par Elisabeth Studer

Embargo sur pétrole russe : accord de principe du G7

Les dirigeants des pays du G7 réunis dimanche en visioconférence à l’initiative du président américain Joe Biden sont parvenus à un accord en vue d’interdire ou de supprimer progressivement leurs importations de pétrole russe, a indiqué la Maison blanche.
Ils s’engagent par ailleurs à continuer à cibler les élites financières russes et les proches du président Vladimir Poutine.

Zapping Le Blogauto Essai MG ZS EV

Les pays du G7 s’engagent à s’affranchir du pétrole russe    

Les pays du G7 ont   ainsi pris l'engagement  dimanche de s’affranchir  du pétrole russe, sans toutefois fixer de   calendrier précis.  

« Nous nous engageons à éliminer progressivement notre dépendance à l'égard de l'énergie russe, notamment en supprimant ou en interdisant l'importation de pétrole russe a annoncé dimanche la Maison Blanche dans un communiqué.    

Cette décision "va porter un coup dur à la principale artère irriguant l'économie de Poutine et le priver des revenus dont il a besoin pour financer sa guerre" contre l'Ukraine, affirme Washington.    

Les  pays membres ont parallèlement accusé Vladimir Poutine de couvrir la Russie "de honte" avec ses actions en Ukraine.  

Un « sevrage »  mis en place  d'une manière "appropriée et raisonnée"   

Ce sevrage se fera "d'une manière appropriée et raisonnée", ont tenu à préciser les  différents chefs d'Etat et de gouvernement des pays du G7.    

Nous veillerons à le faire de manière opportune et ordonnée, et de manière à donner au monde le temps de sécuriser des approvisionnements alternatifs », indique le communiqué conjoint.

Reste  que le communiqué final    ne précise pas toutefois  les engagements précis  pris par chacun d'eux. Sont concernés  l'Allemagne (qui en a la présidence cette année), le Canada, les Etats-Unis, la France, l'Italie, le Japon, et le Royaume-Uni. 

Eviter de devoir choisir entre manger ou conduire 

Dans un communiqué, les dirigeants du G7 appellent par ailleurs Moscou à lever le blocus des exportations de la production de céréales de l’Ukraine,  la politique du Kremlin   menaçant  la planète   d’une grave crise alimentaire.   

L’Allemagne a  d’ores et déjà pris les devants en quelque sorte, le ministre allemand de l'environnement prévoyant de nouvelles réductions de biocarburants compte tenu des pénuries alimentaires croissantes dues à la guerre en Ukraine, rapporte en effet le journal allemand Frankfurter Rundschau.   

Notre avis, par leblogauto.com   

Les Etats-Unis ont d'ores et déjà interdit l'importation d'hydrocarbures russes.  Il est vrai  qu’ils n’en étaient pas particulièrement friands. Il leur est facile d’en quelque sorte « montrer l’exemple », en vue d’inciter les pays européens à acheter leur propre production.   

Les Etats membres de l'Union européenne sont quant à eux  beaucoup plus dépendants de la Russie en terme d’approvisionnement en pétrole. Ils mènent à l’heure actuelle  de difficiles tractations pour mettre en place un embargo sur le pétrole russe. Le projet est notamment freiné par plusieurs États membres, et tout particulièrement la Hongrie  qui ne dispose d’aucun accès à la mer lui permettant  aisément de diversifier ses fournisseurs.   

La Bulgarie a menacé dimanche de ne pas soutenir la nouvelle série de sanctions de l'UE contre la Russie si le pays des Balkans n'obtenait pas de dérogation à l'interdiction  d'acheter du pétrole russe.   

Sources : Reuters, AFP   

Pour résumer

Les dirigeants des pays du G7 réunis à l’initiative du président américain Joe Biden sont parvenus dimanche à un accord de principe en vue d’interdire ou de supprimer progressivement leurs importations de pétrole russe.
Le sevrage se fera "d'une manière appropriée et raisonnée", ont tenu à préciser les différents chefs d'Etat et de gouvernement des pays membres.
Reste désormais à définir concrètement modalités et engagements pays par pays, le plus difficile ...

La quotidienne

Retrouvez tous les soirs une sélection d'articles dans votre boite mail.