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par La rédaction

Les concept-cars français : Peugeot Oxia (1988)

C'est au salon de Paris 1988 qu'est présenté au public le dernier épisode de la trilogie des concepts Peugeot. Son nom ? Oxia. Et contrairement à ses prédécesseurs Quasar et Proxima, celle-ci a réellement pris la route et confirmé les performances annoncées sur papier par le constructeur français.

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Moins futuriste que la Proxima de 1986 et tournée vers la haute performance, voici l'Oxia. Un an avant la commercialisation de la 605, mais aussi un an après celle de la 405, le constructeur sochalien expose au salon de Paris sa vision de la supercar. Ceci dans une catégorie représentée par la Ferrari F40 et la Porsche 959, et alors que Lamborghini prépare de son côté la remplaçante de sa vieillissante Countach.

Le concept le plus réaliste de la trilogie

Esthétiquement, l'Oxia apparaît plus 'réaliste' que les concepts précédents. Et tout comme Quasar et Proxima, la filiation avec les modèles de série passe par les feux avant et arrière proches de ceux de la 405. Et ses jantes ressemblent à celles qui équiperont plus tard la sportive Mi16, dans sa deuxième mouture. Les cellules photovoltaïques placées en bas du pare-brise très incliné viennent creuser généreusement le capot, tandis que l'aileron arrière est intégré dans le prolongement direct de la ligne de toit. Quant à l'arrière, il abrite de part et d'autre du diffuseur quatre discrètes sorties d'échappement.

Si la carrosserie, signée Gérard Welter, est réalisée en carbone-kevlar, le châssis fait pour sa part appel à un alliage d'aluminium. Et s'agissant des dessous, l'Oxia fait appel à quatre roues motrices et directrices (tout comme la Honda Prelude 4WS, commercialisée en 1987), ainsi qu'à un V6 PRV dont la cylindrée est portée à 2,8 litres. Gavée par deux turbocompresseurs Garrett T3, la mécanique délivre 680 chevaux pour 74 mkg de couple. De quoi, sur le papier, garantir des performances de premier ordre. Mais pas que sur papier. Car l'Oxia ne se contentera pas des tapis feutrés du salon de Paris. Aux mains de l'essayeur Michelin, lors de sa présentation à la presse, elle atteindra 349 km/h en vitesse de pointe. Une valeur au niveau des supercars de série de son époque.

Transmission et châssis peaufinés

Côté transmission, l'Oxia fait appel à une transmission à six rapports, et à un embrayage à double disque. Couplé à deux autobloquants, un à l'avant et l'autre à l'arrière, l'ensemble garantit une tenue de route à toute épreuve. D'autant que les pneumatiques Michelin MXX (235/45 17 avant et 285/40 17 à l'arrière) contribuent à l'excellente la tenue de route. Tout comme la Porsche 959, la Peugeot Oxia est dotée d'un système de capteur de pression des pneus, qui renseigne immédiatement le conducteur/pilote sur la santé de ceux-ci. Mais au-delà de la simple pression, la personne derrière le volant est également informée en direct de la température de ceux-ci... C'est heureux, surtout à près de 350 km/h!

Intérieurement, l'Oxia recelait une climatisation fonctionnant à l'arrêt (merci aux cellules photovoltaïques dont nous avons parlé plus haut...). Mais ce n'est pas tout. Le concept embarquait également un ancêtre de GPS combiné à l'information en direct sur le trafic. Ainsi qu'un système Hi-Fi dernier cri pour l'époque et un système de commande électro-magnétique. Quant aux sièges baquets munis de harnais, ils maintenaient conducteur et passager en toutes circonstances.

Deux exemplaires, dont un parti outre-Atlantique

Même si elle a prouvé ses performances sur circuit, l'Oxia n'est pas un exemplaire unique, destiné à trôner sur le tapis d'un salon ou d'un musée. En effet, Peugeot en a produit deux exemplaires. Si l'un est toujours pieusement conservé au musée de l'aventure Peugeot, le second a été mis en vente. Ainsi, le 14 juin 2009, lors d'une vente Artcurial, celui-ci a été adjugé près de 120 000 euros (hors frais). A ce jour, ce deuxième exemplaire semble toujours se trouver aux Etats-Unis.

Malgré le manque de légitimité de Peugeot sur le créneau des supercars, l'Oxia aurait représenté une belle alternative nationale dans un secteur qui a connu son âge d'or durant les années 90. Ceci bien avant les Venturi 400 GT ou encore Mega Monte Carlo pour ne citer qu'elles. Avec l'Oxia, le constructeur sochalien aurait ainsi pu proposer sa vision 'à la française' de la supercar sans compromis Et ce même si d'autres constructeurs s'y sont cassé les dents. A l'image de Jaguar avec sa XJ220... Mais avec de 'si', on referait le monde....

Illustrations : Peugeot

Pour résumer

C'est au salon de Paris 1988 qu'est présenté au public le dernier épisode de la trilogie des concepts Peugeot. Son nom ? Oxia. Et contrairement à ses prédécesseurs Quasar et Proxima, celle-ci a réellement pris la route et confirmé les performances annoncées sur papier par le constructeur français.

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