Brève rencontre: Renault Fuego
Ce qu’il y a de bien, avec la Fuego, c’est que je peux faire plein de jeux de mots niveau blagues Carambar! Par exemple, “la Fuego a fait long feu”, “elle n’a pas mis le feu”, “c’était une idée fumeuse”, etc. Sinon, je peux vous conter son historique. Le choix est vite fait, hein?
Avec tous les projets avortés de coupés de Renault, on pourrait remplir un hangar. Le premier produit en série depuis l’après-guerre fut la 15/17, qui obtint un succès correcte.
Au milieu des années 70, Renault débauche Robert Opron (ex-Citroën), en fait son patron du design et lui demande de travailler sur un nouveau coupé. Opron voulait une voiture futuriste, motorisée par un V6 PRV.
La Fuego, sur base R18, débarque au salon de Genève 1980. Bien qu’édulcoré par rapport aux premiers dessins, il reste intéressant avec sa bande noire mate ou sa bulle de vitre arrière. Renault voulait un coupé “populaire”. Du coup, sous le capot, un 1,4l 64ch (évitez les cotes), un 1,6l 96ch et un 2l 115ch (en 1981.)
Les débuts sont honnêtes, sans plus, avec 75 000 unités. Les coupés ne sont plus à la mode en 1980 et la Fuego manque d’atouts pour convertir les GTIstes. Il y avait évidemment le manque d’image et de moteur (d’autant plus que chez Renault, le sport est l’apanage d’Alpine.) Même les fans hardcore reconnaissent que la qualité de fabrication était déplorable et l’ergonomie douteuse.
En 1983, Renault propose une version turbo-diesel 2,1l 88ch. Dix ans plus tard, VW installait des TDI sur tous ses modèles et l’on criait au génie. Mais en 1983, le mazout garde une image utilitaire. D’autant plus que les 88 chevaux sont davantage des chevaux de traits que des pur-sangs…
Toujours en 1983, la Fuego s’offre un léger lifting.
L’année suivante, elle reçoit enfin une mécanique digne de ce nom: un 1,6l Turbo (essence) de 132ch, avec la présentation qu’il faut. Hélas, elle fut tellement confidentielle que beaucoup ne la connaissent pas et même le garagiste Renault risque de vous dire: “Une Fuego Turbo? Ca n’existe pas! On t’a vendu une Fuego avec un moteur de R5 Alpine, hein?”
La Fuego tente également sa chance aux Etats-Unis, c’est la Fuego GTA, son 2,2l 91ch et sa face avant aux normes US.

Malgré tout, la sauce ne prend pas. En 1984, il ne s’est vendu que 5100 Fuego. Dés 1985, elle prend sa retraite, sans descendance jusqu’à ce jour (hors Avantime, 3e et dernier coupé de Renault.) Nul doute qu’avec de vraies mécaniques dés 1980 et une meilleure qualité de fabrication, elle aurait pu être un succès.
De l’autre côté des Pyrennées, elle restera sur les chaînes deux ans de plus. Mais en Argentine, après un deuxième lifting, elle sera au catalogue jusqu’en 1992!

























23 commentaires »
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1
Ah cette Fuego… entre nous, c’est une légende! Justement parce qu’elle trainera toujours son côté ringarde au possible, ou de coupé “populaire”, voiture collant au profil “bOf atitude” que cette auto est tout juste une icône. Je ne l’achèterai jamais, mais avec le recul, on pourrait presque lui trouver de la sympathie.
20 avril 2007 à 21:232
“Opron voulait une voiture futuriste, motorisée par un V6 PRV.”
20 avril 2007 à 21:36Non mais quel drole d’idée, ça ne marchera jamais.
3
cette Fuego ,elle avait quelque chose d’originale avec sa glace arriere,et puis elle faisait plus moderne que les R15etR17,mais je lui preferé la Matra Bagheera,bien plus originale encore avec ces trois places de front,ces phares escamotables et sont moteur en position centrale arriere.
20 avril 2007 à 21:424
La Fuego est tout simplement à l’automobile ce que la moustache est au poil, le poney au pur-sang! Plus qu’une simple voiture, c’est un concept qui dépasse de loin ses concepteurs. Longue vie au Fuegos, et à leurs cousines les 18GTL, 25 Dx et aussi Bx TRD
20 avril 2007 à 21:425
je crois que les derniers modeles ont ete fabriqué en Argentine il y avait meme une sorte de championnat(une coupe Fuego) en Argentine
20 avril 2007 à 21:446
La Fuego était tout simplement trop en avance sur son temps…
De plus l’ensemble des ses moteurs et sa finition approximative ne l’ont pas aidé à percer…
Dommage, pour moi elle reste quand même une icône de l’industrie automobile française.
20 avril 2007 à 22:127
Cette voiture est un mélange d’un certain avant-gardisme et d’une certaine ringardise (à mi-chemin entre la R14 et la R25 ph1…), c’était mon opinion d’adolescent à l’époque. Mais depuis qu’elle est devenu “voiture de collection de prestige”
dans le film “Mais qui a tué Pamela Rose ?”, elle a côté culte assez drôle ! Les 15/17 (surtout la 17) avaient plus de sex appeal quand même…
20 avril 2007 à 22:448
La Fuego Turbo n’était pas ridicule ; quand à la version compétition (Haran, De Thoisy et… trou de mémoire), elle a réussi une honnête carrière sur circuit en championnat Production ; qui s’en souvient encore…
20 avril 2007 à 22:559
Dans un épisode de K2000 (celui où bonnie se fait laver le cerveau), on voit une fuego venir au secours de michael…
Ca m’a surpris de voir cette voiture dans cette série.. on a de la chance que kitt soit une transam avec un peu de malchance cela aurait été une fuego lol
21 avril 2007 à 7:1010
Oui quel épisode !!!
C’est une voiture qui avait de l’avance sur son temps
Dommage qu’elle n’ait pas marché ! il n’en reste qu’environ 1000 en circulation en France .
Chiffres :
21 avril 2007 à 8:35http://tout-pour-auto.blogspot.com
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