par Thibaut Emme

Sécurité Routière 2019 : 3 239 morts en métropole

Le Ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a annoncé que le nombre de morts sur les routes de France métropolitaine s'établit à 3 239, en léger recul pour un niveau "historiquement bas".

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Par rapport à 2018, la variation est de 8 décès en moins, soit 0,3% de baisse. Autant dire que c'est stable. « Ces chiffres sont historiques, mais ils sont le résultat d'une politique volontariste », a déclaré Christophe Castaner, lors d'une courte allocution à Janvry (Essonne).

Tous les autres indicateurs sont aussi orientés à la baisse. Le nombre d’accidents corporels diminue de 1,1 % tandis que le nombre de personnes blessées baisse de 0,6 %.

Il faudra attendre le bilan complet de la Sécurité Routière (qui arrive souvent fin mai NDLA) pour comprendre réellement l'évolution tant en termes de véhicules ou personnes impliqués, causes des accidents, etc. Premier indicateur, 11 personnes sont mortes dans un accident de trottinette électrique... C'est la première année où ces accidents sont comptabilisés.

Quid du trafic global ?

Difficile de savoir exactement si les 3 239 décès dans un accident en Métropole est une année historique ou non. En effet, sans le trafic routier global (chiffre très difficile à obtenir) on ne peut pas avoir le nombre de décès rapporté à ce trafic. De plus, la pénétration des freinages d'urgence automatiques, des régulateurs adaptatifs, mais aussi de l'ESP (plus ancien) et des nouveaux châssis dans le parc roulant, améliore constamment le bilan.

Cela n'empêche pas le Ministre de déclarer : "336 vies ont été sauvées grâce à la mesure du 80 km/h", sans pour autant indiquer comment ce calcul est réalisé. Et de mettre en garde les dirigeants de département qui voudraient repasser au 90 km/h de bien mesurer la portée de leurs actes.

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Il devient difficile de comprendre la "politique volontariste" du Gouvernement. Après avoir imposé le 80 km/h sans discernement, il est désormais possible de repasser au 90 km/h par décision des Départements. Oui, mais sous des conditions plutôt draconiennes : segment de départementales d'au moins 10 km, séparateur central, pas de hameau traversé, pas d'intersections ou d'arrêts de transport en commun.

Côté contrôle et sanction, les radars dégradés durant l'année 2018 ont été remplacés par des modèles plus récents et plus "performants". Mais, souvent dégradés eux-aussi, ils peinent à être remplacés. Pourtant, ces dégradations devaient engendrer le chaos sur la route... Le gouvernement avait indiqué vouloir en installer encore plus, avec certaines cabines "leurres" (sans le radar dedans NDLA). Pour le moment, cette politique semble à l'arrêt.

Ce qu'il semble manquer surtout dans la "politique volontariste", c'est l'aménagement systématique des "points noirs". Il y a bien l'AFITF (agence de financement des infrastructures de transport de France) et des "programmes" de financement issus des amendes perçues, mais chaque aménagement coûte très cher et prend du temps. Une politique volontariste pourrait être d'abonder plus le budget de l'AFITF.

Pour résumer

Le Ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a annoncé que le nombre de morts sur les routes de France métropolitaine s'établit à 3 239, en léger recul pour un niveau "historiquement bas".

Thibaut Emme
Rédacteur
Thibaut Emme

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