormais les optiques avant.

Les feux arrière en reprennent le dessin, donnant encore plus de caractère à ce nouveau Renault Captur. Il s’allonge de 11 cm (4,23 m), ce qui le rend un peu plus imposant sur la route. Il donne un sacré coup de vieux à l’ancien modèle, tout en évoluant peu visuellement. Même si les promotions sur les derniers exemplaires restants sont alléchantes, mieux vaut patienter pour le nouveau.

Un intérieur de Clio

On peut littéralement parler de révolution en passant à l’intérieur. Clio avait initié ce mouvement, et on en retrouve logiquement l’ambiance à bord de Captur. En termes de qualité générale, il s’agit d’un pas de géant. Les matériaux se montrent plus valorisants, au point de donner quelques complexes à la vieillissante Mégane. On se sent encore plus à l’aise à toutes les places, sauf au milieu de la banquette.

Ici, aucun problème pour visionner l’écran couleurs prenant la place des compteurs si vous voyez ce que je veux dire. Une large dalle tactile verticale prend place sur la planche de bord, soulignée par des boutons d’accès physiques à sa base. En termes d’équipements, le Captur s’inscrit bien dans son siècle. On regrettera néanmoins l’absence de climatisation bi-zone. Dommage...

Doux en ville, agréable en dehors

Il partage sa plateforme baptisée en interne CMF-B avec la Clio. Sans surprise on en retrouve ainsi la plupart des sensations. A la différence ici que la position de conduite dominante permet d’encore mieux appréhender la route. En conduite quotidienne, il se fait remarquer en premier lieu par sa douceur de fonctionnement. Sa direction rend facile toutes les manœuvres, ce qui nous permet de le garer sans difficulté (bien aidé par les caméras) malgré son allongement.

En sortant des agglomérations, il fait preuve d’un bon compromis, en améliorant d’un cran encore le niveau de confort par rapport à l’ancien modèle. Il s’avère plutôt bien équilibré en termes de comportement routier, du moment qu’on ne le repousse pas dans ses retranchements, ce qui vous en conviendrez n’a que peu d’intérêt. Mais pour la beauté du geste, nous l’avons bousculé, et il faut se cracher un peu dans les mains pour remarquer une direction un peu floue en conduite extrême et des mouvements de caisse plus marqués.

TCe 155, le meilleur compromis

Sous notre capot se cache le moteur essence TCe de 155 chevaux, accouplé ici avec une boite automatique à double embrayage EDC à 7 vitesses. Il s’agit clairement du meilleur choix possible pour l’agrément et se faciliter la vie. Il convainc par sa douceur de fonctionnement en ville avec cette configuration. Les passages de rapports ne se font pas ressentir.

Quand on augmente le rythme, on atteint les limites de la boite qui ne répond pas toujours comme on l’attend, sans pour autant rouler comme un rallyman. Pour se mettre dans la bonne plage de couple pour se relancer, mieux vaut mettre le pied au sol et la laisser faire, ce qui augure un à-coup pas toujours très agréable. Néanmoins, en conduite « de tous les jours », il fait plutôt bien le job et même mieux que pas mal de concurrents. En termes de consommations, dans notre réalité, elle fluctue entre 7 et 8 litres sur un parcours principalement routier.

Objectif: garder le leadership

Le Renault Captur renforce ses fondamentaux, sans oublier de se moderniser. Évidemment à termes des versions hybrides vont venir grossir le catalogue. Et il aura fort à faire, à commencer par cousin Juke, qui revient dans le jeu avec une toute nouvelle génération (avec lequel il partage sa plateforme). Son objectif demeure inchangé, garder le leadership en France et en Europe. Côté tarifs, on note une certaine inflation, mais il gagne en échange quelques équipements de segment supérieur, dont est dépourvu même une Megane ou un Kadjar.

+ON AIME

  •  Équipements
  • Comportement routier
  • Agrément moteur

-ON AIME MOINS

  •  Boite parfois perfectible en conduite rapide
  • Évolution de style limité
  • Hybride indisponible au lancement

Renault Captur TCe 155
Prix (à partir de)18 600 €
Prix du modèle essayénc €
Bonus / Malus  nc
Moteur
Type et implantation4 cylindres en ligne Turbo - Injection directe essence
Cylindrée (cm3)1 333
Puissance (kW/ch)113 / 154
Couple (Nm)270
Transmission
Roues motricesav
Boîte de vitessesautomatique 7 rapports
Châssis
Suspension avantpseudo McPherson
Suspension arrièremultibras
Freinsà disques av / tambours ar
Jantes et pneus215/55 R18
Performances
Vitesse maximale (km/h)202
0 à 100 km/h (s)8,6
Consommation
Cycle mixte (l/100 km)nc
CO2 (g/km)nc
Dimensions
Longueur (mm)4 227
Largeur (mm)1 797
Hauteur (mm)1 576
Empattement (mm)2 639
Volume de coffre (l)536
Masse à vide (kg)1 266

Renault Captur 2019

Pour résumer

Seulement quelques mois après la Clio, nous prenons le volant de l’autre nouveauté phare du constructeur au Losange: le Captur. Nous nous sommes rendus en Grèce pour découvrir la seconde génération du bestseller de Renault.

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