Boris Johnson jette l'effroi dans le secteur automobile UK
par Elisabeth Studer

Boris Johnson jette l'effroi dans le secteur automobile UK

Boris Johnson à peine fraîchement élu, le secteur automobile tire la sonnette d'alarme. Insistant sur le fait qu'une sortie du Royaume-Uni de l'UE sans accord (no deal ou hard Brexit) menaçait la production automobile britannique.

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Un no deal constitue une menace existentielle

Un Brexit sans accord constitue une menace existentielle pour l’industrie automobile britannique et risquerait de compromettre sa production, a ainsi affirmé vendredi le le directeur de la la Société des constructeurs et des concessionnaires automobiles (SMMT), Mike Hawes, dans un courrier alarmiste adressé au nouveau premier ministre Prime Ministre Boris Johnson.

"Nous sommes fortement intégrés à l'Europe et un Brexit sans accord entraînerait d'énormes coûts tarifaires et des perturbations qui menaceraient la production, tout en minant davantage la confiance des investisseurs internationaux envers le Royaume-Uni", a déclaré Hawes dans son courrier.

Boris Johnson en faveur d'un Brexit sans accord

Cet avertissement intervient alors que le successeur de Theresa May a pris ses fonctions durant la semaine … et qu'il accélère d'ores et déjà les préparatifs en vue d'un Brexit sans accord. Laissant toutefois entendre qu'il espérait parvenir à un meilleur accord avec l'Union européenne.

Mises en garde depuis de nombreux mois

Plusieurs grands constructeurs automobiles mettent en garde depuis quelques mois sur les lourdes difficultés auxquelles ils seraient confrontés suite à la mise en place de nouveaux taxes douanières, s'alarmant de l'émergence de contraintes bureaucratiques pouvant mettre en péril le maintien de processus de production à flux tendus.

Les partisans du Brexit ont quant à eux longtemps soutenu que l'Allemagne qui exporte chaque année des centaines de milliers de voitures vers le Royaume-Uni  ferait tout son possible pour protéger ces échanges.

L'avis de Leblogauto.com

Durant le mandat de Theresa May, l'industrie britannique avait à maintes reprises  fait part de sa plus vive inquiétude  face aux graves conséquences économiques et financières qu'engendreraient un Brexit sans accord. Désormais, l'arrivée de Boris Johnson aux manettes du pays ne fait rien pour les rassurer, bien au contraire. Ce dernier ayant déjà menacé d’un « no deal » le 31 octobre prochain.

Malgré l’appel au calme lancé jeudi dernier par Michel Barnier - négociateur du Brexit pour l'UE - jeudi, l’inquiétude grandit au sein de l’UE face à la fermeté dont faire preuve le nouveau Premier Ministre britannique.

Simon Coveney, le ministre irlandais des Affaires étrangères, a même affirmé que le Boris Johnson semblait « avoir pris la décision délibérée de placer le Royaume-Uni sur la voie d’un choc frontal avec l’Union européenne et l’Irlande dans le cadre des négociations sur le Brexit», la ministre française chargée des Affaires européennes, Amélie de Montchalin, mettait en garde Londres contre les «postures» et les «provocations».

Rappelons que Boris Johnson, fortement impliqué dans la campagne en faveur du Brexit en 2016, n'a cessé depuis de critiquer les efforts de Theresa May pour obtenir une sortie raisonnée et négociée du Royaume-Uni de l'Union européenne.

Sources : Automotive News

Crédit Photo : SMMT

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