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Essai Toyota Urban Cruiser : la fin (3/3)

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L’Urban Cruiser est disponible en deux motorisations, partagées avec d’autres modèles de la gamme (iQ, Yaris, Auris). Il s’agit du diesel D4-D 90ch et du 1,33l essence de 100ch. C’est cette dernière version que nous avons essayée. Un moteur uniquement disponible avec une boîte manuelle à six rapports.

Dès l’installation à bord, il convient de faire avec la position de conduite surélevée qui séduit tant la clientèle de ce genre de véhicules. Il est vrai qu’elle confère une vision appréciable mais le repose-pied présente une forme biscornue qui vous oblige à un peu tordre le pied. Bref, au vu de son gabarit, l’Urban Cruiser semble bien porter son nom. En effet, la ville lui réussit. Il s’y montre doux dans son maniement et silencieux et économe grâce au Stop & Start (qui fait tout de même s’ébrouer la voiture au redémarrage). Par contre, le rayon de braquage est vraiment trop élevé. Sans atteindre les valeurs d’une Focus RS, catastrophe du genre (mais là n’est pas son domaine), l’Urban Cruiser est loin de tourner dans un mouchoir. Nombre de familiales voire de routières s’en tirent bien mieux sur ce point de vue. Gênant pour un modèle à vocation essentiellement urbaine.

Sur la route, on mesure une fois encore le choix assumé de différence avec le Kia Soul. Celui-ci était inconfortable à basses vitesses et carrément marrant à conduire. L’Urban Cruiser est plus sage et plus ouaté. Le confort de suspension est bon et le comportement très sécurisant. Et mieux que d’être sécurisant, il s’avère parfaitement équilibré, ce qui est une bonne surprise. On aurait pu s’attendre en effet, au volant d’une Toyota, à un comportement sous-vireur trop orienté sécurité. Ce n’est pas le cas ici et on peut même affirmer que ce châssis est d’une efficacité redoutable et inattendue. Dommage qu’il soit desservi par une commande de boîte à grand débattement, un peu lente. Sinon, il y aurait moyen de s’amuser avec ce crossover, surtout que la santé du moteur, sans nous clouer d’étonnement, est plutôt convaincante. Toutefois, son comportement est moins typé kart que celui du Soul. Au final, on préfèrera donc la ballade aux allures modérées, domaine où l’Urban Cruiser excelle.

Globalement, l’Urban Cruiser est donc un modèle très réussi. Il s’agit d’une synthèse froide entre les éléments qui font qu’une voiture est agréable à l’usage. Et comme le plumage n’est pas mal non plus, cette Toyota s’avère vraiment attachante est recommandable. Reste que… « Ce cas de Corée me turlupine ! » Pourrait dire l’Urban Cruiser. En effet, le Soul est une sérieuse rivale. Certes, le typage est différent, le positionnement en gamme aussi et l’Urban Cruiser est réellement plus confortable. Mais cela vaut-il une telle différence de prix ? A chacun de juger. Mais c’est là que se situe la clé du problème car ces deux modèles ne sont pas si éloignés que cela et le Soul a également un énorme potentiel de séduction.

Lire également :
Essai Toyota Urban Cruiser, Sex Toy (1/3)
Essai Toyota Urban Cruiser, la suite (2/3)

Essai Kia Soul

Galerie :

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10 Commentaires sur "Essai Toyota Urban Cruiser : la fin (3/3)"

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panama
Invité

Moi, j’ai un pb avec les dernières Toyota. La finition est médiocre (plastiques durs, design moche) et les concepts sont un peu entre deux eaux.
Prenez ce Urban Cruiser : 4 roues motrices, mais pas de BVA. SUV, mais pas vraiment haut. Taille contenue, mais tarif salé. Carrosserie sympa, intérieur triste à mourir. Communication produit ciblée « hype » et voiture finalement assez passe-partout.

Bref, on est loin du « fun » des premiers Rav4 (funcruiser…). Je trouve que Toyota a pris la grosse tête. Ou alors, les modes automobiles ont changé.

CDA
Membre

Non, je pense que tu as raison.
C’est un bide ce modèle ^^

Sylver
Invité

En tout cas, on aura compris que CDA ne l’aime pas !

@Panama : « taille contenue », c’est justement ça le concept des nouvelles Toyota. La Yaris dont l’intérieur est plus spacieux qu’une 207 tout en étant plus courte, puis l’iQ et enfin cet Urban Cruiser. Niveau tarifs, c’est toujours comparable avec les concurents, à équipement égal…

Maintenant on peut comprendre que ça ne convienne pas à tout le monde.

samir
Invité

Tout à fait d’accord avec toi Sylver, le but de Toyota est à la fois de concevoir des petites voitures mais généreuses à l’intérieur. D’ailleurs c’est la nouvelle politique de Toyota. Toyota a bien compris qu’on n’a pas besoin d’une grande voiture avec des dimensions intérieurs réduites. La concurrence n’est pas encore consciente de ca. peut être d’ici 10 ans, ils vont se remettre 🙂 comme le cas de la prius qui est commercialisé 12 ans chez toyota et la concurrence vient juste de commencer de dire (et oui) qu’ils vont commercialisé des voitures hybrides.

GREGO
Invité

Toyot n’ont jamais su dessiner de belles voitures (a part la celica) ça reste toujours trés fade et c’est vrai qu’elles sont tres mal finies!
Il suffit de monter dans une (anonyme) AURIS pour s’en convaincre!
Meme FIAT (mainte fois critiqué) fait beaucoup mieux avec sa jolie BRAVO!
Il ne reste que leur image de fiabilité quoique dernièrement touché ( soucis sur les diesel ) !
reste que l’Urban cruiser est bien trop cher vu sa finition et de son agrément général qu’il propose!

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