Accueil Dakar Dakar 2020 : présentation de l’épreuve

Dakar 2020 : présentation de l’épreuve

1575
8
PARTAGER
arabie saoudite

Plus que quelques jours avant le départ du Dakar 2020, qui fait peau neuve en se délocalisant en Arabie Saoudite. Une première au Moyen-Orient, après l’Afrique et l’Amérique du Sud.

Quelques chiffres

  • 42e édition
  • du 5 au 17 janvier 2020
  • 557 participants .
  • 134 autos/SSV, 170 concurrents motos/quads et 47 camions.
  • 5097 kilomètres de spéciales

Le Dakar en Arabie Saoudite

Devenu une « marque », le Dakar conserve son nom et mute pourtant au Moyen-Orient. Après une décade passée en Amérique du Sud, le contexte économique difficile de la région a poussé ASO à délocaliser, pour la seconde fois de son histoire, l’épreuve. C’est l’Arabie Saoudite qui accueille désormais le rallye-raid, et les concurrents seront bien avisés de s’adapter aux coutumes locales.

Ce choix du pays des Saoud a déclenché une vaste polémique, le royaume étant pointé du doigt pour ses manquements répétés aux droits de l’Homme, son implication dans la guerre au Yémen et les révélations sur l’assassinat du journaliste Jamal Khashoggi en 2018 par les services secrets saoudiens. Mais bon, depuis les JO de Berlin 1936, on sait bien que cela pèse peu face aux enjeux politiques et financiers.

Sport et politique n’ont jamais fait aussi bon ménage. On le sait, l’Arabie Saoudite prépare « l’après-pétrole » et désire utiliser le sport comme un vecteur d’image, à l’instar de ce que fait le grand rival Qatari depuis de nombreuses années. Déjà hôte d’une manche du championnat du monde de Formula E, le pays compte bien se servir du Dakar comme d’une vitrine internationale.

  • Étape 1 – Dimanche 5 janvier 2020 : Jeddah > Al Wajh – 319 km de spéciales (sur un total de 752 km)
  • Étape 2 – Lundi 6 janvier 2020 : Al Wajh > Neom – 367 km de spéciales (401 km)
  • Étape 3 – Mardi 7 janvier 2020 : Neom > Neom – 404 km de spéciales (489 km)
  • Étape 4 – Mercredi 8 janvier 2020 : Neom > Al Ula – 453 km de spéciales (676 km)
  • Étape 5 – Jeudi 9 janvier 2020 : Al Ula > Ha’il – 353 km de spéciales (563 km)
  • Étape 6 – Vendredi 10 janvier 2020 : Ha’il > Riyadh – 478 km de spéciales (830 km)
  • Jour de repos – Samedi 11 janvier 2020 : à Riyadh
  • Étape 7 – Dimanche 12 janvier 2020 : Riyadh > Wadi Al-Dawasir – 546 km de spéciales (741 km)
  • Étape 8 – Lundi 13 janvier 2020 : Wadi Al-Dawasir > Wadi Al-Dawasir – 474 km de spéciales (713 km)
  • Étape 9 – Mardi 14 janvier 2020 : Wadi Al-Dawasir > Haradh – 415 km de spéciales (891 km)
  • Étape 10 – Mercredi 15 janvier 2020 : Haradh > Shubaytah – 534 km de spéciales (608 km)
  • Étape 11 – Jeudi 16 janvier 2020 : Shubaytah > Haradh – 379 km de spéciales (744 km)
  • Étape 12 – Vendredi 17 janvier 2020 : Haradh > Qiddiyah – 374 km de spéciales (447 km)

Le Dakar partira de Jeddah, la 2e ville  (3,5 millions d’habitants) et cœur économique du pays avec son port ouvert sur la mer rouge. Les deux premières étapes longent cette mer, promettant sans nul doute de beaux paysages. Le jour de repos aura lieu à Riyadh, la capitale politique, avant la dernière semaine de course qui s’achèvera à Qiddiyah, une ville nouvellement construite. Les organisateurs annoncent 75% de surface de dunes, mais la fin du parcours, plus roulante, pourrait s’apparenter à des spéciales de type WRC.

L’Endurance sera mise en avant, avec 5 spéciales sur 12 dépassant les 450 kms.

Nouveautés règlementaires

• Roadbook en couleurs

Les symboles du roadbook seront imprimés en couleurr, afin de faciliter le travail de préparation, surtout pour les pilotes amateurs. Sur au minimum quatre étapes, le roadbook sera distribué le matin au départ de la spéciale.

• pause pour tous

Déjà en vigueur pour les motos et quads, un point stop de 15′ sera maintenant respecté pour toutes les catégories.
Ce temps de pause est utile à double titre en termes de sécurité : il impose un temps de repos et de reconcentration, et permet également de diminuer le nombre de dépassements entre SSV et autos par exemple.

• étape « super Marathon »

Seules 10 minutes de mécanique seront autorisées aux motos et quads à l’arrivée au bivouac de Neom ! Les questions de stratégie et de gestion de la course, notamment sur l’usure des pneumatiques, seront encore plus délicates que d’habitude. Une autre étape marathon plus classique, avec assistance uniquement autorisée entre concurrents, sera organisée à Shubaytah.

• Joker pour (presque) tous

En cas d’abandon sans conséquences médicales, un équipage ou un pilote peut être autorisé à reprendre la course en participant pour la suite du rallye à un classement parallèle baptisé « Dakar Experience ». Les pilotes d’élite en sont exclus.

• SSV

En conformité avec le règlement FIA, une catégorie T3 unique réunit les buggys légers (< 900 kg) dont le moteur est inférieur à 1 000 cc. Ils seront répartis en deux classes : les T3.S (série) limités à 120 km/h et les T3.P (prototypes) limités à 130 km/h, tous équipés d’une bride l’arrivée d’air qui nivelle les performances.

forces en présence en catégorie Auto

Les FAVORIS

Bahrain JCW X-Raid Team

Véhicule : JCW Buggy X-Raid

Vaincu en 2018, le team X-Raid revient avec, encore une fois, le line-up le plus expérimenté et titré du plateau. Le Buggy bénéficie d’importantes évolutions, notamment sur les suspensions et l’avant du véhicule est raboté, plus court. Le royaume de Bahreïn est le nouveau sponsor titre.

Carlos SAINZ/ESP (copilote : Lucas Cruz)
La légende du rallye entame à 57 ans son 13e Dakar, avec une science de la course intacte. Après une édition 2019 frustrante achevée au 13e rang, « El Matador » n’a pas dit son dernier mot !

Stéphane PETERHANSEL/FRA (copilote : Paulo Fiuza)
Cette édition sera un défi compliqué pour « Mister Dakar », dont l’épouse, Andréa, sa copilote, a déclaré forfait pour raisons de santé. L’homme aux 13 victoires veut essuyer les deux revers consécutifs et arrive sur le Dakar avec une excellente préparation.

Orlen X-Raid

orlen x-raid

Jakub ‘Kuba’ Przygonski/POL (copilote : Timo Gottschalk)

Sponsorisé par Orlen, qui soutient également Kubica, le polonais a signé son meilleur résultat l’an passé avec une 4e place. C’est un outsider à prendre au sérieux pour la victoire.

Toyota Gazoo Racing

véhicule : Toyota Hilux Dakar

Comme pour le Mans, Toyota a longtemps rongé son frein avant de gagner le rallye-raid. C’est désormais chose faite et le constructeur japonais arrive en grand favori, avec une armada qui aura de grandes ambitions.

Nasser Al Attiyah/QAT (copilote : Matthieu Baumel) Vainqueur en 2011 avec VW, en 2015 avec Mini et l’an passé avec Toyota, le Qatari est le favori de cette édition.  Il connait parfaitement la région et les dunes du Moyen-Orient, et aura sans doute à cœur de faire triompher son pays chez le grand rival voisin !

Giniel de Villiers/AFS (copilote : Alex Haro) En 16 participations, le sud-africain n’a jamais abandonné et a terminé 8 fois sur le podium, avec une victoire en 2009 sur Volkswagen Race Toureg. Seulement 9e l’an passé, il a sans doute soif de revanche.

Fernando Alonso/ESP (copilote : Marc Coma) Le double champion du monde de F1 sera évidemment la grande attraction de cette édition. Repu de ses deux victoires au Mans et de son titre WEC, le taureau des Asturies est toujours avide de nouvelles expériences. Poursuivant l’aventure avec Toyota, l’espagnol arrive cependant avec beaucoup d’humilité et devra apprendre les ficelles d’une épreuve très particulière, à des années lumière de ce à quoi il a été habitué. Il pourra compter à ses côtés sur l’expérience de Marc Coma, quintuple vainqueur de l’épreuve en Moto.

Bernhard Ten Brinke /NED Le néerlandais reste sur trois abandons consécutifs. Difficile de savoir ce qu’il peut réellement faire.

LES OUTSIDERS

Borgward Rally Team

Véhicule : BX7 Evo

Le constructeur germano-chinois, qui développe une gamme de SUV, continue son engagement au Dakar pour se refaire un nom. Le BX7 Evo

Nani ROMA/ESP (copilote : Daniel Oliveira Carreras)

Vainqueur en 2014, le vétéran espagnol, qui dispute son 24e Dakar, est le principal « transfert » de la saison. Il a quitté le team X-Raid Mini pour tenter l’aventure Borgward, avec une voiture qu’il découvre encore.

PH Sport – Abu Dhabi Racing

Véhicule : Peugeot 3008 DKR

Spécialiste en préparation et en location de voitures de rallye et de rallye-raid, PH Sport revient avec ce bon vieux Peugeot 3008 DKR. Point de Sébastien Loeb cette année, mais le cheikh Khalid Al Qassimi

Cheikh Khalid Al Qassimi/ABD  (copilote : Xavier Pansieri) Longtemps habitué aux routes du WRC et rival régulier d’Al Attiyah dans le championnat du Moyen-orient des rallyes, il dispute sa 3e édition du Dakar.

MP SPORT

Véhicule : Ford Raptor RS Cross Country

prokop

L’ancien pilote WRC tchèque Martin Prokop a créé sa structure avec laquelle il a terminé 7e du Dakar et 2e de la coupe du monde des rallyes tout-terrain en 2018. Il engage une Ford Raptor RS Cross Country, surnommée « Shkrek 2 ». Lors du dernier rallye du Maroc, un gros accident a failli tout remettre en question. Son copilote Jan Tomanek a été blessé et remplacé par Viktor Chytka, un habitué du rallye-raid.

Overdrive

véhicule : Toyota Hilux Dakar

Yazeed-Al-Rajhi-wins-Rally

Yazeed Al Rahji/SAU (copilote : Konstantin Zhiltsov)

C’est le régional de l’étape !  Au départ de son sixième Dakar, le pilote saoudien reste sur une 7e place en 2019 avec un buggy Mini ! Et il vient de remporter le Rally Al Alu Neom, une bonne course de préparation au Dakar. Peut-il se transcender ?

 

Sources : Dakar et sites équipes officielles

Poster un Commentaire

8 Commentaires sur "Dakar 2020 : présentation de l’épreuve"

Notification de
avatar
Trier par:   plus récent | plus ancien | plus de votes
AXSPORT
Invité

Hate d’entendre les V8 Toyota !!!
🙂

SGL
Invité

J’imagine que l’armée saoudienne sera en alerte maximale pendant l’épreuve.
Du Nord au Sud, de l’Ouest à l’Est, des dangers existent.

Skwaudi
Invité

Vw amène ses grilles pains ??

SGL
Invité

Ça serait une bonne idée, ça testerait le matériel dans des conditions extrêmes…

gigi4lm
Invité

 » …le royaume étant pointé du doigt pour ses manquements répétés aux droits de l’Homme … »
L’Arabie Saoudite n’est surement pas un exemple en ce domaine mais l’est encore moins pour les droits de la femme ( oui, j’ai bien compris que « l’Homme » était un terme générique regroupant tous les humains)

SGL
Invité

L’Arabie Saoudite et les journalistes !?

Invité
Je me trompe peut être car je ne connais pas l’Arabie Saoudite, juste les Emirats Arabes Unis. Mais chez ce dernier, la loi est très rude et parait dingue de chez nous. Mais la réalité est tout autre. En tout cas à Dubaï, où des proches vivent, les femmes ne sont pas voilées, et sont en bikinis sur les plages (en particulier les femmes occidentales, laissées tranquilles), conduisent… ça boit en veux tu en voilà, et on s’y sent très en sécurité (les dames aussi). Les histoires de drogue sont en effet compliquées, même si dans les appartements et soirées… Lire la suite >>
Bizaro
Invité

« Il n’est pas impossible que l’Arabie Saoudite et les EAU marchent pareil. »

Pour avoir fait les deux professionnellement et sans avoir la prétention de connaitre la vraie vie des vrais gens sur place, les EAU et l’AS sont extêmement différents.

La vie courante publique que vous décrivez à Dubai qui a court aussi bien à Abou-dAbi ou même à Fujaïrah, n’existe clairement pas à Riyad. Après pour les soirées « privées »: nspp.

En plus des opportunités professionnelles, c’est d’ailleurs pour cela que les gens retrouvent leurs proches aux EAU et non pas en AS. AMHA

wpDiscuz