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50 ans déjà : Dodge Charger, acte 2

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Suite à l’échec du premier modèle, le constructeur d’Auburn Hills se devait de réagir, et vite, pour ne pas laisser les Plymouth Barracuda et Ford Mustang s’attirer toutes les faveurs de la clientèle des muscle cars. Et Dodge réagit de la plus belle des manières en 1968, avec la seconde génération, celle qui revient immanquablement en tête lorsque l’on évoque le modèle et qui est aujourd’hui encore considéré comme un authentique classique.

Devant l’érosion des ventes de Charger dès la seconde année de commercialisation, la marque décida de revoir sa copie. En repartant d’une page blanche ? Pas complètement, car le châssis et les suspensions sont repris de son aînée. Et si cette dernière paraissait démesurément longue, sa descendante l’est tout autant, voire même un peu plus.

Esthétiquement due au crayon de Bill Brownlie (alors chef du design chez Dodge, et déjà responsable de la Charger de 66′), le style de la Charger millésime 1968 est souvent comparé à celui d’une bouteille de Coca. La face avant conserve sa grille masquant les feux, mais c’est notamment sur la partie arrière, désormais nantie d’une vraie malle, que le nouveau modèle marque le plus la rupture avec sa devancière. Les montants de pare-brise arrière sont désormais creusés pour rendre la ligne plus fine, le toit est garni de vinyl, et une double nervure semblable à des prises d’air vient orner capot et portières, en lieu et place de celle présente sur les flancs de la Charger 66′.

Pour la partie mécanique, les V8 déjà étrennés reprennent du service, épaulés en 1969 par un six cylindres en ligne de 3.7 litres en guise d’entrée de gamme. En haut du tableau, les V8 7.2 litres pour 375 (Big Block) ou 425 chevaux équipant le modèle le plus méchant de la gamme, dénommé ‘R/T’ pour ‘Road/Track’. De quoi donner du travail du côté de Hazard au Shérif Rosco P. Coltrane pour rattraper une certaine Charger orange flanquée d’un drapeau sudiste sur le toit… Qui a dit ‘Shérif, fais-moi peur’ ?

Prudent, Dodge tablait initialement sur une production de 20 à 35.000 voitures pour l’année 1968. Mais ce seront finalement plus de 96.000 Charger qui trouveront preneur cette année-là. Et l’année suivante également ; l’histoire se met alors en marche. Plusieurs changements mineurs interviendront durant la carrière de cette seconde itération, la plus recherchée de toute la lignée, produite jusqu’à l’arrivée de la troisième génération en 1971. Mais cela fera l’objet d’un autre sujet…

Illustrations : Dodge

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9 Commentaires sur "50 ans déjà : Dodge Charger, acte 2"

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Laurent
Invité

C’est celle la que je préfère elle est vraiment magnifique.

greg
Invité

Carpenter ne s´y est pas trompé en choisissant ce modèle pour Christine 😉

Christian
Invité

ce n’est pas une Plymouth Fury ’58 ?

Moi plus Président
Invité

On voit bien une Charger (bleue de mémoire) dans Christine. C’est le véhicule de l’ami de celui qui a la Fury. On voit une Charger dans Bullitt sinon durant la poursuite et dans plein d’autres films sans doute…

greg
Invité

Exact, la charger bleue 😉 par contre j´avais oublié la charger pour Bulitt, je ne me concentre que sur la Stang 😉
Sinon toujours aussi pathétiques les Gusses qui mettent -6 pour une simple vérité.

Laurent
Invité

Si Christine c’est une Plymouth Fury et pas une Dodge Charger

Thomas Roux
Invité

Christine est bien une Fury, mais de mémoire l’ami du propriétaire de la Fury dans le film (Arnie), roule en Dodge Charger de 71… je vais vérifier de ce pas!

Thomas Roux
Invité

Correction, Dennis dans le film conduit une Charger bleu ciel de 1968… Pile dans le sujet donc… 😉

greg
Invité

Voilà, la charger fait un peu contraste, même si ce n´est pas la star 🙂

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