par Nicolas Anderbegani

F1 : Alfa Romeo prolonge pour plusieurs années

Revenu en Formule 1 à partir de 2018, le constructeur milanais poursuit son partenariat technique et commercial avec l'équipe Sauber dans le cadre d'un nouveau contrat pluriannuel.

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Partenaires de piste et de route

Après plus de 30 ans d'absence, le nom Alfa Romeo est revenu sur la scène F1 en 2018, certes par le biais d'un "branding", puisque la structure de base demeure Sauber et que le moteur est un bloc Ferrari. Après deux saisons 2018 et 2019 prometteuses, l'équipe a subi un coup d'arrêt en 2020, pénalisée en partie par les déboires du V6 Ferrari et peine à concrétiser cette année pour marquer des points, même si le rythme de course des "Alfas" n'est pas si mauvais.

Toujours est-il que le bilan semble encourager Alfa Romeo à poursuivre son engagement, avec un nouveau contrat de sponsoring pluriannuel, mais aussi la poursuite du partenariat technique, que l'on a pu voir à l'oeuvre cette année aussi sur les modèles de route, puisque Sauber Engineering a été impliqué dans le développement de la Giulia GTA. Même si les résultats ne sont pas encore flamboyants, la F1 apporte une exposition incomparable, conforme avec l'ADN sportif que la marque espère raviver, et permettra sans nul doute une connexion avec l'électrification imminente de la gamme produit du Biscione.

Nouveaux espoirs en 2022

L'entrée en vigueur du plafond budgétaire et de la nouvelle règlementation en 2022 laissent espérer à l'équipe une redistribution des cartes et un resserrement du niveau, même si rien n'est moins sûr.

« Nous sommes ravis d'annoncer la prolongation de ce partenariat. Alfa Romeo a été un compagnon incroyable au cours des dernières années, et nous sommes encore plus enthousiasmés par les chapitres à venir », a déclaré Vasseur, directeur de l'équipe Alfa Romeo.« La nouvelle réglementation nous donne l'opportunité de faire un nouveau pas en avant et je crois fermement que nous sommes parfaitement placés pour faire de gros gains ensemble. Nous attendons avec impatience notre avenir ensemble et de continuer à avancer vers l'avant de la grille (...) Cette relation est également très importante pour notre entreprise dans son ensemble, au-delà de la piste : le travail que nous avons effectué dans le monde automobile a montré l'étendue des compétences technologiques et de fabrication de Sauber Engineering et nous sommes convaincus que nous pouvons continuer à travailler pour Alfa. Romeo sur de nouveaux projets passionnants qui façonneront l'avenir de l'industrie automobile.

Jean-Philippe Imparato, PDG d'Alfa Romeo, a ajouté : « En tant que marque automobile italienne historique, Alfa Romeo est née sur la piste. Aujourd'hui, nous sommes fiers de continuer à honorer cet ADN de course en le plaçant au cœur de l'avenir de notre Marque (...) Nous sommes animés par la passion et l'excellence. La Formule 1 représente un laboratoire de pointe pour l'électrification future de notre gamme, en parfaite cohérence avec notre vision pour les années à venir. De plus, le sport automobile apporte l'exposition mondiale incomparable que nous souhaitons capitaliser pour un succès futur."

Kimi : stop ou encore ?

Maintenant que les bases de l'équipe sont assurées à long terme, c'est la question des pilotes qui doit désormais se régler.

Antonio Giovinazzi devrait poursuivre. Certes, pour l'instant, il n'a pas réalisé de performances marquantes, surtout en course, mais l'on peut lui accorder de réels progrès en vitesse et en régularité. Il domine Raikkonen en qualifications. Cependant, il semble un peu tendre pour endosser un rôle de leader.

Du côté de Kimi Raikkonen, son immense expérience parle pour lui, et Fred Vasseur désire conserver le finlandais au moins un an de plus, autant pour des raisons d'image que pour son vécu dans le contexte d'une nouvelle donne technique l'an prochain. Néanmoins, Kimi, qui va sur ses 42 ans, semble sur une pente déclinante. Il reste encore performant en rythme de course mais sa lenteur en qualifs et ses récentes "bévues" à Portimao et en Autriche plaideraient pour apporter du sang neuf. C'est du côté du vivier de jeunes de la Ferrari Driver Academy - Mick Schumacher, ou les jeunes pousses de F2 Callum Illott et Robert Schwartzman- que les regards se tourneraient alors.

Pour résumer

Revenu en Formule 1 à partir de 2018, le constructeur milanais poursuit son partenariat technique et commercial avec l'équipe Sauber dans le cadre d'un nouveau contrat pluriannuel.

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