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Nouvelle Lexus IS : au revoir l’Europe et l’hybridation

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La Lexus IS, présente sur le continent européen depuis 1998 s’est voulue être une alternative japonaise à la BMW série 3. Elle tire sa révérence sur le marché Européen à la quatrième génération, la faute à des ventes en deçà des attentes et à la croissance des ventes de SUV au détriment des berlines. Et c’est bien dommage.

À la fin des années 90, Lexus décide de créer une berline pouvant concurrencer les constructeurs allemands sur un segment qui à l’époque était stratégique : celui des berlines familiales. Lexus confie le développement de l’IS à Nobuaki Katayama. Avec comme référence la BMW 320i E36, la première génération de l’IS voit le jour. Une berline crédible, plaisante à conduire, au style efficace et dotée d’un choix de motorisations convaincant. Cela fait sourire aujourd’hui, mais on lui doit la mode des feux cristal « Lexus ». Cependant, l’IS en Europe n’aura jamais connu le succès attendu.

En mars 2005 au salon de Genève, la seconde génération est présentée au public : plus grande, très aérodynamique elle est plus luxueuse et surtout apporte un moteur diesel, très attendu sur le marché Français et Européen. Même bilan : en dépit de ses qualités, l’Europe reste le terrain de chasse des constructeurs d’outre-rhin et les ventes n’explosent pas.

La troisième génération de l’IS présenté en 2013 rompt totalement avec le style des précédentes générations, elle préfigure le renouveau stylistique de la marque. Beaucoup trop, on aime ou pas du tout. Lexus y perd une partie de sa clientèle fidèle et en gagne une nouvelle. Cette IS introduit une version hybride et elle constituera la majorité des ventes en Europe. La série 3 de BMW, éternelle rivale, propose aussi en 2012 une version hybride de 340 ch : la ActivHybrid 3. Et la berline de Lexus n’arrivera jamais à faire mieux que celle du constructeur bavarois, pire : cette génération est celle qui connait le moins de succès à la vente en Europe. Pourtant, en comparant avec sa rivale sur les différentes générations : l’écart se réduisait de plus en plus. Il y’a cependant un domaine dans lequel l’IS toute générations présente un bilan plutôt flatteur : celui de la fiabilité. Il n’y a qu’à consulter le marché de l’occasion pour y trouver des IS à très fort kilométrage aux Pays-Bas, Allemagne et pays de l’est et cela concerne aussi les récentes IS 300h hybrides.

Au revoir l’hybride et sa e-CVT.

Lexus présente la quatrième génération de sa berline IS avec un style remis au goût du jour, fortement inspiré de l’UX et de l’ES. Et cela est très convaincant surtout dans sa version F-Sport. C’est simple si l’on est déjà conquis par le style décalé et clivant de la marque : on adore. La première grosse surprise est l’absence d’une version IS 300h Hybride. Elle était l’essentiel des ventes en Europe, avec une efficience pourtant reconnue. Sinon aucune évoluton pour les motorisations : on trouve donc l’IS 300 en propulsion et son 4 cylindres VVTi-W d’une puissance de 241 ch et 349Nm. Il est équipé d’une transmission automatique Sport Direct Shift (SPDS) à huit vitesses. Ensuite, l’IS 350 avec un V6 de 3,5 litres avec deux niveau de puissance : 260 ch et 320Nm de couple ou 311 ch et 380Nm.

L’IS est aussi disponible avec une transmission intégrale. Sur route sèche, elle offre une répartition du couple avant/arrière de 30:70, mais elle peut atteindre jusqu’à 50 % de la puissance aux roues avant si nécessaire. Lexus annonce le 0 à 100km/h en 5,6s et 5,7 pour les IS 350 en propulsion ou à transmission intégrale.

Niveau intérieur et équipements : peu d’évolutions stylistiques mais l’IS bénéfice des dernières avancées du constructeur. En standard, c’est un écran de 8 pouces qui est présent, mais un écran tactile de 10.3 pouces fait son entrée avec le pack Mark-Levinson. Android Auto et Apple CarPlay et Amazon Alexa sont de la partie. Pour la sécurité le Lexus Safety System+, soit une suite complète d’assistance à la conduite est vendu de série. Ajout un peu « geek » : l’application Lexus AR Play. Elle permet aux utilisateurs de visualiser leur véhicule virtuellement, de le piloter en réalité augmentée comme une voiture télécommandée, visualiser des vues 3D des éléments techniques, du moteur et du châssis et d’autres fonctions plus basiques. Et enfin ouvrir et fermer les portes ou le coffre.

Notre avis, par leblogauto.com

La douche froide arrive en lisant que « elle sera disponible approximativement dans 40 pays à travers le globe, incluant les Etats-Unis, le Japon et d’autres pays en Asie. » Pas un mot au sujet de l’Europe. Comme beaucoup de constructeurs japonais, Toyota/Lexus allège sa présence sur le segment des berlines familiales en maintenant la grande ES et Toyota Camry qui se destinent plutôt aux professionnels. C’est dommage, car pour ceux qui veulent rouler un peu diffèrent, avec un certain niveau de finition, confort, d’efficience et de fiabilité, l’IS dans sa troisième génération était une alternative tout á fait crédible. On attend maintenant la prochaine génération de la Mazda 6 et son Skyactiv-X qui promet une montée en gamme, en espérant qu’elle soit disponible sur le vieux contient.

 

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30 Commentaires sur "Nouvelle Lexus IS : au revoir l’Europe et l’hybridation"

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lelillois
Invité

Dommage

Steph
Invité

Vraiment dommage

AXSPORT
Invité

Une fiable en moins……
😢

Invité

J’aime beaucoup l’évolution du style Lexus, très belle nouvelle itération avec cette IS (moins l’intérieur a mon avis mais question de gout). Malheureusement toutes les Lexus on un défaut rédhibitoire pour moi : leur pavé tactile. Impossible de contrôler l’écran sans avoir une crise de nerf et sans quitter la route des yeux. Meme sur la LS.
Tant qu’ils n’auront pas mis a jour cette techno, ils se couperont d’une partie importante de leur clientele a mon avis.

Brieg
Invité
En fait, moi j’ai la souris. Le maniement est bon. Je trouve pas que le problème réside là. Même le gps est pas si malhonnête. Le problème, mais c’est les menus (y’a tellement de menus à passer, seigneur)et l’écriture intuitive ( je pense que pour écrire Clermont-ferrand faut écrire jusqu’au dernier n pour l’avoir…et écrire à la souris, l’enfer)…. ils bousillent tout le travail ergonomique juste avec ça. Idem aussi, l’impossibilité de commander avec le volant pour finaliser en sécurité. Y’a aussi l’ordi de bord: beaucoup de menus mais finalement peu d’infos affichables. Ça m’avait énervé. Comme le fait qu’il… Lire la suite >>
Fabrice
Invité

Pas de reconnaissance vocale plutôt que d’ecrire Clermont-Ferrand ?

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