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Marché automobile 2020 au niveau de 1975 (France)

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Les ventes d’automobiles neuves enregistrées en France en 2020 sont retombées à leur niveau de 1975 l’année dernière. Le secteur aura en effet été durement touché par la crise engendrée par le Covid-19.

Le marché des véhicules hybrides et électriques aura quant à lui sû tirer son épingle du jeu, enregistrant une progression record. Ce type de motorisation représente désormais plus de 20% du marché automobile de l’Hexagone.

Un niveau de ventes équivalent à celui de 1975

Un peu plus de 1,65 million de nouveaux véhicules particuliers ont été vendus en 2020 en France. Un chiffre aussi bas n’avait pas été enregistré depuis 1975 ! Date à laquelle la Renault 5 était la voiture la plus vendue dans l’Hexagone et où des Peugeot 504 diesel couraient les rues.

Les immatriculations s’effondrent de 25 ,5 % en France

Selon les chiffres publiés vendredi par le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA), les immatriculations se sont effondrées de 25,5% entre fin 2020 et fin 2019.

Raisons principales d’une telle dégringolade : la fermeture des points de vente lors du premier confinement au printemps 2020 et l’attentisme des consommateurs sur fond de crise économique.

Quelque 2,2 millions de nouvelles automobiles avaient été mises sur les routes en 2019. Même « durant les crises des années 1990 ou 2000, on n’est jamais tombés en dessous de 1,7 million », a déclaré à le directeur de la communication du CCFA, François Roudier.

Les mois de mars et avril auront tout particulièrement pesé, en pleine période de confinement. Les livraisons se sont ainsi écroulées de 72% en mars et de 88,8% en avril. Les ventes ont pu se redresser quelque peu durant l’été, tandis que le deuxième confinement leur aura été moins fatal

Une lueur d’espoir tout de même : en décembre, le nombre d’immatriculations est revenu à un niveau assez élevé, avec 186.000 immatriculations enregistrées, correspondant à une baisse de 11,8% par rapport à décembre 2019, mois durant lequel d’excellents chiffres avaient été enregistrés.

Les constructeurs français résistent mieux que les autres

Durant cette douloureuse année 2020, les constructeurs français PSA (Peugeot, Citroën, DS, Opel) et Renault ( Dacia et Alpine inclus) ont légèrement mieux résisté que le marché, mais leurs livraisons ont tout de même été amputées respectivement de 25,1% et 24,9% par rapport à 2019.

De leur côté, les constructeurs étrangers ont vu leurs immatriculations se contracter en moyenne de 26,1% sur un an.
Le premier importateur en volume reste le groupe Volkswagen (VW, Audi, Seat, Skoda, Porsche). Il enregistre toutefois une chute de ses ventes supérieure à la baisse globale observée dans le secteur(-28,4%).

FCA (Fiat-Chrysler) aura particulièrement souffert, enregistrant un repli de 41,5%, tandis que Toyota, porté par l’engouement pour les motorisations hybrides, a limité les dégâts à -12,2% sur 12 mois.

Peugeot 208, 2008 et Clio sur le podium

Alors que hybrides et électriques ont le vent en poupe ces derniers mois, la Renault ZOE accroche la neuvième place toutes catégories des ventes par modèle. Le podium annuel est constitué de la Peugeot 208 (5,6% des immatriculations), de la Renault Clio (5,1%) et de la Peugeot 2008 (4%).

Notre avis, par leblogauto.com

Reste que selon le CCFA, les résultats de fin d’année sont moins sombres qu’attendu grâce à d’importants efforts des concessions et réseaux.

Autre élément notable : les ventes aux loueurs de véhicules – opérées via des prix cassés – ont été limitées en 2020 du fait des difficultés rencontrées par ces entreprises. Au final, les constructeurs auront pu écouler leurs véhicules à meilleur prix.

La crise a aussi suscité une explosion du marché de l’occasion. Le secteur de l’après-vente a également été durement touché, un moindre trafic routier engendrant mathématiquement moins de panne.

Selon un baromètre du Conseil national des professions de l’automobile (CNPA), l’activité mécanique a accusé une baisse de 9,5% de janvier à novembre, et l’activité carrosserie a baissé de 14,3%.

L’industrie automobile dans son ensemble devrait certes rebondir dans les années qui viennent, mais le retour aux niveaux d’immatriculations d’avant la crise actuelle n’est attendu qu’en 2025, selon Matthias Heck de l’agence Moody’s, lequel prévoit +10,7% en 2021 et +10,5% en 2022 en France.

Sources : CCFA, AFP

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22 Commentaires sur "Marché automobile 2020 au niveau de 1975 (France)"

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Xavier
Invité

« les ventes aux loueurs de véhicules – opérées via des prix cassés – ont été limitées en 2020 »
Je croyais que les loueurs louaient eux mêmes auprès des constructeurs et rendaient leur véhicules à la fin du contrat à voir le parc occasion chez les concessionnaires.
Ils achètent réellement pour revendre quelques mois plus tard ?

McEnroe
Invité

Oui, je sais qu’Europcar par ex. passe son temps à acheter et revendre des voitures.
D’ailleurs ils venaient de faire leurs achats massifs pour la haute saison (été) lorsque le confinement a été déclaré, c’était le pire scénario possible pour eux.
Une voiture reste en moyenne 6 mois dans le parc du loueur avant d’être revendue.

KifKif
Invité

La barre des six mois n’est pas fortuite : ils achètent les véhicules hors-taxes (véhicules neufs) et les revendes TTC (plus de 6 mois et je crois 6000 kms)

georges
Invité

C’est normal qu’ils vendent TTC, car la TVA va à l’état, pas dans leurs poches.
Idem ils achètent HT, paient la TVA puis la récupère.

Joledemago
Invité

En ce qui concerne le marché d’occasion. J’imagine que les acheteurs « sensibles » ou « eco-responsables » vont de plus en plus questionner la légitimité d’acheter un véhicule neuf dit vert alors qu’acheter un véhicule d’occasion semble le choix le plus raisonné (si on considère que produire ou polluer c’est mal bien sûr). L’upcycling en bon français, devrait devenir de plus en plus important dans le secteur auto. En tout cas, depuis que je m’intéresse aux youngtimers, je trouve le créneau de l’occasion vraiment le plus pertinent tant les véhicules encore au niveau (technique, fiabilité… seule l’interface digitale fait défaut) sont nombreux

Mwouais
Invité
@Joe : ma femme postpose actuellement l’achat d’une voiture pour différentes raisons : voir dans quel contexte les centre villes vont être interdits aux véhicules thermiques sous 10 ans (sa boule de cristal est opaque). Alfa n’ayant plus rien sinon quelques Giulietta, elle hésite. Contrairement à moi, elle use ses voitures sur 10 ans. Je lui ai proposé de prendre une solution youngtimer ou occasion cabriolet ou coupé 4 places pour une période plus courte afin de voir l’orientation bêtement ecoillogique à venir. Même soucis d’investir pour quelques années 20 à 30.000€ sans vue sur la possibilité de revente dans… Lire la suite >>
Jean
Invité

J’ai acheté ma Renault d’occasion en 2006 et étant donné l’environnement économique je la garde jusqu’à ses 300000kms ou jusqu’à ce que le moteur me lâche.

Bizaro.
Invité
Et que penser des constructeurs automobiles, qui doivent faire des choix qui rompent avec toute leur infrastructure industrielle. Batterie ou Hydrogène deux technologies à développer en plus de l’amélioration des technologies existantes. A cela s’ajoute le véhicule autonome. Apparemment ça se calme de ce coté, des priorités dans les investissement ont du être faites. Il faut rajouter que la plus part des marchés ne sont pas mûrs de par leur infrastructure pour une telle rupture.D’autres dont la santé économique s’améliorant goûte à la saveur de la mobilité mécanique à 4 roues en masse. Mais ces marchés n’ont pas la maturité… Lire la suite >>
Bizaro.
Invité
Sachant que le marché de l’occasion c’est 4/5 du marché de l’automobile en 2020 alors que d’habitude c’est 3/4 et que l’age moyen du parc automobile roulant s’allonge d’année en année, on peut en déduire que l’ensemble des automobilistes ne peuvent plus suivre le rythme de mise à jour écologique des voitures, mais surtout qu’ils n’ont pas forcément trouvé un solution alternative à la bagnole. En même temps en obligeant une hausse de 30% du prix des véhicules pour les adapté à la législation, dans un pays où l’économie est en berne, forcément le marché du neuf va se réduire.… Lire la suite >>
Mwouais
Invité
D’autant qu’augmenter l’âge du parc automobile automobile c’est augmenter les émissions locales. Les zones à faibles emissions seront évidemment l’outil qui permettra au pouvoir politique d’asseoir (imposer) ses décisions avec un vernis vert de bonne conscience. Cela implique la mise à la casse de nombreuses voitures, l’invendabilité des voitures de plus de 10 ans, la panique chez certains revendeurs d’occasions, le bonheur de l’Albanie et du Montenegro et évidemment l’obligation de vendre de nouvelles voitures en France ou des occasions modernes donc au malus encore assez haut. Soit donc à contraindre à acheter de chères citadines électriques même lorsque la… Lire la suite >>
Zarb
Invité

C’est facile. J’ai pris une occasion diesel qui me met un message anti pollution. Le CT m’a désactivé le message de pollution et m’a dit ca va passer comme ça. Et hop ca peut continuer 🙂

Nemo
Invité

Vraiment mignonne cette petite R5 en photo d’illustration. A quand un remake de ce modèle emblématique chez Renault ?

labradaauto
Invité
très bonne illustration ( R5) de l’époque en France que ces années d’après choc pétrolier. Je n’ai même pas connu cette évolution , passé la r8 à quelques transmissions classiques aux roues arrières. A cette époque encore beaucoup de marques proposaient – 1975 = 52,6 millions d’habitants – 2020: sur un peu tous les critères: nombres de véhicules, kilométrages au vu des modes de vies, frais inhérents aux entretiens des véhicules en forte baisse aussi ; Il est très difficile de comparer le même pays entre 1975 et 45 ans plus tard. Les GVT ont tendance à toujours culpabiliser l’automobile… Lire la suite >>
SAM
Invité

@Nemo. Zoé 2 sûrement dans la lignée de cette auto niveau ligne.

SAM
Invité

Si on se base sur le parti pris stylistique de la prochaine Mégane électrique.

Nemo
Invité

La Zoé a trouvé son identité stylistique et son positionnement de gamme. Ce serait dommage de ne pas capitaliser dessus pour la suite. Dans l’esprit c’est peut être la Dacia Spring la descendante de la R5… cependant cette dernière avait une fraîcheur que ne peut pas revendiquer la Dacia avec son style SUVisé

Zarb
Invité

La Honda e a l’esprit des 70 🙂

SAM
Invité

Honda peut faire une E et Hyundaï peut faire une 45 et le directeur de Renault, à qui on doit la Fiat 500, se gênerait de proposer une Zoé 2 designée comme R5 du futur?!? Surtout pour une auto dont les tarifs vont de 32 000 à 38 000 euros. Il faudra bien une R5 pour tuer une Clio? La Mégane E-Vision donne une indication sur l’évolution du style Renault … Gilles Vidal, vous pensez que la prochaine Zoé, il va la vouloir comment?

Mwouais
Invité

La Zoe était déjà en conception avec des réminiscences de la R5, la Zoe restera probablement attachée à son look androgyne qui semble plaire à certains.

Les concepts R5 fleurissent depuis sa disparition, pour l’anecdote d’un autre concept Renault, par ici…
https://blogautomobile.fr/renault-concept-z17-lautre-zoe-235449

Mwouais
Invité

La R4 mériterait un successeur, assez dans l’ambiance SUV/ espace du moment et une alternative aux ludospaces

Mwouais
Invité

4L évidemment

gustave
Invité
Le marché n’est pas prêt de rebondir en 2021 avec le Malus, l’incertitude de nombreux acheteurs (neufs et occasions), l incertitude de l’emploi (même pour les cadres je penses) sans oublier les interdictions urbaines et le fait que de nombreux jeunes urbains, et même familles, n’achètent même plus de voitures ! Après, sans doute que l’offre est bien trop abondante, surtout lorsque l’on voit le succes de dacia et la chute de parts de marchés de la part de généralistes qui étaient omniprésents sur la marché il y a, par exemple, 15 ans 😉 je ne suis pas pro dacia,… Lire la suite >>
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