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Essai Renault Captur 1.2 TCe 120 ch EDC (1/3) – Objet de conquête

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Si la situation commerciale du losange est actuellement périlleuse, on ne baisse pas pour autant les bras à Boulogne. Après la quatrième génération de Clio, qui a présenté les nouvelles orientations stylistiques de Renault, voici le Captur, première incursion de la firme sur le marché des mini-SUV.

Introduction

L’époque est à la déclinaison d’un modèle en de multiples variantes. Tout juste renouvelée, la Clio ne pouvait échapper à cette règle. Aussi, après avoir présentée un séduisant second opus du break Estate, la marque se lance sur le créneau du mini-SUV, une niche déflorée, avec le succès que l’on connait, par le Nissan Juke, un cousin de la famille. Un segment fort convoité puisqu’Opel y a déjà pris pied avec son Mokka et que les Peugeot 2008, Chevrolet Trax, Ford EcoSport et VW Taigun s’apprêtent à débarquer dans les show-rooms.

Présentation générale

Après la Clio et la Zoé donc, et si l’on excepte les Twingo et Kangoo actuels qui ne sont que des versions restylées des précédents opus, le Captur est le troisième modèle dessiné sous l’égide de Laurens van den Acker. Contrairement à Peugeot, qui semble avoir renoncé à la 208 SW au profit du seul 2008, Renault a décidé de faire de son premier mini-SUV un complément à la gamme de sa citadine star. Les deux partagent d’ailleurs plateforme, moteurs et un air de famille indéniable, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur. Dans un premier temps, le Captur est commercialisé avec le 1.5 dCi de 90 ch, en version Energy à boîte manuelle ou avec la boîte à double embrayage EDC (attention, les livraisons de cette dernière ne débuteront qu’au second semestre) ou, en essence, avec deux TCe : le trois cylindres Energy 0.9 de 90 ch, uniquement disponible en boîte manuelle, et le quatre cylindres 1.2 de 120 ch, forcément lié à l’EDC. Une palette plutôt sage mais qui pourrait bien être complétée, selon les dires même de Renault, d’une turbulente version RS si la demande s’en fait sentir. On a hâte.

Style extérieur

« C’est la nouvelle Clio ? » Le douanier qui vient de nous arrêter le reconnait volontiers, il voulait juste voir quel était ce modèle qu’il ne connait pas. Voilà un signe positif envoyé à la marque. Durant tout notre essai, le Captur n’a cessé de faire tourner les têtes. Hommes, femmes, adultes, enfants, tout le monde semble séduit. Sans doute est ce en partie dû à la couleur Orange Arizona de notre modèle d’essai, mais une chose est sûr : le Captur plait.

Sans être aussi original que celui du Nissan Juke, le dessin du Captur se permet quelques audaces à l’instar des bas de caisse noirs qui remontent assez largement sur les portes et dynamisent le profil. Un dynamisme également exacerbé par la ligne inférieure de vitrage qui remonte franchement vers le becquet arrière. Sur la face avant, on retrouve la nouvelle calandre de la marque sur laquelle prend place le losange taille XXL. La partie arrière est également largement imprégnée des gimmicks de la nouvelle Clio si ce n’est la forme des feux arrière qui semble inspirée par ceux du Koleos.

Bien qu’il n’ait aucune prétention en hors-bitume, le Captur n’en oublie pas pour autant de se donner des airs de tout-terrain avec ses boucliers en plastique brut et les cerclages chromés qui habillent les antibrouillards avant et les feux de jour.

 Style intérieur

Ne cédant pas à la solution de facilité, qui serait aussi la plus économique, Renault a offert une planche de bord inédite au Captur. Là encore, l’influence de la Clio se fait largement sentir mais certains éléments, tels que la console centrale qui ne semble plus ici flotter, distingue clairement le SUV. Quoiqu’il en soit, seuls les fanas de rondeurs apprécieront cette pièce qui n’est pas sans cumuler les qualités. Première d’entre elle, les assemblages qui se révèlent très précis. De quoi compenser la qualité des plastiques, aussi décevants que ceux de… la Clio. Voilà bien un point sur lequel il n’était peut-être pas fûté de prendre exemple sur le Nissan Juke. Autre atout de cette planche de bord, la boîte à gants, ou plutôt, l’absence de boîte à gants, remplacée à un large tiroir appelé Easybox. Une idée tellement pratique et simple que l’on en vient à se demander pourquoi personne ne l’avait eu avant. Car, non seulement son volume est appréciable, mais c’en est fini du fouillis qui dégringole sur vos chaussures à chaque ouverture.

Comme l’extérieur, l’habitacle se révèle être très largement personnalisable. Disponible en Ivoire et en Carbone foncé, il peut recevoir différents inserts de couleur (volant, aérateurs, contours de console et de haut-parleurs…) et profite, en fonction des versions, d’une sellerie déhoussable grâce à des zip et lavable en machine. Pratique avec les enfants.

Equipement

Inaugurées par la Zoé, les nouvelles appellations des finitions sont, naturellement, reprises par le Captur. L’entrée de gamme Life n’est toutefois pas disponible avec le 1.2 TCe qui nous intéresse ici. Sans regret puisque l’absence de climatisation condamne cette version à jouer les seconds rôles. Respectivement milieu et haut de gamme, les Zen et Intens s’attachent à n’oublier aucun équipement primordial : climatisation, jantes alliage… sans oublier les nombreuses possibilités de personnalisation. L’accent a également été mis sur la connectivité avec la possibilité de disposer, en option, du système multimédia R-Link. En plus de la navigation ou des informations routières, cette tablette à écran tactile donne accès à Coyote, à Twitter, à l’actualité, aux informations touristiques… De quoi s’occuper, mais à l’arrêt bien sûr.

Parmi les « oublis », on note la sellerie cuir, un élément pourtant très couru sur ce type de voiture « fashion », et, plus ennuyeux, d’airbags rideaux. Le Captur tente de compenser avec des airbags latéraux avant protégeant le thorax et la tête. Et les passagers arrière ?

Principaux équipements et options
ZenIntens
4 airbagsSS
Assistance au freinage d’urgence AFUSS
Essuie-glaces et phares à déclenchement automatique350 € (Pack Confort)S
ESPSS
Peinture bi-ton400 €S
Jantes alliage 16″Snd
Jantes alliage 17″400 € (Pack Look)S
Volant et pommeau de levier de vitesses cuirSS
Sellerie déhoussable0 €S
Radar de recul350 € (Pack City)S
Ouverture et démarrage mains-libresSS
Vitres électriques avant et arrièreSS
Feux de jour à ledSS
Eclairage de viragendS
Rétroviseurs extérieurs dégivrantsSS
Rétroviseurs extérieurs rabattables électriquement350 € (Pack City)S
Climatisation manuelleSnd
Climatisation automatique350 € (Pack Confort)S
Vitres arrière surteintées0 €S
GPS Media Nav550 € (Pack Navigation)S
GPS R-Linknd800 € (Pack Techno)

Modularité / Habitabilité

Fidèle à son ancien concept des « Voitures à vivre », Renault a particulièrement soigné l’habitacle du Captur. Lumineux, il permet aux petits et aux grands de se trouver rapidement à l’aise. Le conducteur profite d’une colonne de direction réglable en hauteur et en profondeur, tandis que les passagers arrière, même grands, parviendront à caser leur tête et leurs jambes sans problème. Seule condition, n’être que deux sur la banquette. Cette dernière est coulissante afin de favoriser, en cas de besoin, le volume de coffre.

Selon la position de la banquette, donc, les bagages disposeront d’un espace variant de 377 à 455 litres, voire jusqu’à 1 235 litres banquette rabatture. Des chiffres plus qu’honorables pour une auto de seulement 4,12 m de long. Et pour faciliter le chargement, le Captur est livré d’office avec un double plancher permettant d’aligner le seuil et l’aire de chargement.

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Châssis, confort et comportement
Moteur et transmission

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32 Commentaires sur "Essai Renault Captur 1.2 TCe 120 ch EDC (1/3) – Objet de conquête"

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BrainZERO
Invité

Jolie voiture… Tant qu’on y entre pas. Cet intérieur tout de même… Je ne demande pas une finition et des matériaux à la Audi mais ça fait vraiment plastique bas de gamme. Carrément rédhibitoire.

Membre

les japonaises font pire depuis bien plus longtemps, et on voit moins de monde s’en plaindre !

Membre

« Parmi les « oublis », on note la sellerie cuir, un élément pourtant très couru sur ce type de voiture « fashion », et, plus ennuyeux, d’airbags rideaux » : dans ce cas là cedric, pourquoi sur le site renault ils sont disponibles, ces airbags rideaux, et ce dés le premier niveau de finition ?

bbr
Invité

on a vu bien pire !

bbr
Invité

Je suis allé le voir ,il a du style, du volume et le r-link c’est vraiment superbe. Les détails tels que les sièges déhoussables ou le tiroir à la place de la boite à gants fallait vraiment y penser car c’est très pratique, à l’arrière il y a beaucoup de place, franchement ce véhicule mérite qu’on s’y intéresse.

Chelmi
Invité

Ça reste un modus, une bonne voiture de papi.

Jurassix
Invité

Merci pour ce commentaire d’une utilité toute relative.

Sam Suphi
Invité

@Jurassix : ne répond pas à ses messages, c’est un membre du blog qui vient ici mettre le feu aux poudres pour créer le buzz et générer du trafic.

Louis
Invité

En effet
MAIS le look n’est plus celui d’un monospace (c’est une tres grosse difference) même si il arrive a être encore plus pratique (le tiroir et les siege dehoussable) tout en gardant le coté logeable (siège arrière coulissant).

Cet voiture est une bonne nouvelle pour le segment car il va vite faire oublier la Modus.

Sam Suphi
Invité

Moi je suis trés séduit par cette auto.
Je vais attendre le DCi 110 avec boite EDC.
Ou le 2008, qui lui est fabriqué en France ?
Décision en fin d’année ou début 2014.

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