par Elisabeth Studer

Affaire Ghosn : ministre japonais au Liban pour obtenir son retour

Le ministre japonais de la Justice s'est envolé au Liban ce week-end pour tenter de faire valoir que l'ancien président de Nissan, Carlos Ghosn, soit jugé au Japon. Une démarche qui intervient alors que l'ex-patron du constructeur japonais s'est récemment fait la malle au Liban, bien que contraint à résidence sur le territoire japonais dans le cadre du procès intenté contre lui.

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Rencontre entre ministres de la justice Liban / Japon

Hiroyuki Yoshiie a quitté Tokyo samedi pour rencontrer lundi la ministre libanaise de la Justice, Marie Claude Najm, a ainsi annoncé le ministère japonais de la Justice.

Ghosn s'est fait  la malle au Liban

Carlos Ghosn, l'ancien patron de l'alliance Renault-Nissan, a fait une évasion rocambolesque du Japon à la fin de l'année dernière. Il devait y être jugé pour des accusations de délits financiers, notamment pour une utilisation des fonds Nissan à des fins personnelles.  L'ancien dirigeant nie quant à lui les faits qui lui sont reprochés, estimant au contraire qu'il s'agit d'un plan du constructeur pour l'évincer.

"C'est l'espoir de Nissan que Ghosn revienne au Japon afin que tous les faits puissent être correctement établis dans le cadre du système judiciaire japonais", a déclaré vendredi le constructeur dans un communiqué. Reste que le Liban n'a pas de traité d'extradition avec le Japon.

Début février, Nissan a déposé une plainte civile contre Ghosn, réclamant 10 milliards de yens (92 millions de dollars) de dommages et intérêts.

Né au Brésil, Ghosn, qui détient également la nationalité libanaise et française, est revenu sur Twitter jeudi pour la première fois depuis plus d'un mois, sollicitant des signatures pour une pétition pour la libération de Greg Kelly, ancien dirigeant de Nissan qui a été arrêté en même temps que lui au Japon.

Sources : Reuters

Pour résumer

Le ministre japonais de la Justice s'est envolé au Liban ce week-end pour tenter de faire valoir que l'ancien président de Nissan, Carlos Ghosn, soit jugé au Japon. Une démarche qui intervient alors que l'ex-patron du constructeur japonais s'est récemment fait la malle au Liban, bien que contraint à résidence sur le territoire japonais dans le cadre du procès intenté contre lui.

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