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Licenciements chez Tesla, sans lien avec la production de la Model 3 ?

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Tesla serait-il contraint de licencier suite à ses déboires rencontrés dans la production de sa nouvelle Model 3 ? si certes, la « chose » est loin d ‘être présentée de la sorte par le constructeur, reste que les supposés hasards de calendrier peuvent laisser penser à une relation de cause à effet.

Tesla licencie 400 personnes après une évaluation annuelle

Confirmant une information du journal local Mercury News, un ancien employé de Tesla a déclaré que le groupe automobile avait licencié près de 400 personnes durant la semaine qui vient de s’écouler. Le constructeur a quant à lui indiqué dans un communiqué que l’évaluation annuelle de ses collaborateurs avait donné lieu à des « départs » , sans toutefois en préciser le nombre. Ajoutant que des promotions avaient parallèlement été attribuées. La raison des départs serait directement liée aux performances – jugées médiocres – des salariés visés par la mesure.

L’ancien employé, qui travaillait sur une chaîne de montage a précisé pour sa part que parmi les personnes concernées figuraient des chefs d’équipe et superviseurs. Ajoutant que le chiffre exact de personnes remerciées n’était pas connu. S’agissant de sa propre situation, il a tenu à souligner avoir été lui-même licencié bien que n’ayant jamais fait l’objet d’une évaluation négative.

Selon Mercury News, entre 400 et 700 personnes seraient concernées. A comparer aux 33.000 personnes employées par Tesla.

Tesla confronté à d’importants problèmes de production sur la Model 3

Si cet été, Elon Musk, le patron de Tesla, avait promis « six moins d’enfer de production », au début du mois d’octobre, le constructeur a fait état de « goulets d’étranglement » dans la production de la Model 3. Alors que les premiers véhicules de série de ce type sont sortis des chaînes début juillet, seulement 260 exemplaires ont été produits au troisième trimestre.

Pourtant Tesla s’était préalablement fixé pour objectif de produire 1.500 exemplaires de son nouveau modèle. Des difficultés de production seraient  – nous dit-on –  à la base du problème. Le groupe automobile affirme bien évidemment tout faire pour y remédier. « Il est important de souligner qu’il n’y a pas de difficultés fondamentales avec la production de la Model 3 ou sa chaîne d’approvisionnement. Nous sommes confiants dans notre capacité à résoudre ces goulets d’étranglements à court terme« , a insisté la société dans son communiqué. Reste que Tesla était précisément attendu sur sa capacité à produire un véhicule de masse … certains analystes demeurant pour le moins sceptiques, voire attendant le constructeur au virage.

Alors que la Model S et la Model X, les grandes sœurs de la Model 3, sont des modèles de petites séries avec un prix de vente débutant à 80.000 dollars, Tesla voit désormais les choses en grand avec sa Model 3, dont le prix de base est nettement moindre, avoisinant 35.000 dollars.

Mais Tesla tient   à ce que cela soit clair : selon lui, les licenciements de la semaine dernière n’ont rien à voir avec les problèmes de production du Model 3. « Comme dans chaque entreprise qui compte un effectif de 33.000 personnes, certaines évaluations conduisent au départ d’employés », précise-t-il dans un communiqué. Sans toutefois indiquer les critères pris en compte pour évaluer ses salariés. Tesla n’a toutefois pas confirmée le nombre de ces départs.

D’ambitieux et coûteux objectifs de production

Les yeux plus gros que le ventre ? La grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le bœuf ? Reste que Elon Musk a bel et bien annoncé il y a quelques mois viser un rythme de production de 5.000 voitures par semaine fin 2017 et de deux fois plus en 2018. Son but ultime étant d’atteindre une production annuelle de 500.000 unités. Ce que certains considèrent comme un véritable défi industriel, alors que la production s’est élevée à 84.000 véhicules en 2016.

Le groupe a prévu d’investir 2 milliards de dollars durant les six derniers mois de 2017 en vue d’augmenter ses capacités. Dans ce but, il a levé l’équivalent de 1,8 milliard de dollars sur le marché obligataire en août dernier.

Sources : Reuters, Belga, Mercury News, Tesla
Crédit Illustration : Tesla

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40 Commentaires sur "Licenciements chez Tesla, sans lien avec la production de la Model 3 ?"

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Navigator84
Invité

33.000 employés pour une entreprise qui produit à peine 100.000 voitures par an et qui n’a jamais gagné un dollar…

Roadrunner
Invité

33 000 salariés, 11 000 rappels, la marque des records.
Tesla rappelle 11.000 « Model X » pour ajuster le siège arrière.

http://www.zonebourse.com/TESLA-6344549/actualite/Tesla-rappelle-11-000-Model-X-pour-ajuster-le-siege-arriere-25273188/

Invité

N’oublions pas que chaque concessionnaire Tesla appartient au constructeur et que ce sont des employés Tesla… Cela gonfle énormément les chiffres, imagine combien d’employés Renault devrait compter si ils étaient tous dans le même cas! 😉

François
Invité
Dans cette charette de licenciements, combien d’ouvriers qui militaient pour que l’UAW les représente ? Je pose la question car le NLRB, l’agence fédérale en charge de la lutte contre les pratiques illégales au travail, vient juste de déposer plainte contre Tesla, ce dernier étant accusé de faire pression (interdiction d’en parler lors de pauses, vigiles peu aimables à la sortie de l’usine lors d’opérations de tractages, etc…) sur ses salariés pour que le syndicat automobile reste hors de Fremont, ce qui est bien évidemment illégal. Autre point, le taux d’accidents à Fremont était de 8,8 pour 100 ouvriers, contre… Lire la suite >>
Invité

A lire les temoignages, travailler pour Tesla est Zolaesque. Heures sup’ sur heures sup’, pression du mid-management, la realite est bien loin de l’image zen et progressiste que Musk donne. Dans ces conditions, normal que le taux d’accidents soit eleve.
Ce lien peut donner une idee : https://www.indeed.com/cmp/Tesla-Motors/reviews
Pas etonnant que Tesla refuse l’UAW (mais bon, ce syndic est tres extreme, probablement trop, Detroit lui doit en partie sa perte d’industrie).

wizz
Membre

Pour qu’il y ait une moyenne de 6.7 pour le taux d’accident, cela veut dire que certains sont en dessous, et d’autres au-dessus, certains vertueux à 3, 4 ou 5 et d’autres à 7, 8 ou 9…

Tesla serait dans la fourchette basse, mais peut-être pas pire que d’autres (pas vertueux) de l’industrie automobile classique

Ce qu’il faut voir surtout, c’est la nature des accidents.

greg
Invité

« Pour qu’il y ait une moyenne de 6.7 pour le taux d’accident, cela veut dire que certains sont en dessous, et d’autres au-dessus »
Bravo Einstein, tu viens de comprendre ce que signifie une « moyenne » 😀

ART
Invité

Greg, certains ne peuvent s’empêcher de te donner des leçons en permanence et à tout propos…

wizz
Membre
bravo greg tu sais ce qu’est une moyenne, mais apparemment, tu ne sais pas t’en servir pour analyser un fait, pour analyser le commentaire de François: le taux d’accident chez Tesla est au-dessus de la moyenne à 8.8 contre 6.7 en moyenne. Est ce grave? Je me suis posé cette question. Toi, tu te contentes de la définition du mot moyenne. Bravo greg…. Disons que la masse moyenne des gens serait de 70kg. Tu fais 80kg sur la balance. Tu es au-dessus de la moyenne. Est ce grave? Dois tu immédiatement faire un régime pour ta santé Disons que la… Lire la suite >>
ART
Invité

Comme toujours, tu interprètes à ta sauce, mon propos était général et nullement à propos de tes savants calculs de moyenne…

Pour le reste, tu ferais un effort à éviter ton mépris et ta condescendance de tes posts, ça aiderait grandement à l’ouverture à la discussion… (et souvent t’éviter une floppée de -1 en jouant l’étonnement…)

SAM
Invité

Ben moi ce sont les défauts et le fiabilité qui vont m’interroger avec cette nouvelle.

SGL
Invité

Que Tesla connaisse des problèmes de montée en cadence ne m’étonne pas et me rassure pour les « vieux » constructeurs.
Enfin en attendant, presque que tous les mois, on assiste à des records de productions et de gains de part de marché.
C’est tout simplement plus dur que prévus, t’en mieux pour la concurrence.
Si dans 4 ans, la Model 3 atteint son régime de croisière, soit 500 000 exemplaires, je pense qu’ils auront gagné leur pari et ils seront « Too big to fail ».

Jdg
Invité

personne n’est « too big to fail » preuve avec lehman, gm,mitsu etc….

Hans Gruber
Invité

ils finiront bien par réussir à la produire en quantité suffisante. ce n’est qu’une question de temps.
la vraie problématique est de savoir si les investisseurs auront la même patience. Jusqu’à présent, si Tesla n’a pas déjà mis la clef sous la porte, ce n’est que grâce à une mise sous perfusion financière. Si la bulle éclate, tout est fini.

SGL
Invité

Oui et non @Jdg
Lehman Brothers est justement l’exception qui confirme la règle.
GM n’est pas Chrysler 😉
Chrysler et Mitsubishi ont eux des repreneurs.
Tesla est encore aujourd’hui trop petit, ils peuvent disparaître comme Lehman Brothers mais avec plus 500 000 exemplaires voir 1 million, en faisait de la politique fiction, Apple ou Google, Microsoft, rachètera la marque Tesla qui ne pourra plus jamais disparaître. 😉

wizz
Membre
Too big to fail n’est pas une condition suffisante. Ce qui est important, c’est de savoir si tel acteur « mérite » d’être sauvé, d’être racheté Par exemple, disons que le marché japonais serait ultra-fermé. Comme activité économique et industriel, il y a l’automobile, l’électronique, banque, naval….et le tartampion, qui représente un marché de plusieurs dizaines de milliards $ Le secteur tartampion est partagé par 4 acteurs dont un grand leader YakaUno, 50% de part de marché. Ce dernier fait faillite. D’un point de vue purement interne au Japon, est il indispensable de sauver YakaUno? C’est non. Il fait faillite. Il y… Lire la suite >>
SGL
Invité

Enfin Tesla et Rover…
Les aigles ne volent pas avec les pigeons.

wizz
Membre
ça n’a rien à avoir Ce n’est pas un aigle d’un côté, et un pigeon de l’autre. Chacun en solo sur son secteur. Un pigeon seul, aurait le monopole, alors il s’en sortirait Mais si ce pigeon est en concurrence avec des dizaines d’autres, alors il y aura des gros pigeons qui survivront et des pigeons chétifs et faiblards qui crèveront Idem pour l’aigle. Et ce sera exactement pareil dans le domaine de l’automobile. Rover n’avait pas survécu au milieu d’autres constructeurs thermiques, bien plus forts, plus performants, etc…. Qu’en sera t il pour Tesla le jour où « par la… Lire la suite >>
greg
Invité

Les pigeons en l´occurence ce sont les Tesladolâtres.

SGL
Invité

@Hans Gruber
Oui, ok, Tesla est sur le fil du rasoir… c’est une véritable course contre la montre.
N’oublions pas la société-sœur, SpaceX qui marche du feu de Dieu

georges
Invité

SpaceX grâce aux subventions de l’état US.
Là aussi il y a une bulle.

SGL
Invité

Peut-être @georges
Et bien les subventions de l’état US, on faillit justement de tuer la concurrence, Arianespace… s’ils n’avaient pas sorti Ariane 6.
Et l’état US n’est pas prêt de lâcher leur accès pour les hommes dans l’espace en dehors des Russes.

greg
Invité

« Hé (j´ai corrigé) bien les subventions de l’état US, on faillit justement de tuer la concurrence, Arianespace… »
Ah bon? Quelles sont les commandes de SpaceX? Faut pas déconner non plus, la menace pour Arianespace vient avant tout des russes dont l´efficacité retrouvée(et surtout les coûts bien moindres) ont forcé Arianespace à développer le modèle 6, pas de super Elon.

SGL
Invité

NON non non… Absolument pas !
Le lanceur Soyouz travaille et n’est que complémentaire avec Arianespace avec capacité relativement faible.
Proton avec des échecs en cascade fait de la figuration, Longue Marche est Boudée par l’Occidentaux.
Lanceur japonais H-IIA de Mitsubishi Heavy Industries (MHI) ramasse les miettes (ils sont trop cher !).
Le Falcon 9 de SpaceX (subventionné) gagne des parts de marché à vitesse grand V.
http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/lancement-de-satellites-arianespace-un-marche-qui-se-complique-618327.html
https://www.lesechos.fr/26/12/2016/lesechos.fr/0211622913644_face-a-spacex–blue-origin——-arianespace-ne-doit-pas-se-reposer-sur-ses-lauriers–.htm
Si Arianespace n’avait lancé Ariane 6, ils seraient morts pour la décennie 2020… Faillite garantie !

Orangina
Invité

Capitalisation divisée par nombre de salariés = 2 millions de dollars le salarié ….. bulle bulle bulle.

SGL
Invité

Combien d’années que l’on sait tout ça, hein ? 😉

greg
Invité

A peu près aussi longtemps que dure ton aveuglement sur Tesla je dirais.

Jdg
Invité

je me demande quelle est la dette de l’entreprise?

wizz
Membre
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