par Elisabeth Studer

Grève : Martinez (CGT) appelle TotalEnergies à "renégocier"

Par la voix de son secrétaire général Philippe Martinez, la CGT a appelé vendredi le groupe TotalEnergies à renégocier. Estimant que les propositions de la direction aux syndicats étaient encore "loin" des 10% d'augmentation générale des salaires réclamés par le syndicat.

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TotalEnergies propose 7% d'augmentation de salaire dès novembre et des primes

Selon les deux syndicats réformistes CFDT et CFE-CGC, la direction de TotalEnergies a proposé - dans la nuit de jeudi à vendredi - 7% d'augmentation de salaire dès novembre et des primes.

Mais selon Philippe Martinez, cette offre comprend des "augmentations individuelles" et une "évolution de la prime d'ancienneté", ce qui - selon lui - ramène en fait à 5% "l'augmentation générale des salaires" proposée. Ce qui n’est déjà pas si mal vous en conviendrez …. Tous les salariés n’ont pas cette « chance » … Il faut dire aussi que tous les salariés n’ont pas le pouvoir de bloquer d’une manière ou d’une autre la circulation …

Une proposition loin des 10 % selon Martinez

"Nous, on demande 10%", une hausse correspondant à "l'inflation plus le partage des richesses, puisque Total se porte bien et que les actionnaires ont été servis depuis longtemps", a souligné Martinez. "Pour le moment, 5% c'est loin de 10% (...) Les salariés n'acceptent pas la proposition de la direction, il faut renégocier", a-t-il ajouté.

La responsabilité du conflit imputée au gouvernement et à TotalEnergies

Tentant de calmer les critiques de la population à l’encontre d’un mouvement qui les pénalise lourdement tant pour le travail que pour les déplacements associés à la période de la Toussaint, qui approche, Martinez a reconnu que la CGT n »tait pas « inconsciente » et que ses membres savaient « que la vie quotidienne de tous les Français est impactée" par ce conflit social.

Mais selon lui, la responsabilité en incombe à la direction du groupe pétrolier et au gouvernement, qui a "banalisé l'impact de la grève".

Les pouvoirs publics devraient selon lui mobiliser des "stocks stratégiques" de carburant pour approvisionner les "services d'urgence, les médecins". "On est dans une bataille idéologique, de communication", a encore estimé le leader de la CGT, qui estime "illégale" la volonté du gouvernement de réquisitionner les salariés grévistes sur certains sites industriels.

Une colère sociale qui gronde

En guise de désapprobation des réquisitions ordonnées par le gouvernement, la CGT a décidé jeudi, avec FO, Solidaires, FSU ainsi que des mouvements de jeunesse, d'organiser une journée de "mobilisation et grève" interprofessionnelle mardi. Histoire de mettre de l’ambiance, si on avait tendance à s’ennuyer … et histoire aussi de mettre la CGT en avant dans un contexte d’élections professionnelles.

"La question de la grève doit être débattue dans toutes les entreprises" car "la colère sociale qui s'exprime dans le pays est légitime", a également expliqué M. Martinez dans une interview à l'Humanité parue vendredi. "La problématique de la taxation des profits est plus que jamais posée, elle apparaît de manière plus prégnante chez Total, mais ce n'est pas le seul exemple", a-t-il ajouté.

Sources : AFP, l’Humanité, France Info

 

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Pour résumer

Par la voix de son secrétaire général Philippe Martinez, la CGT a appelé vendredi le groupe TotalEnergies à renégocier. Estimant que les propositions de la direction aux syndicats étaient encore "loin" des 10% d'augmentation générale des salaires réclamés par le syndicat.

Selon les deux syndicats réformistes CFDT et CFE-CGC, la direction de TotalEnergies a proposé - dans la nuit de jeudi à vendredi - 7% d'augmentation de salaire dès novembre et des primes.

Mais selon Philippe Martinez, cette offre comprend des "augmentations individuelles" et une "évolution de la prime d'ancienneté", ce qui - selon lui - ramène en fait à 5% "l'augmentation générale des salaires" proposée. Ce qui n’est déjà pas si mal vous en conviendrez …. Tous les salariés n’ont pas cette « chance » … Il faut dire aussi que tous les salariés n’ont pas le pouvoir de bloquer d’une manière ou d’une autre la circulation … et l'économie d'un pays tout entier.

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