par Elisabeth Studer

Esso-ExxonMobil : réunion des syndicats lundi

La direction d'Esso-ExxonMobil a annoncé dimanche son intention de réunir lundi "les quatre organisations syndicales représentatives du personnel".
Répondant ainsi à l’appel du gouvernement à prendre de nouvelles mesures pour mettre fin aux blocages.

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Esso France réclame à son tour l’arrêt des blocages

Dans un communiqué publié dimanche soir, Esso France se dit "convaincu (que) la qualité du dialogue social engagé et ininterrompu avec les organisations représentatives du personnel permettra de sortir rapidement du conflit", et réclame lui aussi l'arrêt des blocages de raffineries et dépôts de carburants, après une nouvelle journée de tensions dans les stations-service.

Deux raffineries à l’arrêt

Depuis le 21 septembre dernier, un mouvement social initié par la CGT a entraîné la mise à l'arrêt des deux raffineries d'Esso-ExxonMobil en France, celles de Gravenchon (Seine-Maritime) et de Fos-Sur-Mer (Bouches-du-Rhône). Objectif de syndicats et salariés : obtenir des augmentations de salaire. C’est-à-dire bénéficier des somptueux revenus engrangés par le groupe énergétique « à la faveur » de la flambée des prix du pétrole, elle-même induite par la guerre en Ukraine.

Le gouvernement exhorte Esso-ExxonMobil à prendre de nouvelles mesures

La ministre de la Transition énergétique Agnès Pannier-Runacher avait quelques heures auparavant exhorté la direction d'Esso-ExxonMobil à prendre de nouvelles mesures: "Je tiens à réaffirmer l'appel très ferme du gouvernement aux dirigeants et aux organisations syndicales de TotalEnergies et d'Esso: une issue doit être trouvée sans délai dans le cadre du dialogue social" avait-elle martelé.

"Les Français ne doivent pas subir davantage les conséquences d'un mouvement social. Ce conflit doit cesser", avait-elle fermement déclaré.

Négociations d’ores et déjà avancées

Au sein d'Esso-ExxonMobil, les négociations destinées à établir le niveau des salaires de l'année 2023 ont d’ores et déjà débuté le 20 septembre dernier, au lieu du 6 décembre prévu initialement. Elles ont débouché pour l'instant sur une proposition, "qui a depuis été améliorée", et prévoit une hausse globale de salaires "de 6,5% et une prime de partage de la valeur de 3.000 euros (hors participation et intéressement)", rappelle le groupe. Reste que cette proposition, qui va au-delà de ce que prévoit "l'accord de la branche pétrolière", a été uniquement signée par le syndicat minoritaire CFE-CGC.

"L'accord salarial de 2022 et la proposition pour 2023 cumulés reviendraient à une évolution globale des salaires de 10,7% plus 4.000 euros de prime" depuis début 2022, ajoute le groupe, qui rappelle que, hors participation et intéressement, la rémunération mensuelle moyenne d'un opérateur de raffinerie "est de l'ordre de 4.300 euros" primes comprises. La CGT, de son côté, évoque des hausses de "5,5% en moyenne avec une prime de 3.000 euros pour 2023", et réclame des revalorisations salariales plus conséquentes. Selon elle, la proposition actuelle de la direction "n'est pas suffisante pour couvrir l'inflation galopante, qui plus est dans un contexte de superprofits ».

Sources : AFP, Esso-ExxonMobil

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Pour résumer

La direction d'Esso-ExxonMobil a annoncé dimanche son intention de réunir lundi "les quatre organisations syndicales représentatives du personnel". Répondant ainsi à l’appel du gouvernement à prendre de nouvelles mesures pour mettre fin aux blocages.
Une annonce tant motivée certes par la volonté d’ouvrir le dialogue ... que de ne pas risquer de voir ses super-profits faire l’objet d’une nouvelle taxation.

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