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Essai Toyota Urban Cruiser : Sex Toy (1/3)

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Il y a longtemps que l’idée trottait dans la tête de Toyota… Dès 2006, le constructeur japonais nous avait présenté un concept qui s’appelait Urban Cruiser à Genève. Il faut dire qu’alors, le passage à la troisième génération de RAV 4 laissait un vide dans la gamme. Plus gros et sans version trois portes, il délaissait de plus en plus le marché des petits 4×4 de poche, terrain que Suzuki n’a pas abandonné, grâce à son Vitara pourtant devenu Grand, lui aussi. Bref, le nouveau RAV 4 n’ayant plus grand-chose à voir avec celui qui fut furtivement dénommé Fun Cruiser en 1994, Toyota se devait de réinventer ce qu’il avait déjà créé un peu plus d’une dizaine d’années plus tôt. Ainsi est né l’Urban Cruiser.

Le concept de 2006 était de bon augure. Lignes élancées, look solide reprenant les attributs traditionnel du genre tout terrain… Un bien bel objet, à l’exception peut-être de la face avant au bec crochu. Deux ans plus tard sont arrivées les première photos officielles de la version définitive et force nous a été d’avouer notre déception. L’Urban Cruiser n’était qu’une Toyota Ist rebadgée, commercialisée en Europe presque deux ans après son introduction au Japon. Autre épine dans le pied du petit SUV (crossover devrions-nous dire) Toyota : la Kia Soul, son concurrent coréen au look canon.

Alors, mérite-t-il sa place, cet Urban Cruiser ? Il est vrai qu’il est moins exubérant que le Soul et aussi moins personnalisable, ce qui peut nuire à l’aspect mode que veut lui donner Toyota. Cependant, question présentation, il ne démérite pas. Déjà, ses lignes sont tout à fait dans l’air du temps. Solides, sans être trop typées pour ne pas attirer la frange hooligan des militants écologistes. Bref, il paraît un peu plus imposant qu’il ne l’est, en restant plus consensuel que le Kia. Dans la couleur améthyste de notre modèle d’essai, il est même en position de revendiquer un certain potentiel de séduction. Quant aux divers accessoires et détails, ils donnent un aspect plutôt haut de gamme (nous disposions de la finition Lounge la plus huppée) à l’ensemble. C’est notamment le cas des jantes polies du plus bel effet. Reste ces poignées de portes à l’embouti manquant d’élégance, auxquelles je n’arrive vraiment pas à me faire…

A ce niveau, il convient de préciser que l’Urban Cruiser rend beaucoup mieux en vrai qu’en photo. Son volume solide avec une ligne de toit assez basse lui confère un aspect avenant. Moins remarquable que le Soul, il séduire une clientèle différente, certainement moins jeune mais également plus emprunte de discrétion. Bref, l’Urban Cruiser arrive à séduire (mais ne le choisissez pas en gris !) et ce dans la durée. Mieux, il divise moins que le Kia, en évitant les réactions de rejet qu’aurait entraîné un style plus typé. Bref, on peut parler de design réussi. Ce n’était pourtant pas gagné d’avance.

Lire également :
Essai Toyota Urban Cruiser, la suite (2/3)
Essai Toyota Urban Cruiser, la fin (3/3)
Essai Kia Soul

Galerie :

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6 Commentaires sur "Essai Toyota Urban Cruiser : Sex Toy (1/3)"

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CDA
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Il rend mieux en vrai qu’en photo?
Le « problème », c’est que ça se vend visiblement très mal alors on en voit pas ^^

(Le titre racoleur, c’était obligé?)

The Dust
Invité

CDA perso j’en ai vu qu’un dans la rue et c’est aussi moche en vrai qu’en photo

Carlos G.
Invité

En bref, c’est une Toyota.
Pas beau, mais solide.
Pas marrant, mais solide.
Pas passionnant, mais solide.
Pas émouvant, mais solide.
Pas attractif, mais solide.

Une vraie voiture pour pays sous-développés, quoi. Ca, une voiture?

François974
Invité

Vous avez raison achetez des Renault c’est plus joli et moins solide!

moi
Invité

On reconnait les gars anti-Toyota …. du genre je kiff renault c’est a dire je kiff la merde !

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