Alfa Romeo va-t-il devoir changer de logo ?
par Thibaut Emme

Alfa Romeo va-t-il devoir changer de logo ?

Parmi les marques italiennes de la galaxie Stellantis, il y en a une qui a un logo chargé d'histoire et d'Italie. C'est Alfa Romeo. On peut se demander si le Gouvernement italien, caché derrière une loi, ne pourrait pas obliger Alfa Romeo à changer son logo.

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Les bisbilles entre Stellantis et le gouvernement de Giorgia Meloni ressemblent à des chamailleries de cours de maternelle. Après l'Alfa Romeo Milano qui devient Junior, la saisie douanière de dizaines de Fiat Topolino avec un drapeau italien (car faites au Maroc), ou encore la Fiat 600 qui perd son drapeau italien, on se demande jusqu'où cela pourrait aller.

Le logo Alfa Romeo est historiquement lié à Milan. Si depuis 1972 il n'y a plus marqué explicitement "MILANO" sur le pourtour, il reste encore fortement inspiré par l'Histoire avec un grand H puisque d'un côté il arbore un blason blanc ou argent, superposé d'une croix rouge, partie des armes de la ville de Milan, et de l'autre, le "Biscione" (ou la Vouivre par chez nous), emblème de la Maison Visconti dont l'un des membres aurait tué un énorme serpent qui terrorisait les Milanais (le Biscione est en train d'avaler un humain NDLA).

Désormais loin de Milan

Depuis le début du 20e siècle, les Alfa Romeo arborent donc deux emblèmes de la ville de Milan. Pour autant, les affres du capitalisme pragmatique et économique ont fait que les Alfa Romeo ne sont plus fabriquées en banlieue de Milan et Arèse n'a plus qu'un musée à la gloire passée de la région. Le centre de style est à Turin, et la production vers Naples ou ailleurs, voire à l'étranger. La Giulia et le Stelvio sont assemblés à Cassino, le Junior à Tichy en Pologne, et le Tonale à Pomigliano d'Arco (banlieue de Naples).

Si la plupart des modèles sont donc "Italiens", ils n'ont rien de Milanais. Poussant la logique jusqu'au bout, le Gouvernement pourrait donc très bien exiger que le logo change. Cela pourrait induire le consommateur en erreur allons ! Il pourrait croire qu'Alfa Romeo est Milanais alors qu'il ne l'est plus.

C'est évidemment une projection imaginée qui montre l'absurdité de la guéguerre que se mènent le gouvernement italien et Stellantis. Bien entendu, le but pour le gouvernement est de montrer du doigt le vilain entrepreneur italien (les Agnelli/Elkann) qui n'est plus patriote et délocalise encore et encore la production hors d'Italie.

Quant à Abarth, le logo a un drapeau italien, mais aussi le jaune de Merano et le rouge des voitures de course italiennes. Mais les voitures au scorpion sont encore produites en Italie donc cela devrait passer pour cette fois.

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Pour résumer

Et si en poussant son raisonnement le gouvernement italien interdisait à Alfa Romeo d'utiliser les armoiries de la ville de Milan, ainsi que le Biscione des Visconti ?

Après tout, Alfa Romeo n'a plus grand chose de Milanais de nos jours. Cela pourrait induire le consommateur en erreur, non ?

Thibaut Emme
Rédacteur
Thibaut Emme

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