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Penske restaure son « Blue Hilton »

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Aujourd’hui, Roger Penske fête ses 80 ans. Pour son anniversaire, ses mécanos lui ont offert un drôle de cadeau : le Blue Hilton, tout juste restauré !

Dans les années 70, le Team Penske prenait une nouvelle dimension, grâce aux dollars du pétrolier Sunoco. Il put ainsi s’attaquer de front à l’Indycar, à l’endurance, à la Nascar et bientôt, à la F1. En 1972, comme symbole de cet expansion, il s’offrit un porteur International. Il pouvait transporter deux voitures et surtout, il disposait d’une couchette dans la cabine. Terminées, les nuits à la belle étoile pour les mécanos ! A cause de cette couchette et de la couleur bleu de Sunoco, il fut surnommé le « Blue Hilton ». Mark Donohue, le pilote-vedette était ingénieur et c’est lui qui a dessiné la partie arrière. Notamment le rangement pour les rails de chargement. C’était une époque transitoire, où il y avait déjà beaucoup d’argent. Néanmoins, la logistique restait rudimentaire. A la fin de la course, on chargeait la voiture, on posait les pièces utilisables ici et là et c’est parti !
La saison 1972 débuta dès janvier, avec une course de Nascar à Riverside. Avec son AMC Matador, Donohue termina loin. Quelques mois plus tard, au volant d’une McLaren-Offenhauser, il décrocha le premier succès de Penske à Indianapolis. Il s’imposa avec une moyenne de 160 mph (260 km/h) qui a tenu douze ans, malgré les voitures à effet de sol. En 1973, Donohue revint à Riverside et cette fois, c’est en Nascar qu’il ouvrit le palmarès. Ce fut malheureusement son seul succès dans la discipline. 1973, pour Penske, ce fut surtout la diabolique 917/30 de CanAm, l’une des premières voitures de compétition à moteur turbo. Donohue -encore lui- fut en démonstration. En 1974, Penske aligna son premier châssis -une F1-, la PC-1. C’est le Blue Hilton qui l’amena à Mosport et à Watkins Glen, où elle fut pilotée par Donohue. Bien sûr, le camion est resté à quai en 1975, lorsque l’équipe disputa sa première saison de F1. Il ne fut pas témoin de l’accident mortel du pilote, ni de la victoire de John Watson, la saison suivante. Par contre, il transporta la Matador de Bobby Allison, qui garnit le palmarès de l’équipe en Nascar.
En 1979, Rick Mears offrit un second succès à Indianapolis à Penske. L’époque n’était déjà plus aux camions aménagé, mais aux semi-remorques. Les équipes comme Penske se déplacèrent avec une flottille de camions-atelier, disposant de coffres pour tout ranger et de salles pour de discrets briefing. En 1983, l’International fut revendu. Un certain George Boyd l’utilisa pour sa propre équipe, avant de l’abandonner.

Penske a entendu parler d’un camion bleu, avec une inscription « Penske ». Il demeurait dans un sous-bois appartenant à Boyd. Sur place, ils eurent la confirmation que c’était bien le Blue Hilton. Tim Cindric, le N°2 de l’empire Penske, poussa Brian Hard, président de Penske Truck Leasing, à l’acheter. Morgan Corporation, aidé d’une équipe de Penske Truck Leasing et de Bernie King, l’historien de l’équipe, fut chargé de le remettre en l’état. 8 000 heures de travail plus tard, il fut dévoilé au patron.

Source :
Penske

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3 Commentaires sur "Penske restaure son « Blue Hilton »"

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Lee O\'Neil
Invité

Merci pour cette belle histoire dans l’Histoire de la course automobile !

Maniiii
Invité

Comment un monument pareille a t’il pu se retrouver à l’abandon dans un champ ?

klm
Invité

magnifique histoire d’un fleuron d’une équipe légendaire !

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