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Izera : la nouvelle marque électrique venue de Pologne

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Izera est une nouvelle marque de véhicules électriques qui nous vient de Pologne. Ils viennent de dévoiler deux concepts…sans nom !

Izera, c’est la concrétisation de la volonté de ElectroMobility Poland de créer une marque polonaise et de promouvoir, vous l’aurez deviné, la mobilité électrique. Le projet est global et vise en même temps à être une première pierre vers l’amélioration du réseau électrique du pays, et de permettre un stockage dans des batteries de seconde vie.

Partant du constat que la Pologne est le plus grand marché potentiel d’Europe qui n’a pas sa propre marque, ElectroMobility Poland se lance donc dans l’aventure. « C’est impossible d’imaginer la France sans Renault, l’Italie sans Fiat ou l’Allemagne sans Volkswagen. Il n’y a aucune raison de ne pas penser de la même manière pour l’avenir de la Pologne et de notre marque nationale ». Plutôt ambitieux.

La Pologne a une industrie automobile, mais elle travaille pour d’autres. L’un des modèles emblématiques est sans doute la Fiat Polsky 126P alias « maluch », le gamin, le petit. Izera tient son nom d’une chaîne de montagnes partagée entre la Pologne et la République Tchèque (Jizera). La marque doit s’inspirer des couleurs du ciel qui changent tout au long de la journée. Ok…mais concrètement ?

Deux propositions pour les familles polonaises

Et bien concrètement, Izaer a présenté deux véhicules du segment C (compacts), à savoir un SUV et une berline à hayon (hatchback). La différence entre les deux ne saute pas aux yeux à part peut-être une dizaine de centimètres de plus en hauteur pour le crossover.

Esthétiquement, c’est plutôt sobre. « Propre » dira-t-on, sans pour autant susciter un effet « waouh ». L’avant est signé par des feux-calandre avec une signature lumineuse à cheval sur les deux. Vous remarquerez que la signature reprend l’un des demi-hexagones du logo de la marque. Des points de lumière, en dégradé, font écho à cette signature tant dans les feux que dans la fausse calandre.

Le bouclier est sobre lui aussi : deux entrées d’air latérales reliées par un jonc noir. C’est très lisse également. Le profil n’offre pas d’aspérité au regard et seul un pli de carrosserie discret amène à regarder l’arrière. Ce dernier est un symétrique de l’avant avec un bandeau lumineux qui reprend la forme que l’on a vu devant. La signature lumineuse est la même. Pour alléger visuellement l’ensemble, le SUV a une partie noire en bas des portières qui se prolonge en remontant dans le bouclier arrière.

Un faux air de SUV Jaguar ?

La berline a un bouclier plus fin dans son traitement, n’a pas cette « astuce » noire dans le profil et possède un jonc chromé qui souligne le pavillon. La trappe de recharge est cachée dans l’aile arrière droite, sous le feu.

A l’intérieur, c’est très épuré. Tout est traité horizontalement comme c’est la mode depuis plusieurs années. Mais, surtout, le tableau de bord est comme suspendu dans le vide, un peu comme dans les voitures des années 50/60 avec une console centrale qui ne sert pas de pilier visuel. Cette console flottante dégage un espace « fourre-tout » entre les occupants à l’avant.

Le haut de la planche de bord est constitué de deux grandes dalles horizontales non jointes (dont une tactile). Sur les photos, cela a l’air très abouti, plus show car que concept. Il y a bien quelques détails qui font clinquant, mais dans l’ensemble cela fait sérieux.

Et technologiquement cela donne quoi Izera ?

La Pologne n’a pas encore le savoir-faire pour concevoir une plateforme électrique, des batteries, l’électronique, etc. Ca ce n’est pas nous qui le disons, mais les acteurs de ElectroMobility Poland, ainsi que des Ministres. Les deux voitures présentées sont donc créées sur des composants existants. Le but est à terme d’acquérir ces capacités en interne au pays et donc de créer la valeur ajoutée en Pologne. Ambitieux, on vous dit.

Pour avoir les moyens de ses ambitions, Izera a recruté quelques grands noms de l’ingénierie automobile. On citera Łukasz Maliczenko qui est passé par ZF avant de rejoindre Jaguar Land Rover et d’y travailler à l’électrification des motorisations et trains roulants. Un réseau public de chercheurs Polonais, le Łukasiewicz Research Network, est même soutien de cette aventure automobile.

Côté design, Tadeusz Jelec qui a travaillé chez Jaguar était consultant (cela se voit non ?). Les véhicules ont été dessinés en interne, mais également avec le studio italien Torino Design de Roberto Piatti (qui a travaillé chez Bertone avant de lancer son propre studio de design).

Jusqu’à 400 km WLTP

La batterie, implantée dans le sous-plancher, devrait être proposée avec deux capacités dont la plus grande doit permettre de parcourir 400 km selon le cycle WLTP mixte. Evidemment, les voitures embarquent les technologies récentes comme les freinages d’urgence, l’ESC, la détection des angles-morts, reconnaissance des panneaux? ETC;

Et comme souvent avec un véhicule électrique, on est connecté. Ainsi, branché sur une prise de courant, une wallbox (prise Type 2) ou un chargeur rapide (prise Combo CCS 2 visiblement) on peut à tout moment connaître à distance l’état de charge, pré-climatiser l’habitacle, lancer ou arrêter la charge, la programmer, etc. Enfin, Izera promet un 0 à 100 km/h sous les 8 secondes.

Les véhicules présentés sont des prototypes, mais Izera assure que le style sera conservé. On peut parier sur les rétros, les poignées escamotables et sans doute la partie lumineuse qui seront « mis en série ». Les deux véhicules sont prévus pour 2023. Izera s’adresse aux Polonais et promet donc des prix serrés.

Notre avis, par leblogauto.com

Le style, dans son traitement « fluide », n’est pas sans rappeler celui du Jaguar i-Pace par exemple en moins « acéré ». C’est sobre, et à part les points lumineux dans les feux-calandre, on peut l’imaginer en production.

Reste la grande inconnue technique, car pour le moment, cela reste « vague ». Izera va aller puiser dans ce qui existe déjà chez d’autres et ce ne sera donc pas un « game changer ». En revanche cela peut dynamiser l’industrie automobile polonaise et lui permettre d’acquérir un savoir-faire, un peu comme à l’époque de Fiat qui envoyait d’abord tout en pièces détachées à assembler, avant que la Pologne ne commence peu à peu à fabriquer sur place une grande partie des pièces.

La Pologne a beau avoir un parc de production électrique renouvelable qui augmente d’année en année, son électricité est fortement carbonée avec environ 700 g de CO2/kWh produit. En supposant qu’il faut 20 kWh produits pour faire 100 km au final, cela représente 140 g de CO2/km. Un gros thermique. Mais, ElectoMobility Poland planifie l’avenir avec un mix électrique qui va se décarbonner peu à peu. Et VE+grid y participeront.

Galerie des prototypes électriques Izera


(cliquez)

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87 Commentaires sur "Izera : la nouvelle marque électrique venue de Pologne"

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SGL
Invité

Électrique by le charbon ! 😉

Mwouais
Invité

Togg ou Izera, je reste sceptique de ce qu’ils parviennent à s’imposer.

Évidemment, pour Togg, la ‘volonté’ politique pourrait imposer la réussite du projet.

Pour l’Izera, la concurrence européenne est plus problématique.

La rouge est pas mal et l’idée du fourre tout (du rétro famille,etc) pour Madame est la bonne idée (positionnement vers famille/femme) qui pourrait être l’argument majeur d’un achat différent. La femme est sans doute moins liée à l’achat atavique ou pseudo-national, plus pragmatique, quoi.

Bon, je continue à ne pas y croire mais courage à eux.

SGL
Invité

eehh hum , pourquoi pas !?
Turquie Pologne, sont des grands pays , des pays qui ont pris du poil de la bête de la chute du mur de Berlin.
Je serais Turque ou polonais, j’y croirais à fond !

retrouvé le retour
Invité

Effectivement la bête est assez poilue !! Surtout la Turque mais ce n’est pas la même eau bénite !! SGL cherche certainement a passer un mur 🙂

Mwouais
Invité

@SGL : rassasier le pays d’une voiture nationale est possible en Chine dans un marché quasi infini; sur un marché polonais de 38 millions d’habitants (actuellement seulement 500.000 voitures (?)), Il va falloir proposer un produit compétent à disputer des parts de marché avec les constructeurs établis et cela de façon frontale (pas comme Tesla) pour disposer d’un marché plus étendu.

SGL
Invité

Enfin, la VE continue à se mondialiser !

retrouvé le retour
Invité

L’eau bénite serait un meilleur carburant pour les Polonais !!

greg
Invité

Encore un enieme projet de voiture nationale teleguidee par un regime politique sur la voie de l’ autocratie/dictature (Turquie, Venezuela…)
Au lieu de flatter leur ego, ils devraient investir l’ argent ailleur….

retrouvé le retour
Invité

Ceci dit une promenade dans une ville polonaise en hiver indique directement à vue de nez de quel charbon ils se chauffent et vu l’odeur ce n’est pas de la lignite !

zeboss
Invité

tu t’es soigné ? je comprends – enfin – tes posts !

SGL
Invité

Les ENR surclassent les combustibles fossiles en Europe.
https://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/articles/les-enr-surclassent-les-combustibles-fossiles-en-europe-82097/
Cette auto arriverait au bon moment !?

Bizaro
Invité

@SGL
t’as au moins lu l’article de ton lien?

SGL
Invité

Ben oui …et !?
Les causes sont multiples comme souvent.
Parfois un mal fait également du bien…

Bizaro
Invité
Durant le confinement et le ralentissement de l’activité, la part de la production d’électricité à partir d’ENR fut supérieure à celle des combustibles fossiles en Europe. Ça c’est la réelle information de l’article, présenté de façon non fallacieuse. En tirer que cette voiture arriverait au bon moment, avec comme information « Les ENR surclassent les combustibles fossiles en Europe. » C’est faire croire que la production d’électricité à partir d’ENR est déjà supérieure à celle des combustibles fossiles, de manière permanentes et durable. Non LA cause est : le ralentissement de l’activité, donc besoin de moins d’électricité, donc on arrête prioritairement ce… Lire la suite >>
SGL
Invité
Non justement, je ne suis pas d’accord. Il ne faut pas voir cela avec œillères, mais plus en globalité et a terme plus long. Il y a un ralentissement ponctuel… mais personne ne sait exactement quand la normale sera revenue aux 100 % de 2019, suivant les milieux on parle de 2021 -2023 – 2025 ? Mais déjà dans beaucoup de domaines (et ce n’est pas moi qui le dit) on ne repartira pas avec les mêmes systèmes de production d’énergie de l’avant covid et les EnR vont se tailler la part du lion dans l’immédiat post Covid-19. J’ai envie… Lire la suite >>
Bizaro
Invité
Durant le confinement et le ralentissement de l’activité, la part de la production d’électricité à partir d’ENR fut supérieure à celle des combustibles fossiles en Europe. Ça c’est la réelle information de l’article, présenté de façon non fallacieuse. Point barre ! L’article ne se perd absolument pas dans des prévisions chiffrées hasardeuses sur la pérennité de la situation. Ça c’est toi qui le fait. Ne viens pas mettre un lien en t’appuyant sur un titre imprécis pour déclarer comme vraies et vérifiées tes projections fantasques. N’écris pas : « Les ENR surclassent les combustibles fossiles en Europe. » ou alors tu dis… Lire la suite >>
wizz
Membre
rien du tout Actuellement, les producteurs ENR, éoliennes et solaires, ne se préoccupent pas de la régulation de leur production. Quand ça produit, alors ça produit. Et quand il n’y en a pas, alors il n’y en a pas. Comme ils ne stockent pas le surplus de leur production à l’instant T, alors on demande aux autres de stopper urgemment leur centrales, hydrauliques, thermiques, nucléaires. Alors, forcement, la production des autres baissent, non pas parce que les gens ne veulent plus consommer de l’électricité fossile ou nucléaire, mais parce qu’on a forcé ces centrales à stopper. Si le Covid se… Lire la suite >>
wizz
Membre

si au moins ces ENR produisaient aux moments où on en a besoin…

C’est comme la pluie.
Avoir une importante pluviométrie annuelle, c’est bien.
Mais s’il pleut à grosses averses aux moments où on n’en a pas besoin, et rien lorsqu’on en a besoin, alors ce n’est pas utile….
Les ENR, c’est souvent dans ce cas là: pas toujours aux moments où on en a besoin.

SGL
Invité

Il y a un début de solution juste en bas !

wizz
Membre

ce n’est pas une solution

lorsque tu auras fait le bilan complet de la filière ENR+hydrogène (en tant que stockage/restitution), alors on pourra en discuter

pour le moment, c’est juste un beau principe, et qui restera beau tant qu’on ne regarde pas les détails.

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