Accueil Renault Renault – Nissan : le coronavirus, l’arbre qui masque la forêt...

Renault – Nissan : le coronavirus, l’arbre qui masque la forêt ?

283
39
PARTAGER

Les dirigeants de l’Alliance Renault- Nissan tentent de rassurer les marchés sur leurs capacités à faire face à la crise sanitaire – et désormais également économique et financière – engendrée par le coronavirus. Des déclarations qui interviennent alors que moult constructeurs sont confrontés à des problématiques de gestion de trésorerie. Liés à la pandémie …. 

Présentation de plans stratégiques maintenue

Dans un entretien accordé au Wall Street Journal, Jean-Dominique Senard, président du conseil de Renault, et le directeur général de Nissan, Makoto Uchida, ont réaffirmé leur intention de présenter des plans stratégiques à trois ans à mi-mai, et ce, malgré la chute brutale de leurs volumes de ventes.

Si le plan n’est pas bien expliqué et digéré, alors le cours du titre ne va pas remonter et les gens ne croiront pas que Nissan peut se relever”, explique son directeur général dans l’entretien.

Pas de revenus car par de ventes

Jolie récupération du contexte : Jean-Dominique Senard l’affirme : « La situation est assez claire : nous ne dégageons pas de revenus car nous ne vendons pas”.
Ce qui pourrait signifier à demi mots que les problèmes actuels de Renault ne seraient liés qu’au coronavirus. Le Covid-19 aurait-il bon dos pour masquer l’arbre qui cache la forêt de ses difficultés ?

Le coronavirus, prétexte pour justifier de lourdes mesures ?

Face à la propagation du Covid-19 face, Renault et Nissan ont été contraints de fermer une grande partie de leurs sites de production. Ils prévoient désormais de mettre un terme aux activités et aux produits dont la rentabilité n’est pas assurée.

Le Wall Street Journal, citant des sources proches du dossier, affirme que Nissan pourrait fermer des usines en Espagne et que Renault pourrait retirer sa marque de Chine.

Les travaux de recherche et d’ingénierie pourraient être divisés pour éviter les doublons, ajoute le media américain. Qui affirme que les deux  constructeurs prévoient de doubler le nombre de pièces que les deux fabricants partagent pour en porter la proportion à 75-80%.

Renault et Nissan rassurent sur leur trésorerie

Face à la chute de leurs revenus, les deux constructeurs se sont également voulus rassurants sur l’état actuel et le devenir de leur trésorerie.

Renault a ainsi tenu à rappeler qu’il pouvait faire appel à des crédits garantis par l’Etat qu’il n’a pas encore sollicités, et qu’il disposait d’une ligne de crédit de 3,5 milliards d’euros. Nissan peut quant à lui user d’une ligne de crédit représentant environ 12 milliards de dollars.

Le broker JPMorgan a certes abaissé son objectif de cours sur Renault de 30 à 20 euros mais il a maintenu sa recommandation sur la valeur .
“Nous continuons à soutenir notre thèse selon laquelle tous les constructeurs et la plupart des fournisseurs disposent de lignes de crédit et de lignes de secours prêtes pour faire face à la consommation de cash du premier semestre 2020”, indiquent les analystes. Ajoutant que « par conséquent », ils ne voyaient aucune de ces valeurs faire appel à une aide d’Etat exceptionnelle.

Des propos qui vont monter le cours de l’action Renault

Objectif atteint ? L’action Renault grimpait lundi en milieu de matinée, à la Bourse de Paris, après ses déclarations vues comme rassurantes par les investisseurs.

Le titre du groupe automobile français grimpait ainsi de plus de 9 % signant la plus forte hausse du CAC 40. Ce dernier ne progressant parallèlement « que » de 2,7 %. A la Bourse de Tokyo, le titre de Nissan clôturait quant à lui en hausse de 8,21% à 341,4 yens.

Depuis le début de l’année, l’action de Renault a dégringolé de 58% tandis que le titre de Nissan a reculé de 46%.

Notre avis, par leblogauto.com

Un simple entretien suffirait-il à calmer les inquiétudes à long terme, alors que la situation financière de Renault et de Nissan n’était guère brillante avant que n’explose la crise du coronavirus. Pas si sûre …

Sources : Reuters, WSJ

Poster un Commentaire

39 Commentaires sur "Renault – Nissan : le coronavirus, l’arbre qui masque la forêt ?"

Notification de
avatar
Trier par:   plus récent | plus ancien | plus de votes
Tesla
Invité
« Jean-Dominique Senard, président du conseil de Renault, et le directeur général de Nissan, Makoto Uchida, ont réaffirmé leur intention de présenter des plans stratégiques à trois ans à mi-mai, et ce, malgré la chute brutale de leurs volumes de ventes ». Renault-Nissan toujours en mode usine à gaz, ça serait carrément risible s’il n’y avait aucun emploi en jeu dans cette farce. C’est maintenant qu’il faut fusionner, j’ai même envie de dire « c’est maintenant ou jamais ». La situation ne s’arrangera jamais entre Nissan et Renault, sauf si l’un des 2 cède, or d’un point de vue capitalistique, c’est à Nissan de… Lire la suite >>
wizz
Membre

je me demanderai ce que ferait un fond de pension américain possédant 44% de Nissan….

Tesla
Invité

En cas de rébellion, un fond de pension américain (ou n’importe quel autre actionnaire principal étranger) mettrait des dirigeants à sa botte à la tête de Nissan, tout simplement parce que c’est la règle et que c’est ainsi que fonctionne le monde.

Renault lui fonctionne à l’européenne : « gagnant/gagnant », c’est-à-dire « je me tire moi-même une balle dans le pied ».

Jo.
Invité

« fonctionne à l’européenne : « gagnant/gagnant » »
Oui … en ayant donné gratos toutes les technologies, en échange d’un virus.
« Européen » et « idiot utile » ou « chèvre » aussi, etc, sont devenus synonyme.

greg
Invité

Ghosn etait un dirigeant a la botte de Renault pour memoire….

Tesla
Invité

Oui mais après il s’est retourné contre Renault en favorisant Nissan puis Nissan s’est retourné contre lui.
Ghosn a été une erreur de casting, la faiblesse (structurel) de Renault a été de ne pas le débarquer lorsqu’il commençait à partir en vrille (au minimum en 2015, avec les accords RAMA).

SAM
Invité

Ben on lui avait demandé de partir à la retraite…il n’a pas voulu et on connait la suite. Certains vous diront il a prolongé pour son bon bénéfice …

greg
Invité

En quoi aurait-il favorise Nissan plus que Renault? 🙂
J’ aimerais qu’ on m’ explique car je lis souvent cette rengaine, mais uniquement en France et sans reelles explications.

SAM
Invité

@greg. Il était à sa propre botte.

greg
Invité

Je doute que Schweitzer l’ ai nomme a ce poste en 1998 si cela etait le cas.
Je vous invite a relire les articles triomphants pleins de rodomontades de cette epoque, juste temperes par une inquietude sur l’ etat de sante du japonais..

Will
Invité

« c’est ainsi que fonctionne le monde » malheureusement… et encore, tant qu’il y a des ressources. Ensuite c’est la guerre.

SGL
Invité

Sur le plan de la bourse, la situation s’améliore depuis 48 heures.

Jo.
Invité

Hahahahaha

SGL
Invité

…un problème mon garçon ? 😯
Attention, que ce ne soit pas le Covid !

Jo.
Invité

« …un problème mon garçon ? »
oula ta phrase miroir est rigolote :))))
Faut quand même sacrement s’emmerder à toujours spammer les publications de commentaires sans fin ni profondeur disant souvent absolument n’importe quoi, avant d’aller vérifier avant…. https://m.investing.com/equities/renault-advanced-chart ou y a, accessoirement, aucune amélioration de situation, juste du yoyo dérive latérale.
….

SGL
Invité

Mais qu’est-ce qui dit ?
+ 17 % en 48 % ce n’est pas négligeable
C’est un peu mieux que ton livret A 😉

SGL
Invité

Oui, j’ai vendu…hihihi 😉
J’espère que @Jo. Fait de même ?

Invité
Oui enfin, pour ce que vaut la bouse (euh, la bourse), maintenant ! – Une marque annonce le lancement d’un modèle révolutionnaire qui va permettre des embauches -> le cours en bourse chute. – La même marque annonce le licenciement de personnels -> l’action fait une hausse spectaculaire. La bourse c’est la satisfaction de l’actionnaire avant tout, avec très peu de considération de la valeur industrielle et sociale d’une entreprise. Pour le reste, ce qui est décrit ici vaut pour tout le monde, pourquoi se concentrer uniquement sur Renault-Nissan, ce qui laisserait penser que seuls eux sont en difficulté ?… Lire la suite >>
Rikiki
Invité

Je parie qu’on va devoir y mettre de l’argent du contribuable pour sauver Renault. Ça semble plus que probable pour Renault… PSA semble cette fois ci en meilleur posture pour faire face à la crise.

On va sûrement passer une phase de 12mois voir plus ou il va avoir des arrêts partiels d’usines par manque de pièces détachés ou des clusters de Covid19 dans les lignes de montage, ajoutons a ça une plus que probable récession et donc baisse des achats de voitures neuves.. ça promets.

wizz
Membre

il n’y a pas de renflouement comme au temps de la Régie

aujourd’hui, s’il y a de l’argent de l’Etat, c’est sous forme de garanti. L’Etat se porte garant à 90% des prêts que feront les banques envers des entreprises, PME, artisans, etc….

Cela ne coutera aux contribuables que si Renault est en faillite après le prêt, liquidation totale, et est incapable de rembourser le prêt, ce qui n’est pas le cas…

Rikiki
Invité
on a bien vu ce que ça a donné en 2008-2012 suite a ces garanties apportés par l’état a des entreprises en difficulté les taux d’intérêts des dettes d’état ont grimpé de façon exponentielle ( la crise de la dette suite à la crise des subprimes ) car l’état s’est porté garant de entreprises au bord de la faillite du coup les notes de la dette de l’état a baissé et les taux d’intérêt ont augmenté de façon exponentielle – on a donc payé des taux d’intérêt bcp plus cher pour tout l’argent que l’état a emprunté sur les marchés… Lire la suite >>
wizz
Membre
tout à fait rikiki tu as raison de dire que « les taux d’intérêts des dettes d’état ont grimpé de façon exponentielle ( la crise de la dette suite à la crise des subprimes ) car l’état s’est porté garant de entreprises au bord de la faillite » si seulement l’Etat se contentait de porter garant pour des prêts à des entreprises qui n’étaient pas en faillite, ça se serait mieux passé… ….et comme je disais plus haut « Cela ne coutera aux contribuables que si Renault est en faillite après le prêt, liquidation totale, et est incapable de rembourser le prêt, ce… Lire la suite >>
John
Invité
le surlignage en rouge est, comment dire , … insupportable – il va falloir trouver autre chose. Sinon, les interprétations des paroles de dirigeants d’entreprise par Elisabeth Studer sont toujours aussi savoureuses : Quand JD Senard annonce : Zéro vente = Zéro chiffre d’affaire, il ne dit rien à demi mot, ni ne cherche à camoufler quoi que ce soit. Il énonce juste une évidence que beaucoup ont du mal à intégrer : toutes les entreprises ont des charges fixes (dont une part très importante de salaires qui sont toujours versé) et aucun revenus, et que c’est un problème largement… Lire la suite >>
dom
Invité

l’année 2020 va être beaucoup plus dure pour Nissan (USA -Chine ) que pour Renault/Lada/Dacia ou les ventes sont bonnes dans certains pays.

Elisabeth
Invité

tout est dans les mots : Senard n’a pas parlé de Chiffre d’Affaires, mais bien de revenus. La différence est de taille : la rentabilité ! Encore une fois ne pas faire l’amalgame entre revenus et CA, la différence majeure : les couts de production. Et là, justement, cela a une nette importance, car les pbs éventuels de rentabilité de Renault ne sont pas liés au coronavirus. Pbs structurels non conjoncturels.

John
Invité

Mais non, justement
revenus = chiffre d’affaire (c’est la définition)

(faire l’amalgame entre revenu et chiffre d’affaire, c’est normal, puisque c’est pareil !)

ce dont vous parlez, ce sont les bénéfices, ou les profits, qui ne sont pas dans la phrase de JD Senard.

mais c’est une petite manie que vous avez parfois, d’interpréter les paroles de dirigeants avec un prisme déformant (autrement dit, vous entendez ce que vous avez envie d’entendre), qui vous fait parfois oublier les bases de vos connaissances en économie.

Jean
Invité

Je suis comptable et analyste financier, et même roule en renault mais je n’ai rien compris

John
Invité

@ Elisabeth : une réponse ?
Ce serait bien, non, pour éviter de laisser croire que « revenue » (surtout issu d’une traduction d’une interview par un français à un journal US ) pourrait signifier « bénéfice » ?

r12ts
Invité
Et pourquoi PSA serait en meilleure posture? Ils sont déficitaires depuis de nombreuses années et tout à coup ils sont au top? Ils sont surtout purement européens, dans un marché qui tourne entre 0 et 5% du niveau normal des ventes et sans relais en cas de défaillance de l’Europe. Quand à la fusion avec FCA, c’est pas gagné, surtout si Dongfeng ne veut plus vendre ses parts. Donc Renault n’est pas à l’agonie et PSA n’est pas le roi du pétrole. Tout le monde est en difficulté à cause de ce virus et nous serions plutôt inspirés de soutenir… Lire la suite >>
wpDiscuz