par Elisabeth Studer

Objectifs CO2 2035 : l'industrie auto exhorte l’UE à réunir les conditions

Suite à l'accord européen établi cette semaine entre les représentants de la Commission européenne, du Parlement et du Conseil sur les objectifs de CO2 pour voitures et camionnettes, l'Association des constructeurs européens d'automobiles (ACEA) exhorte les décideurs politiques européens à passer à la vitesse supérieure pour déployer les conditions propices à une mobilité zéro émission. Sous-entendu : développer les infrastructures de recharge permettant de répondre aux besoins et disposer de ressources nécessaires pour pouvoir produire les batteries des véhicules ou les alimenter.

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Accord historique pour la fin du thermique neuf en 2035

L'accord entre les représentants de la Commission européenne, du Parlement et du Conseil verra les émissions de CO2 des voitures et des camionnettes - neuves - réduites de 100 % d'ici 2035, interdisant de fait la vente de véhicules neufs à moteur à combustion interne « traditionnels ».

"Cette décision extrêmement ambitieuse est sans précédent", a déclaré Oliver Zipse, président de l'ACEA et DG de BMW. Ajoutant : »Cela signifie que l'Union européenne sera désormais la première et la seule région du monde à passer au tout électrique."

L’industrie automobile exhorte l’UE à agir sur les prérequis indispensables

« Ne vous y trompez pas, l'industrie automobile européenne est prête à relever le défi de fournir ces voitures et camionnettes à zéro émission », a déclaré M. Zipse. « Cependant, nous souhaitons à présent voir les conditions-cadres essentielles pour atteindre cet objectif reflétées dans les politiques de l'UE. Il s'agit notamment d'une abondance d'énergies renouvelables, d'un réseau d'infrastructures de recharge privé et public homogène et d'un accès aux matières premières » a-t-il déclaré.

Travailler ensemble pour relever défis sociaux et industriels

Les constructeurs automobiles sont prêts à collaborer avec les décideurs politiques de l'UE pour relever les défis sociaux et industriels importants que cette transformation entraîne.

"Nous devons maintenant travailler ensemble sur des politiques qui garantissent l'accès aux matières premières nécessaires à l'e-mobilité, rendent les voitures électriques abordables pour les produits de masse, atténuent les conséquences négatives sur l'emploi et permettent aux citoyens européens de recharger leur véhicule électrique rapidement et facilement", a déclaré quant à elle la Directrice générale de l'ACEA, Sigrid de Vries.

L’UE doit mettre en place une politique industrielle globale

Selon elle, dans le cadre d'une politique industrielle globale, l'Europe doit mettre en place des chaînes d'approvisionnement adéquates, en particulier pour des pièces critiques telles que les batteries et les matières premières. Dans le cas contraire, prévient-elle, les constructeurs automobiles de l'UE seront nettement désavantagés par rapport à leurs homologues d'autres régions, en particulier compte tenu de la flambée des prix de l'énergie.

Demande d’une révision intermédiaire solide et significative de la réglementation CO2

Les membres de l'ACEA demandent également qu’une révision intermédiaire « solide et significative » de la réglementation sur le CO2 soit élaborée. Cela sera essentiel pour évaluer si des progrès suffisants ont été réalisés dans le développement du marché, le déploiement des infrastructures, la disponibilité des matières premières et leur accessibilité soulignent-ils.

Des prérequis d’une importance cruciale sous peine de contraindre les constructeurs à produire des véhicules qui ne pourront pas trouver d’acheteurs, faute d’infrastructures de recharge suffisantes et/ou de prix prohibitifs.

Tarifs des VE : bientôt un obstacle majeur ?

En effet, poursuit l’ACEA, le caractère abordable des tarifs de vente pratiqués risque de devenir un obstacle de plus en plus important, avec une inflation en hausse et le prix des batteries augmentant pour la première fois depuis plus d'une décennie.

Une ouverture technologique « essentielle »

Dans ce contexte, l'ACEA note que l'accord final inclut des références au rôle futur possible des carburants renouvelables dans le secteur des transports.

La Directrice générale estime à ce propos « que l'ouverture technologique reste essentielle pour conserver l'agilité nécessaire pour répondre aux différents besoins et s'adapter aux circonstances changeantes. Comme le montre la crise énergétique actuelle, la diversification est essentielle pour améliorer la résilience de l'Europe » poursuit-elle.

Les décideurs politiques doivent donc également s'attaquer aux émissions du parc de véhicules en circulation estime l’ACEA.

Notre avis, par leblogauto.com

Il est vrai qu’à y réfléchir ne serait-ce que quelques instants, l’objectif semble tout de même difficile à atteindre, voire même pourrait s’avérer inefficace pour limiter les émissions polluantes. Sans compter sur l’impact financier du manque actuel de ressources nécessaires à la fabrication des VE.

De là à inciter l’UE à ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier en axant également ses réflexions sur l’amélioration des émissions des véhicules en circulation. Via notamment le carburant synthétique ou e-fuel mis en avant par l’Allemagne  ? …

Sources : ACEA

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Pour résumer

Suite à l'accord européen établi cette semaine entre les représentants de la Commission européenne, du Parlement et du Conseil sur les objectifs de CO2 pour voitures et camionnettes, l'Association des constructeurs européens d'automobiles (ACEA) exhorte les décideurs politiques européens à passer à la vitesse supérieure pour déployer les conditions propices à une mobilité zéro émission.

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