par Elisabeth Studer

Pétrole russe : un plafond créerait déficit et hausse des prix selon Moscou

Alors que les pays membres du G7 se sont engagés cette semaine à plafonner le prix du pétrole russe, la réponse de Vladimir Poutine ne s’est pas fait attendre.
Moscou a ainsi mis en garde jeudi les pays occidentaux sur les conséquences que de telles mesures engendreraient selon lui. Selon lui, la mise en place d’un tel mécanisme provoquerait un "déficit" qui entraînerait une flambée des prix pour les consommateurs européens. Sous-entendu : et des mouvements sociaux ….

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Plafonner le prix du pétrole russe entraînerait déficit et hausse des prix selon Moscou

Une telle mesure "ne peut que mener à un déséquilibre du marché, à un déficit de ressources énergétiques sur le marché, ce qui, en retour, entraînera une hausse des prix" que devront "payer les consommateurs européens", a ainsi déclaré le vice-Premier ministre russe chargé de l'Energie Alexandre Novak, lors d'un entretien avec la chaîne de télévision russe Rossiia-24.

Les pays membres du G7 s’accordent sur le principe d’un plafonnement du prix du pétrole russe

Lors d’un sommet des pays membres du G7 qui s’est tenu cette semaine, les dirigeants se sont engagés à développer un "mécanisme" pour plafonner le prix du pétrole russe au niveau mondial. Objectif : priver de Moscou d’une part importante de sa manne pétrolière, tentant ainsi d’éviter que la Russie ne l’utilise pour financer la guerre qu’elle mène contre l’Ukraine.

Difficile de se passer du pétrole russe

"Des risques » d’une perte de revenus pétroliers pour la Russie « existent bien évidemment" a déclaré pour sa part le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, aux agences de presse russes.

Soulignant toutefois qu’il n’y avait « pas de grand excès de pétrole sur le marché » et qu’il s’agissait d’un « produit nécessaire » dont le besoin « ne va qu'augmenter". Il est vrai que que si les pays européens s'efforcent depuis l’invasion de l'Ukraine par la Russie de réduire leur propre consommation d'hydrocarbures russes, les exportations de Moscou se sont en parallèle renforcées vers l'Asie. Quitte à ce que le brut de Russie revienne en Europe sous la forme d’un carburant raffiné, et avec un prix intégrant les importantes marges opérées par le secteur de raffinage.

La production pétrolière de la Russie retrouve quasiment le niveau d’avant conflit

C’est dans un tel contexte, que Alexandre Novak a indiqué jeudi que la production pétrolière de la Russie avait pratiquement retrouvé son niveau d’ avant le début de l'offensive en Ukraine, à quelque 9,9 millions de barils par jour.

"Notre production s'est remise de la chute de mars et avril. En juin, nous avons presque atteint le niveau de février", a-t-il déclaré, ajoutant que Moscou allait s'efforcer de l'augmenter encore pour remplir les quotas de production fixés à la Russie par l'Opep+. "Le rôle de la Russie dans la mise en oeuvre de l'accord (annoncé par l'Opep+ jeudi) sera l'un des plus cruciaux", a-t-il affirmé.

Sources : AFP

 

Pour résumer

Alors que les pays membres du G7 se sont engagés cette semaine à plafonner le prix du pétrole russe, la réponse de Vladimir Poutine ne s’est pas fait attendre.
Moscou a ainsi mis en garde jeudi les pays occidentaux sur les conséquences que de telles mesures engendreraient selon lui. Selon lui, la mise en place d’un tel mécanisme provoquerait un "déficit" qui entraînerait une flambée des prix pour les consommateurs européens. Sous-entendu : et des mouvements sociaux ….

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