Accueil F1 Debrief F1: Hongrie 2018: Mercedes grâce à Bottas la muraille

Debrief F1: Hongrie 2018: Mercedes grâce à Bottas la muraille

590
5
PARTAGER

Nouveau weekend de course, nouveau debrief F1 pour cette course hongroise sur le plus célèbre des tourniquets. Dans l’épisode précédent, nous avions laissé une course pleine de rebondissements être gâchée par des décisions radios. Plusieurs questions planaient dans l’air ambiant. Red Bull allait-il se rapprocher sur un circuit convenant mieux aux qualités de leur monoplace. Les Mercedes rencontreront elles des difficultés? Quelle importance revêtira cette course au championnat pilotes et constructeurs?

Dans le fond, nous avons assisté à une course dynamique, après des qualifications surprenantes ou la première ligne était parée d’argent, une surprise pour bien d’observateurs. Ferrari étant attendu comme l’équipe à battre, Red Bull l’outsider décevant (encore la faute du PU Renault?). Mais encore une fois, le résultat offert est à nouveau biaisé par des consignes.

Une victoire signée du sacrifice de Bottas

Il n’y a pas d’autre mots, l’édition d’un mur nommé Bottas est la première raison de la victoire d’Hamilton. Ce dernier a eu tout le loisir d’avoir un matelas géré par le rythme ridiculement fluctuant de Bottas. Il n’y a qu’à voir le temps perdu par ce dernier lors du premier VSC. Puis par la suite pour retenir les deux Ferrari. A la fin cela causera sa perte, il tenait tellement à tenir sa position qu’il se retrouve fautif des deux accrochages en fin de course.

Un proverbe hongrois dit « Qui se contente du peu ne mérite pas le plus », si Bottas accepte de plus en plus ce genre de situation rocambolesque, il ne risque pas de provoquer la chance qui lui échappe littéralement depuis le début de saison. Surtout lorsque l’on constate le niveau de performance qu’il a proposé à certains moments (lors du premier arrêt de Kimi, puis celui de Seb), il était le plus rapide en piste! Tu mériteras uniquement la dénomination de lieutenant que Toto Wolff t’as donné. Révolte toi bon sang!!

C’est triste, mais ce stratagème enlève toute la gloire de la victoire d’Hamilton. Cette domination n’est qu’un leurre, et on nous a privé de bataille en piste!

Les arrêts, ça se travaille!

Après avoir loupé le coche en qualifications, il fallait faire preuve d’ingéniosité pour prétendre à la victoire. Ce fut le cas, le choix de deux stratégies différentes (Vettel en soft, Raikkonen en UltraSoft) menant un stratégie agressive pour le finlandais sans eau avec une course à deux arrêts, et une stratégie décalée pour l’allemand   une fin de course en UltraSoft. Tout semblait réuni pour bousculer la hiérarchie.

Finalement, ils se seront sabordés, en ratant deux des trois arrêts, un raté lourd de conséquence, vu les difficultés à passer Bottas la muraille en piste.

C’est encore des points de perdus dans les deux championnats. La Hongie a une nouvelle fois abandonné le rouge au sommet de la hiérarchie.

Red Bull, trop occupé à pleurer

Certes, une nouvelle déconvenue pour le taureau qui voit de plus en  plus rouge. Des qualifications ratées, un abandon précoce pour Verstappen après un départ canon qui lui donnait des ailes. (le Red Bull dans sa monoplace ne faisait-il plus effet?), non, je le reconnais, je suis dans l’erreur, c’est le méchant motoriste tout nul, qui donne un moteur capable de gagner trois courses cette saison.

Ricciardo, lui a vu le drapeau à damier, après une course pleine de rebondissements. Un contact au premier virage, qui le mène au seizième rang, un remontée telle une équipe espagnole de football bien connue. Du panache comme Daniel « tout sourire » sait nous en offrir. D’ailleurs, il a pris le parti de passer Bottas malgré la quasi certitude d’une pénalité après leur premier contact. Inspire t’en Valtteri!

Les belles surprises Toro Rosso et Mclaren

Gasly a une nouvelle fois fait preuve d’une maitrise tout au long de la course, P6, de gros points dans la besace, le taureau d’argent a gagné une bataille dans sa lutte avec Sauber. Grosse performance du français. Son équipier Hartley n’a pas réussi à convertir les bonnes qualifications et finit aux portes points, c’est décevant, mais il y a du mieux, son chat noir semble le laisser tranquille.

Mclaren a réussi un superbe coup stratégique. Les deux monoplaces marchaient très bien, très proche l’une de l’autre. Bien sur l’idylle d’une double arrivée dans les points s’est envolée lorsque la boite de vitesse de Vandoorne l’a abandonnée. Décidément l’alignement des planètes n’était pas pour ce weekend. Espérons qu’il en aura l’occasion après les vacances.

Bataille Renault/ Haas, avantage Haas

En plaçant les deux monoplaces dans les points, Haas grapille quelques points sur son concurrent direct. Grosjean a certes été mis à mal par la stratégie Mclaren, mais il signe un top 10, c’est le plus important. Ce petit dépassement plein de filouterie sur Alonso…  Magnussen a montré une nouvelle fois sa régularité (mention spéciale à son duel avec Ricciardo, belle résistance, super propre, belle bagarre)

Pour Renault, la stratégie m’a laissé perplexe, départ en Soft, utilisation des Mediums. Craignait-on tant que cela la dégradation des pneumatiques? Ils ont reculé dans la hiérarchie, Sainz convainquant P5 en qualif, ne prend que la neuvième place. Le géant vert lui est hors des points.

Les mauvais points

Dans la rubrique des mauvais points il y a plusieurs équipes à blâmer

Pour Force India, décidément ce n’était pas le bon weekend, équipe placée sous administration judiciaire, une double élimination en Q1, une arrivée bien loin des points, peu de rythme. L’horizon est bien plus sombre que la couleur rose des voitures laisse suggérer.

Sauber est passé à coté de sa course, Leclerc contraint à l’abandon après une mauvaise digestion d’un sandwich au départ. Quant à Ericsson, malgré une Q2 intéressante, il n’a jamais été en mesure d’avoir le rythme pour jouer quoi que ce soit.

Williams,… Cette équipe apparait uniquement dans cette catégorie. La gueule de bois ne s’arrête pas, c’est vraiment la pire saison de leur histoire (overdose de Martini?)

Pour résumer, Mercedes (encore eux…) nous a privé d’une bataille pour la victoire. Bottas est l’artisan du succès Mercedes. Ferrari n’a pas réussi à appliquer sa stratégie parfaitement. Malgré le double podium, c’est décevant. La remontée de Ricciardo nous a offert notre lot de dépassements et de batailles en piste.

Ce sera tout pour aujourd’hui, votre humble serviteur prendra quelques vacances (méritées?) et reviendra frais pour l’un des plus beaux circuits de l’année, fin aout en Belgique, pour le GP de Spa. Qui sera devant? Mercedes ou Ferrari? Bottas restera-t-il cantonné à un rôle secondaire? Il va falloir être patient!

Poster un Commentaire

5 Commentaires sur "Debrief F1: Hongrie 2018: Mercedes grâce à Bottas la muraille"

Notification de
avatar
Trier par:   plus récent | plus ancien | plus de votes
johnconnor94
Invité

la ligne directe entre mercedes et la commission de course a encore bien fonctionné

Thibaut Emme
Admin
Concernant Red Bull, Renault a amené depuis un paquet de GP un nouveau MGU-K qui supporte bien mieux les fortes chaleurs, élimine certaines failles de fiabilité et amène un peu plus de puissance. Red Bull refuse de le monter dans la voiture…Visiblement cela obligerait à revoir une partie de l’intégration et leur ferait perdre un pouïème d’aéro…. Au lieu de cela, ils préfèrent utiliser un MGU-K qui a prouvé ses failles. En outre, ils utilisent un carburant et des lubrifiants différents de ceux pour lesquels le moteur est développé. Bref, s’en prendre à son motoriste quand on ne suit pas… Lire la suite >>
Rowhider
Invité
Après faut noter que McLaren à l’instar de Redbull disposent eux-aussi de leurs propre carburant et lubrifiants. J’imagine que les accords de sponsoring rendent incompatibles certaines alliances. On peut en effet se poser la question des choix que peuvent faire Redbull et leur fournisseur de fluides quant à la fiabilité. Je me suis toujours beaucoup étonné du grand nombre de défaillances côté Redbull vis à vis de Renault au cours des dernières années. On est quasiment à 2 pour 1. En substance Redbull ont conçu une voiture qui ne respecte pas les requis de refroidissement du moteur, pour optimiser les… Lire la suite >>
wizz
Membre

pas tout à fait
McLaren et Renault utilisent les même huile et carburant, BP-Castrol.
http://f1i.auto-moto.com/infos/red-bull-desservie-par-son-carburant/

Thibaut Emme
Admin
McLaren était avec Esso pendant des années. Esso a préféré partir chez RedBull. McLaren a désormais BP Castrol comme Renault. https://www.leblogauto.com/2017/02/f1-mclaren-bpcastrol-sallient.html Renault développe son PU avec les lubrifiants et carburants BP+Castrol. Puis, une fois son développement fait, consent à passer le PU avec le carburant et lubrifiant Esso sur son banc pour Red Bull. La spécification du MGU-K utilisée par McLaren et Renault ne donne pas plus de puissance brute, mais en fait…Si 🙂 Car avec la meilleure gestion du refroidissement, cela permet de « cultiver » plus d’électricité et d’en rendre plus aussi. En bout de ligne droite, c’est important. Chez… Lire la suite >>
wpDiscuz