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Reportage photo sur l’Exposition Ferrari de Monaco

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Si vous avez la possibilité de passer par Monaco, dépêchez-vous avant le 15 mars pour aller admirer l’exposition Ferrari qui a été inaugurée en décembre dernier.

Située près du Rocher dans le quartier de Fontvieille, la collection privée de SAS le prince de Monaco rassemble une superbe collection de voitures de toutes époques (début XXe, berlines de luxe des années 30, américaines et françaises des années 50-60) ainsi que des bolides du Groupe B et des F1 des années 2000-2010.

L’attraction spéciale actuelle est une exposition d’exception qui rassemble une cinquantaine de Ferrari, sélectionnées soit pour leur rareté, leur importance dans l’histoire de la marque ou encore pour leur palmarès. De très nombreux spécialistes ont contribué à réunir tous ces véhicules exceptionnels. Voici un aperçu non exhaustif de cette « vallée des merveilles » motorisée:

Les F1

On commence avec la 246 F1 de 1958, qui fut la dernière monoplace à moteur avant à gagner un grand prix (Italie 1960) Enzo Ferrari avait beau dire que « ce n’est pas le chariot qui tire le boeuf », le triomphe des Lotus à moteur arrière lui avait fait rendre raison.

On passe ensuite à la 312B2 (1971-72) de Jacky Ickx, qui remporta avec deux courses aux Pays-Bas et en Allemagne. On devine à côté le prototype surnommé « chasse-neige »…

312b2

La 312B3 dite « Spazaneve » n’a jamais couru. Elle se démarquait en effet par sa partie avant assez « spéciale ».

312b3

La 312B4 (1974-75) de Clay Regazzoni, qui marque le début d’une période faste pour la Scuderia, qui décrochera deux titres avec Niki Lauda en 1975 et 1977.

Trois ans séparent au premier plan la F186 (1986) de Stefan Johansson et la fameuse 640 de 1989, dont nous avons récemment parlé dans une rétrospective. On peut apprécier en l’espace de trois ans les progrès réalisés en aérodynamique, entre une F186 assez pataude et la fine 640 avec sa taille de guêpe (notamment au niveau de la prise d’air et des pontons !)

f186-640

La 640 de Nigel Mansell et sa boîte semi-automatique au volant.

640Derrière la 640, une combinaison ayant appartenu à Schumacher.

640

GT-Endurance

La 312 PB : le B fut ajouté par les médias pour ne pas la confondre avec la 312P. Elle décroche le titre mondial 1972 des constructeurs, avant de céder sa place à Alfa Romeo, Ferrari décidant par la suite de se concentrer sur la F1.

Dernier prototype type LMP Ferrari (en réalité conçue par Dallara puis Michelotto), la 333sp est propulsée par un fabuleux V12 dérivé de la F1 641 de 1990.

Elle a connu d’abord la gloire au milieu des années 90 aux États-Unis, avec la fameuse équipe Momo Corse de Gianpiero Moretti, fondateur de l’équipementier Momo, qui remporta les 24 heures de Daytona 1998. La 333 sp a ensuite remporté pas mal de courses en Europe. Son châssis a servi de base pour la F50.Le modèle ici exposé est celui engagé en IMSA par Risi Competizione, avec des pilotes comme Didier Theys et Eric Van de Poele.

 

Passons ensuite à une 512 LM engagée par le NART (North American Racing Team,branche course américaine fondée par l’importateur Ferrari USA Luigi Chinetti) aux 24 heures du Mans 1979.

La mythique 512S Longtail de 1970, immortalisée par le film Le Mans de Steve McQueen. Moteur central arrière V12 5 litres de 640 chevaux.

Un bel alignement de voitures de sport des années 50-60, avec notamment les 250 GT qui se sont illustrées lors du Tour de France automobile.

Modèles de route

LaFerrari aperta, un summum de l’aérodynamisme.

LaFerrari apertaLa Enzo de 2002 qui avait tant défrayé la chronique avec son style décalé

EnzoUne fabuleuse lignée de supercars: F50, F40, 288 GTO, 512BB…L’incontournable 250 GTO, produite à seulement 36 exemplaires, dont un des modèles détient le record de vente aux enchères (70 millions de dollars !) Derrière, une lointaine descendante, la 599 GTO.

Rallye

On oublie souvent que Ferrari a roulé en rallye (pas officiellement), avec la 308 GTB groupe 4 de 1976 (V8 atmosphérique en position centrale de 3 L de 320 cv, châssis tubulaire et carrosserie en polyester pour un poids 1080 kg) développée par Michelotto. Le modèle présenté a remporté la Targa Florio 1982 avec De Antoni-Tognana. Jean-Claude Andruet termine la même année 1er du Tour de France et second du tour de Corse, ce qui constitue le seul podium de Ferrari en WRC (mais peu de monde le sait !).

Images personnelles

Pour finir, en galerie, quelques autres pièces de choix :

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2 Commentaires sur "Reportage photo sur l’Exposition Ferrari de Monaco"

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Lee O Neil
Invité

Merci pour cet article.

On prête effectivement à Enzo Ferrari la phrase « ce n’est pas le chariot qui tire le bœuf » lorsqu’il critiquait la position centrale arrière du moteur.
Mais si c’est vrai, on aurait pu lui rétorquer : dans ce cas, pourquoi vos voitures ne sont-elles pas des tractions ? 😉
Après tout, si le bœuf est devant le chariot, ses pattes le sont aussi 🙂

ART
Invité

Encore un article sérieux ! Merci

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