par Elisabeth Studer

Hard Brexit : plan de sauvetage pour secteur auto UK

Les ministres britanniques prévoient un plan de sauvetage de «plusieurs milliards» de livres pour les industries les plus touchées par un Brexit sans accord, indique dimanche The Sunday Telegraph.

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Mesures de soutien pour le secteur auto en cas de hard Brexit

Selon le journal britannique, les propositions incluent des accords pour octroyer des mesures de soutien à différents secteurs économiques et notamment aux constructeurs automobiles. Lesquels doivent d'ores et déjà faire face à des perturbations commerciales ou pourraient se voir imposer des droits de douane dès le 1er janvier prochain en l'absence d'accord de sortie du Royaume-Uni de l'UE.

Le paquet de mesures devrait prévoir entre 8 et 10 milliards de livres de financement, enveloppe prévue pour l'ensemble  des secteurs.

Un hard Brexit : scénario le plus probable selon Boris Johnson

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a prévenu dimanche qu'un échec des négociations devant établir les nouvelles règles commerciales entre le Royaume-Uni avec l'Union européenne à compter du 1er janvier 2021 restait le scénario le "plus probable" malgré la décision des deux parties de poursuivre leurs discussions.

Même si un "no deal" n'est pas le résultat souhaité par Londres, "nous avons fait d'énormes préparatifs" pour cette éventualité, a dit Boris Johnson, répétant sa conviction, qu'accord ou non, "peu importe ce qu'il arrive, le Royaume-Uni ira très très bien".

Le Royaume-Uni doit se préparer à un Brexit aux conditions de l'OMC

« Je dois répéter que la chose la plus probable à l'heure actuelle » est « que nous devons nous préparer à (un Brexit) aux conditions de l'Organisation mondiale du commerce", le 1er janvier, a déclaré le dirigeant britannique.

En l'absence de signature d'un accord commercial d'ici fin décembre, les échanges avec l'UE devront être réalisés selon les seules règles de l'OMC dès le 1er janvier prochain. Engendrant alors la mise ne place de de droits de douane ou de quotas. Ce qui le cas échéant frapperait de plein fouet une économie britannique déjà fragilisée par la crise sanitaire.

Trois sujets de discorde

Les discussions actuelles entre Royaume-Uni et Union européenne butent sur trois sujets : l'accès des pêcheurs européens aux eaux britanniques, la manière de régler les différends dans le futur accord et surtout les conditions que les Européens exigent des Britanniques pour éviter toute concurrence déloyale.

Les entreprises britanniques exhortent le gouvernement à tout faire pour éviter un no deal

Les entreprises britanniques se sont félicitées que le dialogue se poursuive, pressant le gouvernement de tout faire pour éviter un "no deal" . "Même à cette heure incroyablement tardive, le message des entreprises aux dirigeants britanniques et européens est toujours le même. Continuez. Nouez un accord", a tweeté Adam Marshall, directeur général des Chambres de commerce britanniques.

L'industrie automobile britannique appelle les négociateurs à « finir le travail »

Mike Hawes, directeur général de la SMMT, l'association des professionnels de l'industrie automobile britannique, a appelé les négociateurs à "finir le travail", soulignant qu'une absence d'accord serait "catastrophique pour le secteur automobile, ses travailleurs et leurs familles".

"La nouvelle que les discussions se poursuivent donne de l'espoir. Un accord est à la fois essentiel et possible", a déclaré dans un communiqué Tony Danker, directeur général de la CBI, l'association patronale britannique. Qu'il y ait ou non un accord, il demande des "périodes de grâce négociées pour permettre aux entreprises de s'ajuster".

Notre avis, par leblogauto.com

Alors que le plan de sauvetage pourrait prévoir l'octroi de 8 à 10 milliards de livres pour l'ENSEMBLE des différents secteurs économiques les plus touchés, rappelons que fin novembre, l'organisme britannique de l’industrie automobile (Society of Motor Manufacturers and Traders (SMMT) avait appelé les négociateurs du Brexit à conclure un accord d’ici la fin de 2020, affirmant que l’absence de consensus pourrait coûter au secteur 55,4 milliards de livres de droits de douane d’ici 2025  tout en risquant de compromettre sa capacité à développer la prochaine génération des véhicules zéro émission.

Selon l’industrie automobile britannique, les éventuels droits de douane de l’OMC ajouteraient en moyenne 2000 livres (2242 euros) au coût des voitures électriques de construction britannique vendues dans l’UE, «rendant les usines britanniques considérablement moins compétitives et sapant l’attractivité de la Grande-Bretagne en tant que destination pour les investissements étrangers ».

Sources : Reuters, The Sunday Telegraph, AFP

Pour résumer

Les ministres britanniques prévoient un plan de sauvetage de «plusieurs milliards» de livres pour les industries les plus touchées par un Brexit sans accord, indique dimanche The Sunday Telegraph.

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