par Elisabeth Studer

Stellantis : réunion entre syndicats italiens et Tavares (DG)

Carlos Tavares, Directeur Général du nouveau groupe Stellantis, formé par la fusion des constructeurs PSA et Fiat Chrysler (FCA), s'entretiendra mercredi avec les syndicats du secteur automobile italien. Ces derniers redoutent que la fusion porte atteinte à  l'emploi transalpin.

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Garantir et développer l'emploi en Italie : une nécessité pour les syndicats

"C'est un premier signal important d'attention envers les travailleurs italiens et leurs représentants syndicaux", a jugé dans un communiqué Roberto Benaglia, secrétaire général du syndicat Fim-Cisl. Il faut "garantir et développer l'emploi" dans les usines italiennes, a-t-il martelé.

La tenue de la réunion, prévue mercredi à 12H45 en visioconférence, a été confirmée de source proche du dossier.

La réunion avec Carlos Tavares "est une décision importante car elle valorise le rôle des salariés de FCA en Italie", a estimé pour sa part Francesca Re David, secrétaire générale de Fiom-Cgil, la Fédération italienne des travailleurs de la métallurgie.

Des synergies synonymes d'économie

L'un des objectifs majeurs de l'opération de fusion entre PSA et FCA est de permettre d'établir des synergies. Les deux constructeurs tablent sur des économies pouvant atteindre jusqu'à 5 milliards d'euros par an, tant au niveau des coûts de fabrication que dans la recherche.

Les syndicats exhortent l'Etat italien à renforcer son rôle

Si les syndicats italiens ont plutôt bien accueilli la fusion, ils réclament toutefois une implication plus forte de l'Etat italien au niveau financier.

Début janvier, Fiom-Cgil, influent syndicat, avait appelé le gouvernement italien à prendre une part dans le capital de Stellantis.

«L'Italie est dans une position de faiblesse dans cette fusion avec les Français» et «il faut la présence de l'Etat dans son capital pour avoir un mot à dire sur la future stratégie», avait déclaré la secrétaire générale de Fiom Cgil, Francesca Re David.

Une participation de l'Etat italien dans Stellantis pas tabou selon Rome

A l'heure actuelle, un tel scénario n'a pas été écarté par Rome. "Une éventuelle présence de l'État dans le capital social du nouveau groupe, similaire à celle du gouvernement français, ne peut et ne doit pas être un tabou", a également déclaré le vice-ministre italien de l'Economie Antonio Misiani.

«L'opération Stellantis relève de l'intérêt national du point de vue de l'emploi et de l'industrie», avait-t-il indiqué au journal La Repubblica.

Pour rappel, l'État français est présent au capital de Stellantis à hauteur de 6,2%.

Notre avis, par leblogauto.com

Syndicats et pouvoir italiens n'ont pas leur dernier mot … Inquiets de la fusion, ils redoutent que l'emploi transalpin soit le parent pauvre de l'opération.

Et ce, d'autant plus que ces dernières années, le groupe FCA a prospéré avant tout grâce aux bons résultats commerciaux de ses marques RAM et Jeep.

En Europe, Lancia n'est présent qu'avec l’Ypsilon, et seulement en Italie. Alfa Romeo réduit peu à peu son nombre de modèles. En parallèle, la part de marché de Fiat sur le territoire européen fond comme neige au soleil …

Le constructeur italien pourrait certes se concentrer sur le segment des citadines, portée par le succès de la 500. Mais il s'agit d'un modèle où les marges sont faibles …. Encore plus dans la version électrique …

Reste également, comme le dit lui-même le ministre italien de l'Economie,  une entrée de l'Etat italien au capital de Stellantis ne peut se faire que «sous certaines conditions qui jusqu'ici ne sont pas remplies : nous ne pouvons certainement pas penser à une opération hostile, une intervention de ce genre doit être construite de manière consensuelle». Ajoutant qu'elle devait être mise en oeuvre dans le cadre d'une stratégie industrielle.

Sources : AFP, Presse italienne

Pour résumer

Carlos Tavares, Directeur Général du nouveau groupe Stellantis, formé par la fusion des constructeurs PSA et Fiat Chrysler (FCA), s'entretiendra mercredi avec les syndicats du secteur automobile italien. Ces derniers redoutent que la fusion porte atteinte à  l'emploi transalpin.

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