par Elisabeth Studer

Stellantis Douvrin:manifestation contre délocalisation en Hongrie

L’inquiétude est forte chez les salariés de l'usine Stellantis (ex-PSA) de Douvrin. Environ 800 personnes (selon les syndicats et la préfecture) ont défilé samedi à proximité du site pour protester contre la délocalisation de la production d'un moteur essence en Hongrie. Etaient présents à la manifestation salariés, habitants et élus.

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L’inquiétude est forte chez les salariés de l'usine Stellantis (ex-PSA) de Douvrin. Environ 800 personnes (selon les syndicats et la préfecture) ont défilé samedi à proximité du site pour protester contre la délocalisation de la production d'un moteur essence en Hongrie. Etaient présents à la manifestation salariés, habitants et élus.

Selon les syndicats, une telle décision signifie la "mort programmée" de l'usine.

Les syndicats demandent le maintien de l’emploi sur le site de Stellantis Douvrin

Le syndicat CFTC du site réclame le maintien de l'emploi de l'usine Stellantis (ex-PSA) de Douvrin où travaillent environ 1.500 personnes. Selon les représentant syndicaux, les salariés sont très inquiets. On peut les comprendre.

Plus de production allouée au site d’ici 2025 ?

Selon les syndicats, l'usine risque de ne plus avoir de production d'ici à 2025. La fabrication du moteur diesel devrait probablement s’arrêter en 2023.

Et fin février, la direction a annoncé la délocalisation d’ici deux ans de la production des moteurs essence EP génération 3 vers l'usine Opel de Szentgottard en Hongrie.

"Sans cette production-là, on sera contraint de fermer l'usine. La délocalisation sonne la fin pour nous", estime Joël Petit (CFDT).

La direction doit annoncer en juin prochain où sera produit la nouvelle génération du moteur essence EB, produit actuellement sur plusieurs sites, dont Douvrin.

Une délocalisation annoncée dès la naissance officielle de Stellantis

"PSA a fait subir des accords de compétitivité, et finalement à peine Stellantis créée, la direction annonce la délocalisation" du moteur EP, fustige Régis Scheenaerts, de la CGT, syndicat non signataire. "Ce qui se dessine, c'est la mort programmée de la Française de mécanique" (ancien nom de l'usine) ajoute-t-il.

Une tournure très politique …

"La production d'un nouveau moteur sur ce site est indispensable si nous voulons préserver les emplois : @StellantisFR doit s'y engager !", a tweeté le président du conseil régional Xavier Bertrand (ex-LR), candidat à sa propre succession, mais aussi à la présidentielle 2022.

"Notre territoire, les efforts et le savoir-faire des salariés ne doivent pas être méprisés pour des intérêts financiers de court-terme !", a écrit pour sa part dans un communiqué le député RN Bruno Bilde, présent à la manifestation aux côtés de Sébastien Chenu, député RN et tête de liste aux régionales.

Projet d’une giga-factory de batteries, mais perte d’emplois ?

Certes, la construction dès 2022 d’une gigafactory dédiée à la production de batteries pour véhicules électriques devrait offrir des emplois dans la région. Mais le projet établi via la coentreprise Automotive Cells Company (ACC) - qui réunit à parts égales Stellantis avec le spécialiste français des batteries Saft, filiale de Total – ne rassure pas totalement les syndicats.

Selon la CFDT, la méga usine ne devrait pas pouvoir « absorber » tous les emplois perdus sur le site Stellantis. Or, rappelle l’élu, les «subventions publiques, c'est pour créer de l'emploi, pas pour les transférer ».

D'après la direction d'ACC qui avait présenté le projet le 16 février dernier, l’usine pourrait générer entre 1.400 et 2.000 emplois d'ici 2030.

"ACC va permettre qu'une partie des salariés soient repris à partir de 2023 (...) les conditions de transfert sont en cours d'élaboration", a assuré quant à lui une porte-parole du groupe. Une cellule de reclassement vient d'être créée.

Notre avis, par leblogauto.com

Avec la candidature de Xavier Bertarnd à l’élection présidentielle 2022, l’avenir du site devrait prendre une tournure très politique.

Reste que salariés et syndicats risquent d’avoir du mal à avaler une telle décision, d’autant plus qu’elle intervient juste après la fusion de PSA avec FCA. De là à se sentir bernés voire victimes de l’opération, il n’y a pas loin …

Sources : AFP

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Pour résumer

L’inquiétude est forte chez les salariés de l'usine Stellantis (ex-PSA) de Douvrin. Environ 800 personnes (selon les syndicats et la préfecture) ont défilé samedi à proximité du site pour protester contre la délocalisation de la production d'un moteur essence en Hongrie. Etaient présents à la manifestation salariés, habitants et élus.

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