Accueil Formula Nippon Lionel Regal (1975-2010): le roi de la montagne n’est plus

Lionel Regal (1975-2010): le roi de la montagne n’est plus

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Lionel Regal a été victime de sa passion. Le multiple champion de course de cote s’est tué lors de la première manche de la course de Saint-Ursanne Les Rangiers, en Suisse. Il devait y disputer une manche du championnat Européen.

Le destin est dur avec les Regal. Marc, son père, a été le premier pilote à imposer une F3000 en championnat de France de course de cote. Il devait raccrocher son casque à la fin de la saison 1997. Mais à Tarbes-Osmet, peu avant la fin du championnat, il se tue.

La même année, Lionel est champion de France en deuxième division. En 1998, courageusement, il « monte » en première division, dans les pas de son père. Puis la Lola F3000 (ci-dessous), laissa place à une Reynard F3000, puis à une Reynard Formula Nippon.

On peut évoquer son palmarès: plus jeune vainqueur d’une manche de championnat de France (1998), quintuple champion de France (2005-2006-2007-2008-2009) et une fois champion d’Europe (2008.) Il a également tâté avec succès de la FR 2.0, de la Formule France et du Trophée Andros.

Sur les cotes Françaises, il était quasiment invincible. Et s’il n’a remporté qu’une seule couronne Européenne, c’est parce qu’il manquait de temps et de budgets pour affronter les deux championnats.

Il avait sa propre structure, l’équipe Regal, avec son fidèle bras droit, « Garenne ».

Personnellement, j’ai travaillé pendant un an à ses côtés, chez un constructeur Allemand. Lionel était quelqu’un d’extrêmement modeste et gentil. Si vous ne le connaissiez pas, vous l’auriez pris pour n’importe quel employé du constructeur (alors que les autres pilotes avaient un égo surdimensionné.) Il avait son franc-parler, mais il ne parlait quasiment jamais de lui-même. Et lorsqu’un client demandait un baptême de circuit, il était disponible. Je ne l’ai jamais vu jouant les divas.

Des exemples? Une fois, on évoquait ensemble les grands pilotes dont le père a lui-même piloté. On a ainsi listé Andretti, Bourdais, Button, Hill, Sarrazin, Villeneuve, Wurz et des dizaines d’autres et à aucun moment, il n’a parlé de son propre cas. Lorsqu’il a remporté son premier titre, je lui ai dit qu’il rejoignait Tarrès et Mieusset parmi les « grands » de la cote et il m’a répondu qu’il était très, très loin d’eux.

Nos chemins se sont ensuite séparés, mais à chaque fois que je lui envoyais un courriel, il me répondait dans la foulée.

C’était un passionné, qui regardait des vidéos de courses à longueur de journées, par plaisir. Il m’avait invité à venir le voir « en course », comme d’autres vous proposent de passer chez eux boire un verre.

Il était aussi disponible vis-à-vis du public et il avait de nombreux fans.

On va être nombreux à te regretter, Lio…

A lire également:
Interview Lionel Regal: 1, bilan de la saison
Interview Lionel Regal: 2, courses de côte et médias
Interview Lionel Regal: 3. passé, présent et futur

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