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Les breaks hybrides pour résister aux SUV et au malus

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break hybride versus SUV diesel

La mode automobile en France est actuellement aux crossovers, ainsi qu’au Diesel. Sauf que, si on est allergique aux SUV ainsi qu’au carburant gras, on se retrouve vite avec un malus écologique rédhibitoire. Et quid des breaks hybrides ?

En 2019, le marché automobile français voit les SUV se tailler la part du lion avec 38% des ventes d’automobiles neuves. Les moteurs Diesel, de leur côté, continuent de reculer suite au scandale du dieselgate. Toutefois, ils représentent encore tout de même 34,1%. Et si on ne veut pas céder à la mode de ces véhicules hauts sur pattes, tout en voulant du volume de chargement ?

Il faut alors se (re)tourner vers les breaks. Ces véhicules, à peine plus grands que la berline du segment correspondant, permettent d’embarquer dans leur coffre un volume considérablement plus grand que la berline. Surtout, avec sa partie arrière plus droite qu’un coffre, ou même qu’un hayon, le break offre un accès de chargement plus pratique et moins casse-tête quand on doit empiler les valises, par exemple.

Après avoir été attaqué par le segment des monospaces, le segment des breaks est sous les coups de boutoir, depuis 2010, par celui des SUV. L’offre commerciale de station wagon en France s’est réduit tandis qu’elle reste vivace dans d’autres pays voisins. Pour autant, certains constructeurs tirent leur épingle du jeu en proposant des breaks concurrentiels face aux crossovers.

Hybride essence+électrique ou diesel ?

Déjà, quand on décide d’acheter un break, on se coupe de certaines marques qui n’ont plus cette carrosserie au catalogue. Et si on cherche, en plus, un véhicule essence, alors l’offre se réduit encore plus. Oh, moins qu’il y a plusieurs années où on ne trouvait pratiquement que des moteurs Diesel, cependant, il faut faire des compromis.

Avec une motorisation hybride essence+électrique, on combine le meilleur des deux mondes. Le moteur thermique fonctionne à l’essence, avec ses avantages et ses inconvénients. Pour pallier les inconvénients d’un moteur essence, on utilise un moteur électrique. Ce dernier aide le moteur thermique dans les relances, ou quand le moteur thermique n’est pas dans sa plage de fonctionnement idéale.

En outre, on utilise les pertes d’énergies lors des décélérations par exemple pour recharger la batterie qui alimente le moteur électrique. Ainsi, on améliore le rendement et la consommation d’essence baisse. Si on prend par exemple la Ford Mondeo hybride, le moteur thermique et le moteur électriques fonctionnent de concert sans que le conducteur ne fasse quoi que ce soit.

En effet, l’intelligence de la voiture gère tout, toute seule, sans intervention humaine. Ainsi, la motorisation est toujours à son fonctionnement optimal ce qui permet de limiter la consommation à 4,1 l/100 km en cycle mixte combiné. Un chiffre que l’on voit habituellement sur un véhicule avec moteur Diesel. Ainsi, avec les breaks hybrides essence+électrique, on voit que l’on peut avoir le volume de chargement d’un SUV couplé à la sobriété d’un moteur Diesel. Pourquoi se priver ?

Hybride ou hybride rechargeable ?

Dans le monde de l’hybridation, on distingue principalement deux catégories. La première est une hybridation que l’on appelle légère ou MHEV. Elle consiste à avoir une batterie électrique de faible capacité, alimentée uniquement par la régénération au freinage et par le moteur thermique. La deuxième, l’hybridation rechargeable, ou PHEV, consiste en une batterie lithium-ion généralement, de forte capacité, et pouvant être rechargée directement par une prise électrique.

Chacune des deux solutions possède des avantages et des inconvénients. La motorisation MHEV est très pratique puisque l’on ne change pas ses habitudes. Pas de branchement le soir en arrivant chez soi, on fait le plein de carburant et c’est tout. Sa batterie de capacité limitée à quelques kWh ajoute une masse, elle aussi limitée, à la voiture. En revanche, la possibilité de rouler 100% électrique est soit inexistante, soit très courte (quelques kilomètres à peine en ville).

Quant au gain de consommation, il est faible, entre 5 et 10%. Le gros avantage de l’hybridation est de faire baisser les émissions de CO2 homologuées. On baisse donc la plupart du temps le malus écologique tout en ayant un « gros » moteur. On fait baisser la facture. Si on reprend l’exemple de la Ford Mondeo Hybrid break, on dispose de 187 chevaux au lieu de 150 pour la version thermique. Côté émissions de CO2, l’hybride émet 127 g/km WLTP contre 132 pour la version essence seule.

PHEV : allier le VE au VT

Un véhicule hybride rechargeable pourra, en théorie, parcourir une cinquantaine de kilomètres. En effet, il embarque une batterie de 10 à 15 kWh selon les modèles. Par contre, cela impose pour être efficient d’être rechargé sur une prise ou une borne de recharge électrique. Un changement d’habitudes que tout le monde ne peut, ou ne veut, pas faire.

C’est un bon moyen d’allier un véhicule électrique pour le quotidien à une voiture thermique pour les longs trajets. En revanche, le surpoids est réel et handicape la performance lors de ces trajets. Par contre, cela permet de contourner le malus automobile en affichant des émissions homologuées de CO2 en-dessous des 90 g/km.

Ainsi, pour ceux qui ne veulent ni SUV ni moteur Diesel, vous avez une bonne solution avec les breaks hybrides essence+électrique. En plus, ceux-ci conservent une lignée élancée qui continue de plaire à beaucoup de monde.