par Nicolas Anderbegani

Alfa Romeo va-t-elle retrouver bientôt sa juliette ?

En décembre dernier, l'Alfa Romeo Giulietta faisait ses adieux après une longue carrière de 10 ans. Mais le retour pourrait être plus rapide que prévu.

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Même si elle ne s'est jamais départie de son charme, la Giulietta a terminé sa carrière en "mamie" et sans remplaçante immédiate, Alfa Romeo s'étant longtemps cherché (et perdu) au gré des multiples plans produits et revirements stratégiques. La firme milanaise s'est concentrée depuis sur le développement du SUV Tonale prévu, si tout va bien, pour la fin de l'année ou le début 2022. Sauf que le marché des compactes demeure important en Europe et que le Biscione a souvent été présent sur ce segment avec des berlines de caractère.

La fusion PSA/FCA au sein de l'entité Stellantis, avec toutes les synergies que cela induit, laisse entrevoir de nouvelles opportunités pour la gamme Alfa Romeo, qui souffre d'un manque flagrant de produits et de volumes de ventes insuffisants. La berline Giulia a pour elle sa beauté mais ses ventes n'ont jamais décollé, et c'est le Stelvio qui porte à bout de bras la marque. Les résultats sont encourageants aux USA mais inquiétants en Europe, où l'absence de motorisations hybrides pénalise Alfa. La mise à jour technique des Giulia et Stelvio MY21 apportera peut-être une petite bouffée d'air frais avec une forte baisse des malus.

Une Alfa aux gênes françaises

Transfuge de Peugeot et bien décidé à redorer le blason Alfa, Jean-Philippe Imparato va militer selon les premières indiscrétions pour une nouvelle Giulietta, cousine plus sportive et racée des Peugeot 308 et DS4, avec une orientation premium visant à marcher sur les plate-bandes des Audi A3 et autres BMW série 1. Reste à savoir sur quelle base technique afin de rester dans l'ADN de la marque. Le recours à la plate-forme EMP2, que vont se partager déjà l'Opel Astra, la future 308 et l'imminente DS4, tombe sous l'évidence mais la question des motorisations est bien plus "philosophique" dirons nous.

L'Alfa "nouvelle ère" pourrait logiquement puiser du côté de PSA, au risque de heurter les sensibilités ? On se souvient encore des cris d'orfaie face au "sacrilège" du V6 d'origine Holden sur la 159. Et certains avaient déjà mal supporté l'adoption des bases Fiat après le rachat en 1987 d'Alfa Romeo par le géant turinois. L'étiquette sportive du Biscione se traduirait ainsi par l'adoption des moteurs Puretech hybrides rechargeable (celui de 225 chevaux notamment), mais aussi, en cas de versions plus musclées de type "Quadrifoglio Verde", des puissances dépassant les 250 chevaux voire 300 chevaux grâce au concours de l'hybridation. Seulement voilà, nous serions bien loin des V6 Busso d'antan...une époque de toute façon bien révolue face aux nouvelles réalités du marché et de l'industrie. L'important n'est-il pas de voir le blason sauvé et perpétué ? Le débat reste ouvert, mais le pragmatisme s'impose sans nul doute.

Quoi qu'il en soit, cette nouvelle Giulietta serait prévue à l'horizon 2023, soit après le Tonale et le SUV compact Brennero qui sera produit à Tichy en Pologne.

Pour résumer

En décembre dernier, l'Alfa Romeo Giulietta faisait ses adieux après une longue carrière de 10 ans. Mais le retour pourrait être plus rapide que prévu.

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