par Elisabeth Studer

Usine de batterie : Stellantis / Italie poursuivent leur discussion

Stellantis - constructeur issu de la fusion de PSA et de FCA - a déclaré vendredi que les discussions se poursuivaient avec le gouvernement italien sur la construction éventuelle d'une nouvelle usine de batteries, ou gigafactory, en Italie.

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Décision sur l’ajout de giga-factories en Europe et aux USA en 2021

Stellantis, qui a déjà deux projets d'usines de batteries en France et en Allemagne, a déclaré que l'ajout de giga-usines en Europe et aux États-Unis serait décidé cette année.

Le groupe automobile est en pourparlers à ce sujet avec Rome, l'Italie étant l'un de ses principaux centres de production en Europe.

Stellantis prévoit également d'annoncer plus tard ce mois-ci des objectifs plus stricts concernant ses émissions de CO2 en Europe, a déclaré vendredi le PDG de Stellantis, Carlos Tavares.

La production en Italie examinée de près

Depuis que Stellantis a été formé cette année par la fusion de Fiat Chrysler et de PSA, la production en Italie est sous surveillance car ses coûts de production sont plus élevés que d’autres sites européens.

Rencontre entre les dirigeants de Stellantis et un ministre italien

Le président de Stellantis, John Elkann, et son DG Carlos Tavares, ont rencontré Giancarlo Giorgetti, ministre italien du développement économique, en juin, rapporte également l’agence de presse Reuters.

Lors de cette entrevue, Giancarlo Giorgetti aurait demandé à Stellantis de garantir que l’Italie restera l’un des principaux pays où le groupe fabrique des véhicules et s’est enquis des projets d’investissement dans la fabrication de batteries à Mirafiori, le principal quartier industriel de Fiat à Turin. Tout est dit : l’emploi transalpin est au cœur du sujet.

Automotive Cells Company : JV entre Total et Stellantis

Stellantis détient une joint-venture avec le géant de l’énergie Total, appelée Automotive Cells Company, et compte construire deux usines de cellules de batteries, l’une à Douvrin, en France et à Kaiserslautern, en Allemagne.

Les deux sites représentent un investissement total de 5 milliards d’euros et devraient permettre la production de batteries pour 1 million de voitures par an sur la base d’une capacité cumulée de 48 GWh.

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Suite à la fusion entre FCA et PSA, Rome compte bien ne pas être en reste et souhaite obtenir toutes les garanties du constructeur pour préserver l’emploi transalpin. Une éventuelle implantation d’une usine de batteries en Italie pourrait permettre de rassurer le gouvernement italien sur ce point.

Si les syndicats italiens ont plutôt bien accueilli la fusion, ils réclament toutefois une implication plus forte de l’Etat italien au niveau financier. Début janvier, Fiom-Cgil, influent syndicat, avait appelé le gouvernement italien à prendre une part dans le capital de Stellantis.

«L’Italie est dans une position de faiblesse dans cette fusion avec les Français» et «il faut la présence de l’Etat dans son capital pour avoir un mot à dire sur la future stratégie», avait déclaré la secrétaire générale de Fiom Cgil, Francesca Re David.

Un tel scénario n’avait pas été écarté par Rome. « Une éventuelle présence de l’État dans le capital social du nouveau groupe, similaire à celle du gouvernement français, ne peut et ne doit pas être un tabou », avait également déclaré à cette date le vice-ministre italien de l’Economie Antonio Misiani. «L’opération Stellantis relève de l’intérêt national du point de vue de l’emploi et de l’industrie», avait-t-il indiqué au journal La Repubblica.

Sources : Reuters

Pour résumer

Stellantis - constructeur issu de la fusion de PSA et de FCA - a déclaré vendredi que les discussions se poursuivaient avec le gouvernement italien sur la construction éventuelle d'une nouvelle usine de batteries, ou gigafactory, en Italie.

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