par Elisabeth Studer

Stellantis : fermeture d’1 ligne de production de Melfi (ex-FCA) ?

Stellantis envisage de fermer l'une des deux lignes de production de son usine automobile de Melfi dans le sud de l'Italie, a déclaré jeudi le chef du syndicat FIM CISL.

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Une seule ligne de production sur le site Stellantis de Melfi ?

Les modèles Renegade et Compass de Jeep et le SUV compact Fiat 500X sont assemblés à Melfi, qui est considérée comme l'usine la plus efficace de Stellantis en Italie. Néanmoins, toute sa production actuelle pourrait être transférée sur une seule ligne de production indiquent les syndicats.

Selon Ferdinando Uliano de la FIM CISL, le plan serait en cours d'évaluation et Stellantis n'aurait pas pris de décision. Le syndicat n'a pas encore reçu la confirmation officielle que le projet est envisagé.

«Nous sommes très inquiets», a toutefois déclaré Uliano. «Une fois que vous avez réduit la capacité de production sur un site, il est très difficile de la récupérer».

Tavares : plan de lutte contre les surcapacités en Italie (ex FCA)

La fermeture d'une ligne à Melfi, qui emploie quelque 7 300 personnes, pourrait marquer le premier pas du DG Carlos Tavares pour lutter contre les surcapacités en Italie.

La production du constructeur automobile en Italie (anciens sites de FCA qui a désormais fusionné avec PSA pour former Stellantis ) est sous surveillance de la direction car considérée moins rentable.

Or, Stellantis souhaite réaliser plus de 5 milliards d'euros par an d'économies suite à sa création.

Selon les chiffres fournis par les syndicats locaux, quelque 249 000 voitures ont été produites à Melfi en 2019, après avoir dépassé les 300 000 en 2018. La production a encore chuté l'année dernière à environ 215 000 unités suite à la crise du COVID-19.

Ailleurs en Italie, le site Mirafiori de Turin dispose de deux lignes de production, tandis que tous les autres sites de Stellantis dans le pays n’en ont qu’une.

La réduction des effectifs au cœur de la stratégie de Tavares pour remettre sur pied PSA

A l’heure qu’il est, Stellantis n'a fait aucun commentaire. Rappelons tout de même que Carlos Tavares s'est engagé à ne pas fermer d'usines ni supprimer des emplois dans le cadre de la création de Stellantis.

Il n’en demeure pas moins que la a réduction des effectifs des sites industriels était au cœur de la stratégie de remise sur pied de Tavares chez PSA, où il a aidé le constructeur Peugeot à se remettre d'une quasi-faillite il y a une dizaine d'années.

Toutes les usines produisant moins de 250 000 véhicules par an ont ainsi vu leur capacité passer de deux lignes de production à une seule afin de maximiser la capacité de la ligne restante.

En France, PSA a emprunté cette voie avec ses usines d'assemblage de Rennes, Poissy et Mulhouse. Plus tard, elle a appliqué la même approche dans les usines Opel-Vauxhall lorsqu'elle a acquis l'entreprise auprès de General Motors.

Notre avis, par leblogauto.com

Les syndicats rencontreront les dirigeants de la région «Europe élargie» de Stellantis le 15 avril à Turin pour discuter des perspectives de ses sites de production en Italie.

L’un des objectifs majeurs de l’opération de fusion entre PSA et FCA est de permettre d’établir des synergies. Les deux constructeurs tablent sur des économies pouvant atteindre jusqu’à 5 milliards d’euros par an, tant au niveau des coûts de fabrication que dans la recherche.

Si les syndicats italiens ont plutôt bien accueilli la fusion, ils réclament toutefois une implication plus forte de l’Etat italien au niveau financier.

Début janvier, Fiom-Cgil, influent syndicat, avait appelé le gouvernement italien à prendre une part dans le capital de Stellantis. «L’Italie est dans une position de faiblesse dans cette fusion avec les Français» et «il faut la présence de l’Etat dans son capital pour avoir un mot à dire sur la future stratégie», avait déclaré la secrétaire générale de Fiom Cgil, Francesca Re David.

Syndicats et pouvoir italiens redoutent que l’emploi transalpin soit le parent pauvre de l’opération. Et ce, d’autant plus que ces dernières années, le groupe FCA a prospéré avant tout grâce aux bons résultats commerciaux de ses marques RAM et Jeep.

En Europe, Lancia n’est présent qu’avec l’Ypsilon, et seulement en Italie. Alfa Romeo réduit peu à peu son nombre de modèles. En parallèle, la part de marché de Fiat sur le territoire européen fond comme neige au soleil …

Le constructeur italien pourrait certes se concentrer sur le segment des citadines, portée par le succès de la 500. Mais il s’agit d’un modèle où les marges sont faibles …. Encore plus dans la version électrique …

Sources : Reuters, syndicats Stellantis

Pour résumer

Stellantis envisage de fermer l'une des deux lignes de production de son usine automobile de Melfi dans le sud de l'Italie, a déclaré jeudi le chef du syndicat FIM CISL.

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