par Elisabeth Studer

Pétrole : l’embargo devrait générer une hausse des prix selon Mobilians

Une hausse des prix des carburants est à prévoir a indiqué mercredi à franceinfo, Francis Pousse, président national de la branche Distributeurs Carburants et Énergies Nouvelles au syndicat Mobilians (ex CNPA / syndicat des métiers de la distribution et des services de l'automobile), par ailleurs propriétaire d’une station service.

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Le prix du baril  devrait repartir à la hausse  

Si les mesures de confinement prises par la Chine pour tenter d’enrayer la propagation du Covid 19,  avaient laissé en temps espérer  que la flambée des prix allait s’atténuer, le prix  du baril devrait repartir à la hausse estime Francis Pousse.

 "En moyenne, un dollar de plus c'est 0,7 centime [de plus à la pompe], cela joue mécaniquement sur les prix »  précise-t-il.

 La prise  en compte de la cotation du produit fini (et non du brut, le prix  à la pompe incluant  notamment les   coûts de raffinage et de distribution ) ne doit pas être ignorée. 

De plus, selon  la tension sur l’offre, sur l'un ou l'autre des produits,    une inflation plus importante du gasoil pourra survenir.  

Dans l’Hexagone, il est plus cher que le sans plomb, car en  France, la consommation est d‘environ   70% de gasoil contre 30% d'essence. 

Le pétrole n’a aucune régulation économique  

 Alors que l’embargo  sur le pétrole russe pointe à l’horizon, il rappelle  que   le brut, « comme d'autres matières premières n'a aucune régulation économique".   C'est la loi de l'offre et de la demande", explique Francis Pousse  sur les ondes de franceinfo. 

 Le pétrole russe : une place importante dans les importations françaises 

Si certes  la France n’est pas le pays de l’Union européenne  qui était jusqu’à présent  le pays le plus dépendant  le plus de pétrole russe, elle en consomme toutefois.  

Selon le représentant de Mobilians, la France « n'est pas en mesure de se passer de 20% d'approvisionnement de pétrole russe

De ce fait, « des alternatives sont cherchées et commencent à être trouvées sur d'autres approvisionnements ». « Mais cela ne se fait pas en un jour d'où l'importance de la progressivité de cette décision européenne de façon à ce que les robinets ne soient pas coupés trop vite »  ajoute-t-il. 

Le bénéfice de  la réduction de 18 centimes  quasi effacée

Répondant au journaliste de franceinfo à ce sujet,   Francis Pousse considère que le bénéfice de  la réduction de 18 centimes  mise en place par le gouvernement est quasi effacée.

On  parle en effet d’une réduction de 18 centimes TTC. Or, début avril, le prix du baril est redescendu et l'euro étant un peu moins fort que le dollar, les prix sont remontés.

Plus le carburant est cher,  moins les stations-services vendent  

« La marge en station-service est fixe quel que soit le prix. Donc plus le carburant est cher moins la station-service vend de carburant puisque les consommateurs se retournent vers des fournisseurs moins cher »  précise encore Francis Pousse. 

Notre avis, par leblogauto.com  

Effectivement, la réduction de 18 centimes  semble peu à peu s’effacer sur l’affichage des prix en stations-services. Il faudra s’y habituer : le carburant  va coûter cher encore pour quelques mois.  

Sources : France Info 

Pour résumer

Compte-tenu de l'embargo de l'Union européenne sur le pétrole russe, une hausse des prix des carburants est à prévoir a indiqué à franceinfo, Francis Pousse, président national de la branche Distributeurs Carburants et Énergies Nouvelles au syndicat Mobilians (ex CNPA / syndicat des métiers de la distribution et des services de l'automobile), par ailleurs propriétaire d’une station service.

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