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Essai Lexus ES 300h: Une berline pour oublier le Diesel

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Acheter une berline sans céder aux sirènes du Diesel ? Voilà ce que promet Lexus, ce qui pourrait convenir notamment aux professionnels grands rouleurs. On a pris le volant de la nouvelle ES 300h, qui vient ainsi remplacer la GS. Avec une offre plus adaptée au marché, le constructeur japonais espère faire progresser ses ventes. Direction Malaga en Espagne, pour la découvrir.

Design typiquement Lexus

La berline ES 300h respecte scrupuleusement le design maison. On s’en rendait déjà bien compte en photos. Mais dans la réalité de la rue, on saisit quelques subtilités. Tout d’abord, elle a effectivement l’air d’une petite LS, dans des proportions plus modestes. On frôle tout de même les 5 mètres…

On apprécie ou pas ses lignes ciselées et son élégance. Néanmoins, le dessin du couvercle de malle ne se fait pas remarquer de la meilleure façon. On vous laisse vous faire votre propre idée… nous on n’a pas aimé. Elle transpire en tout cas la modernité, qu’on la suive ou qu’on l’observe dans le rétroviseur avec sa signature lumineuse avant-gardiste.

Confort extraordinaire

A bord, là aussi on ne se retrouve pas dépaysé. On note logiquement une heureuse montée en gamme. En termes de présentation et de finition, on se situe un ton en dessous de la LS ou du somptueux coupé LC500, mais on navigue dans les meilleures eaux. On loue particulièrement l’extraordinaire confort des sièges avant. On s’imagine très bien s’y relaxer avec plaisir, même quand on ne roule pas.

A l’arrière, on ne se sent pas vraiment plus mal. On dispose de tout ce qu’il faut également pour garantir une belle vie à bord. Elle déborde d’équipements, mais encore une fois, on éprouve tout de même des difficultés pour appréhender le fonctionnement des équipements, pour utiliser l’écran et toutes ses fonctions. La vie est clairement plus facile chez toutes ces concurrentes sur ce point.

 

Bien Vu

Le mode de conduite personnalisé est le mode par défaut. Essai Lexus ES300h (2019)

Mal vu

Horloge analogique anachronique Essai Lexus ES300h (2019)

Le détail qui tue

L’animation des compteurs comme dans une LFA Essai Lexus ES300h (2019)

Conduite coulée à privilégier

Sur nos premiers kilomètres plutôt urbains au cœur de Malaga, on apprécie en premier lieu le silence de fonctionnement. Cela rend la conduite sereine, même dans un trafic chargé, on se sent bien moins nerveux. Dans ces conditions, les 218 ch de notre propulsion hybride ne donnent pas le meilleur d’eux-mêmes. En l’occurrence, le bloc électrique lisse tous les démarrages, des phases particulièrement énergivores, avant le démarrage du thermique une fois la voiture bien lancée.

Quand on se retrouve sur les charmantes routes des environs de la ville côtière, on sollicite la mécanique, dont on ne détecte d’ailleurs quasiment pas les passages d’une phase à l’autre. On ne s’en soucie en aucune façon, tout se fait très bien tout seul. On sélectionne juste sur l’un des deux comodos le mode de conduite, plus ou moins dynamique. Ce qu’on regrette, ce sera comme souvent… l’emballement du moteur quand on sollicite la puissance, à cause de la boite. La consommation a atteint les 7 litres dans le pire scénario. Plutôt remarquable.

Moins dynamique que la concurrence

Question comportement, clairement on reste à bonne distance du compromis de la plupart de ses camarades de jeu premiums européens. Et pourtant nous disposions d’un modèle F-Sport. Le bon point, c’est que cette version plus dynamique ne sacrifie pas vraiment l’excellent confort. Elle ne s’avachit pas dans les virages à large rayon. Toutefois la partition s’avère différente quand les petites courbes s’enchainent.

La faute à une direction qui manque de rigueur, et un chassis maximisé pour assurer en premier lieu le bien-être à bord. Il faut donc oublier la notion de plaisir de conduite si on veut la mener tambours battants. Cette Lexus ES 300h s’apprécie ainsi principalement à un train de sénateur, ce qui ravira la plupart des occupants. La route s’apprécie ainsi plutôt paisiblement, en ville comme en dehors, ce qu’elle fait dans un confort supérieur aux autres.

Avec une consommation bien maitrisée, l’absence de malus et une fiscalité globalement plus avantageuse, la nouvelle Lexus ES 300h se pose en effet en alternative à une berline Diesel. Surtout avec un tarif inférieur à la concurrence de 47 490 euros, même si à ce prix il reste encore quelques options couteuses. Une bonne pioche, si on accepte l’idée de prendre moins de plaisir au volant.

 

+ ON AIME
  • Design différent
  • Confort remarquable
  • Des consommations bien maitrisées
ON AIME MOINS
  • La CVT compliquant la conduite rapide
  • Quelques options suivant la finition
  • Ergonomie de certaines commandes

 

Lexus ES300h
Prix (à partir de) 47 490 €
Prix du modèle essayé 58 990 €
Bonus / Malus 0 €
Moteur
Type et implantation  4 cylindres en ligne atmosphérique ess. + élec à aimant permanent
Cylindrée (cm3) 2 487
Puissance (kW/ch) 180/218 (th: 131/178 élec: 88/120)
Couple (Nm) th: 221 élec: 202
Transmission
Roues motrices  av.
Boîte de vitesses  électronique à variation continue
Châssis
Suspension avant  Jambes McPherson
Suspension arrière Bras triangulés tirés
Freins  à disques
Jantes et pneus  235/40 R19
Performances
Vitesse maximale (km/h) 180
0 à 100 km/h (s) 8,9
Consommation
Cycle urbain (l/100 km) NEDC  –
Cycle extra-urbain (l/100 km) NEDC  4,4
Cycle mixte (l/100 km) NEDC  –
CO2 (g/km) NEDC 100
Dimensions
Longueur (mm) 4 975
Largeur (mm) 1 875
Hauteur (mm)  1 445
Empattement (mm)  2 870
Volume de coffre (l)  454
Réservoir (l)  50
Masse à vide (kg) 1 680

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25 Commentaires sur "Essai Lexus ES 300h: Une berline pour oublier le Diesel"

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Rickyspanish
Invité

Assez d’accord sur la mocheté du « couvercle de malle » … il y a un petit côté moche Bangle du fait de la lumière sur une des photos.
D’ailleurs oncernant les photos, c’était indispensable les photos avec le cowboy ? Par contre, une prise de vue globale de l’intérieur aurait été la bienvenue.
Belle caisse globalement.

zeboss
Invité

mais une belle vue sous le capot de l’enchevêtrement des tuyaux…. C’est Beaubourg en moins artistique la dedans….

Bizaro
Invité

Dommage toujours ce problème de CVT.

Lexus c’est du luxe et de la mécanique : L’horloge mécanique est plutôt raccord .

amiral_sub
Invité

dans une DS7 je lis que l’horloge à aiguille est un plus, dans la lexus c’est un moins. C’était vraiment pour trouver un moins…

TNZ
Invité

Le coup du « mal vu » pour l’horloge analogique est un manque de connaissance de la marque Lexus. Mais bon, n’est pas journaliste qui veut !

Motörhead
Invité

Je ne comprends pas bien le cumul des puissances thermique électrique, je pensais qu’à basse vitesse elle fonctionnait en électrique et que le thermique prenait le relais au-delà d’une certaine vitesse ou d’une déficience de la batterie. est-ce que la voiture peut fonctionner avec les 2 modes?

Rikiki
Invité

Lors d’une accélération franche le moteur électrique aide le moteur essence
Lorsque la batterie à  »trop » de charge suite a une longue descente, pour l’exemple, le moteur thermique s’arrête ou tourne très faiblement pour laisser faire le moteur électrique et aider a ramener la batterie au niveau normal

Bien-sûr la voiture peu fonctionner sur ces deux modes.
Par contre elle ne peut pas rouler seulement en électrique a partir de 90km/h , il lui faut le thermique en aide, mais le moteur électrique y participe toujours

TNZ
Invité

L’hybridation HSD est conçue pour optimiser la consommation d’essence … ce n’est pas fait pour faire de la voiture électrique.
L’électrique sert à déplacer l’auto dans les phases ou le thermique a un mauvais rendement. Le rendement d’un thermique dépendant de sa vitesse de rotation et du couple qu’on lui demande.

circonspect
Invité
C’est incroyable, voilà 22 ans que le système hybride est commercialisé, et beaucoup n’ont pas encore compris son fonctionnement. Alors une fois pour toutes´ le fonctionnement du HSD est un fonctionnement en synergie, c’est à dire que le moteur électrique fonctionne tout le temps, au contraire du thermique qui s’interrompt quand il n’est pas nécessaire. C’est la raison que le pseudo effet « mobylette » n’est qu’un phénomène acoustique, car le bruit du moteur n’est pas en phase avec le ressenti de l’accélération ( mais les hybrides Toyota ont de bonnes reprises entre 80 et 120 km/h). Le train planétaire n’est pas… Lire la suite >>
beniot9888
Invité

Je suppose que ce message s’adresse à Motörhead ? Tu pouvais répondre sans le chapitre « incroyable que les gens ne savent pas ça, quand même ! »

Mais comme on dit, il n’y a pas de question idiote. Il n’y a que les réponses qui peuvent l’être.

Doeds
Invité

CVT = Continuously Variable Transmission. Donc si, la chaine de transmission du HSD est bien une CVT, meme si ce n’est pas une CVT a courroie mais via un second moteur electrique en entree du train planetaire qui en modulant la vitesse du planetaire central (soleil) ajuste le rapport de transmission final.

amiral_sub
Invité

vous l’appelez comme vous voulez, mais ce n’est pas une CVT à courroie

pcur
Invité

Et alors comprendre son fonctionnement augmente son agrément ?
Par l’ailleurs l’hybride donne des résultats de consommation extraordinaires…en ville, en dehors c’est beaucoup moins convaincant.

circonspect
Invité

Correction : c’est la raison pour laquelle….

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