par Thibaut Emme

Les 24H de Rouen interdites : à quand les courses automobiles ?

La ville de Rouen a décidé de ne plus autoriser les 24 heures motonautiques sur fond de crises climatique, économique, ou autres. A se demander quand ces interdictions tomberont pour les courses auto et même, après tout, les loisirs.

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Les 24 Heures motonautiques de Rouen sont aux bateaux de vitesse ce que les 24 heures du Mans sont à la voiture : un mythe. Sous l'égide de l'Union internationale motonautique (UIM) et de la Fédération française motonautique (FFM), elles sont certes plus récentes puisqu'elles ont été créées en 1963. C'est un événement international qui attire du monde à Rouen pour le weekend de la Pentecôte (depuis 2012).

Cependant, depuis quelques années, l'épreuve est montrée du doigt. Après le covid et la mise en difficulté financière qui ont amené à l'annulation de 3 épreuves consécutives, voilà que la mairie de Rouen a décidé de ne plus autoriser la course sur la Seine !

Etre exemplaire...

Officiellement la municipalité a pris cette décision à cause "d'une grave crise de l’énergie". 'Nous devons être exemplaires' ajoute-t-on. Ils osent même prendre en exemple Vettel qui a décidé de raccrocher le casque tiraillé entre sa passion pour la course et ses considérations environnementales. Ainsi, la coalition PS+écologistes qui dirige la mairie de Rouen ne donnera plus son autorisation au Rouen Yacht Club, et ce malgré les retombées économiques indéniables pour Rouen et ses commerçants. Espérons que les 24 heures sauront trouver un autre port d'attache qui ne fera pas de cette course un exemple.

Avec cette décision, on peut se demander si d'autres municipalités ne vont pas suivre, sur d'autres épreuves. Après tout, pourquoi Le Mans continuerait d'accueillir une épreuve d'endurance automobile ? Pourquoi Angoulême continuerait d'accueillir en son sein le circuit des Remparts et les vieilles mamies ? Il est à craindre que d'autres épreuves perdent leur agrément et doivent s'arrêter ou déménager. On peut penser au Grand Prix de Pau, ou même les circuits comme Albi (déjà dans le collimateur des autorités).

Allons plus loin. Après tout, un circuit de loisir c'est superfétatoire en ces temps de "crises multiples". Les rallyes historiques pourraient aussi passer sous les fourches caudines de ces nouveaux résistants. Certains "zozos activistes" ont bien décidé de manifester durant le GP de Silverstone, ou pendant le Tour de France vélo.

Trouver d'autres événements "plus climate-friendly"

Rouen estime que l'économie locale (les commerçants, les hôtels, campings, etc.) peuvent se passer de la clientèle des 24 heures Motonautiques. Pour cela, Rouen compte sur d'autres manifestations plus acceptables (pour le moment) comme la Grande Armada, les fêtes de Jeanne D'Arc, etc. Déjà, on peut douter que cela compensera le manque à gagner. Mais, surtout, il y a fort à parier que dans quelques années ces événements seront aussi montrés du doigt car ils drainent un public qui prend sa voiture (baaaaaah) pour venir.

La ville de Rouen va-t-elle interdire la navigation de plaisance ? Après tout, cela a un coût environnemental tout en étant totalement inutile, non ? La décision de Rouen va décevoir pas mal de monde du coin, sans doute plein parmi des familles touchées par la crise économique inflationniste et qui trouvaient quand même là un moyen de s'aérer l'esprit.

La municipalité aurait pu pousser pour des 24 heures plus sobres, plus "écolos", mais elle a préféré l'interdit.

Via 76Actu.

Pour résumer

La ville de Rouen interdit les 24 heures motonautique sur fond de "bien-pensance" écologico-économique. On peut se demander quelle sera la prochaine épreuve, sans doute automobile ou moto, qui sera interdite au nom d'une pseudo-sobriété environnementale. Les loisirs seront bientôt montrés du doigt, soyez-en sûrs.

Thibaut Emme
Rédacteur
Thibaut Emme

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