Accueil Endurance 24 H du Mans 2019 – H+4 : jusqu’ici tout va bien

24 H du Mans 2019 – H+4 : jusqu’ici tout va bien

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A suivre cette course des 24 heures, on se dit vraiment que l’endurance a fait ses preuves quant à la fiabilité des autos. En effet, avec ces conditions idéales de température et de météo, il apparaît que la majorité des teams engagés est rompue à disputer des courses de 4 heures en ELMS ou de 6 heures en WEC et que les problèmes mécaniques n’interviendront que plus tard.

Pour l’heure donc, dans la catégorie LMP1, l’avantage des deux Toyota  tient en fait à deux éléments. En premier lieu, les temps au tour des hybrides japonaises avantage les Toyota d’une seconde, alors que si les Toyota s’arrêtent pour ravitailler  tous les 11 tours, leurs rivales Rebellion et SMP semblent osciller entre 9 et 10 tours. On a assisté à Changement de capot avant sur la Toyota TS050 Hybrid #8 de Toyota Gazoo Racing pilotée par Fernando Alonso.

Toyota semble avoir pour objectif de battre certains records avant une équivalence plus restrictive et le règlement super sport.

La victoire et le championnat en LMP2

En LMP2, trois équipes se bagarrent au sommet d’une hiérarchie semblant vouloir se dessiner et qui regroupe aux trois premières places provisoires: la Signatech Alpine #36, la G Drive #26  et la Jackie Chan #37. Le léger avantage de l’Alpine tient sans doute au fait que Nicolas Lapierre bien dans la cadence a enchaîné 5 relais sans sourciller. Pourtant, avec 17 autos de la catégorie positionnées dans le même tour, on peut penser que les équilibres restent fragiles.

A propos de son long temps de conduite Nicolas Lapierre précise: « Nicolas Lapierre revient sur son quadruple relais : « Il n’est pas encore temps d’être fatigué. Nous avons une longue course devant nous. C’est une belle bataille avec l’Aurus 01-Gibson #26. Pour l’instant tout se passe bien et on va continuer comme ça. On a dû anticiper un changement de pneumatiques car nous en avions un qui présentait des cloques ».

La lutte entre l’Alpine et l’Aurus se poursuit, on s’interroge pour savoir quelles sont les consignes données à Pierrre Thiriet par Alpine et à Job Van Uitert par Aurus. En tout cas comme nous le confiait avant la course le papa de Pierre, si le fiston était ravi de s’aligner une fois encore dans cette course mythique des 24 heures, lui éprouvait toujours un peu de stress à suivre la course. En tout cas, Pierre dut laisser passer Van Uitert qui se montrait très entreprenant en jouant avec la position de la Ford #67 pour obliger l’Alpine à ne pas trop résister.

On assista peu avant 19 h à un une sortie de piste de la Ligier d’ARC Bratislava  qui tapa un mur de pneus et effectua un tête à queue.

Panaché en GTE

En GTE Pro, on ne pas dire que les choses traînent en route. C’est d’ailleurs ce qui plait au public car les passes d’armes sont quasiment incessantes et là ce sont les 17 voitures en course qui se tiennent quasiment par la barbichette en roulant toutes dans le même tour. La Corvette #63 contient difficilement  la Ferrari #51 qui précède la Porsche #93.   D’ailleurs cette troisième place n’a rien d’acquis puisque  la Ford GT #67, la Porsche 911 RSR #93 et la Ford GT #68 se livrent à une très belle bataille.

En GTE AM, après là aussi de sévères explications et parfois aussi quelques excursions en bordure de piste. Pour la première fois depuis le départ, la Ford GT #85 de Keating Motorsport a pris la  tête de la catégorie, pour combien de temps, nul ne saurait le dire tant les protagonistes ne se font aucun cadeau. La Ferrari JMW Motorsport #84 tient bien la cadence quelques secondes derrière, alors que la Porsche Dempsey Proton suit à moins de 3 secondes.

L’Aston Martin Vantage #98 ferme la marche de ce classement de la catégorie et de la course ayant connu des problèmes de direction assistée.

Texte Alain Monnot, Photo T. Emme

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