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Essai Citroën C5 1.6 THP 155 ch : Y’a pas que le HDI dans la vie.

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Au moment d’acheter une berline familiale, personne, ou presque, n’a l’idée de s’intéresser à la gamme de moteurs essence. Et pourtant, les progrès réalisés sur cette technologie durant les dernières années ont donné naisance à quelques petits bijoux. Prenons, par exemple, l’une des meilleures autos de la catégorie, la Citroën C5, et l’un des moteurs essence qui nous a le plus séduit ces derniers mois, le 1.6 THP 155 ch.

Vous en doutiez ? Et pourtant si, au tarif Citroën, on trouve des C5 essence. Certes, on n’est pas franchement embarassé par le choix puisqu’il se limite au 1.6 VTI 120 ch, systématiquement lié à la boîte robotisée BMP6, et au 1.6 THP que nous essayons ici avec la boîte manuelle à six rapports mais qui peux également recevoir, une automatique.

Avec l’accord moteur / boîte qui nous intéresse ici, la finition Exclusive est imposée. Si le tarif est un peu salé (31 650 €), l’équipement est plutôt complet puisque les jantes alu 17″, la sellerie cuir/tissu, les radars de stationnement avant et arrière, les sièges avant électriques -à mémoire coté conducteur- les vitres latérales feuilletées et les projecteurs bi-xénon directionnels sont de série. Même si l’on regrette que le GPS soit en option (1 950 € !), le rapport qualité/prix reste dans la moyenne face aux Ford Mondeo 1.6 SCTi 160 ch EcoBoost Titanium 4p. (30 530 €), Peugeot 508 1.6 THP 156 ch Allure (31 750 €, avec le GPS de série) et VW Passat 1.8 TSI 160 ch Carat (34 249 €, mais avec la sellerie cuir et le GPS de série). D’autant que la marque aux chevrons est coutumière des opérations promotionnelles percutantes et quasi-permanentes.

Âgée de quatre ans, la C5 fait désormais office de vétérante dans sa catégorie. D’ailleurs, la finition, citée en référence lors du lancement, parait désormais en retrait de celle de la plupart de ses concurrentes. Mais il ne s’agirait pas uniquement dûe à la progression de celles-ci : nous nous sommes laissés dire que Citroën avait revu ses exigences à la baisse depuis 2008. Economie d’échelle, quant tu nous tiens… On regrettera tout de même davantage l »ergonomie, tellement peu intuitive qu’il nous a fallu consulter la notice du GPS pour trouver comment modifier le volume sonore des indications.

En digne Citroën, cette C5 Exclusive est équipée de véritables fauteuils, réglables en tout sens, et auquels on ne peut reprocher qu’un léger manque de maintien latéral en virage. Combinés avec la suspension Hydractive III + livrée de série, ils assurent à la C5 un confort toujours au top niveau de la catégorie. Une qualité que l’on peut également mettre sur le compte des pneumatiques livrés de série : des 225/55 R17. Les dos fragiles remercieront Citroën de ne pas céder à la mode des enveloppes « grand diamètre, taille basse ».

Installé dans cette imposante berline de 1 471 kg, le 1.6 ne fait guère de merveilles. D’autant que la transmission, plutôt longue, ne lui facilite pas la tâche. Mais, après tout, n’avons-nous pas ici affaire à une brave familiale plutôt qu’à une sportive ? Certaines concurrentes parviennent pourtant à marier avec pas mal de bonheur ces deux mondes. Plus gênant, à bas régime, ce bloc n’est pas avare de hoquet. Un phénomêne désagréable dans la circulation urbaine et indigne du statut revendiqué. Mais, aux allures légales, la C5 THP parvient à relancer convenablement, même si dépasser hors autoroutes réclame le plus souvent de rentrer un, voire deux, rapport. Reste que le budget carburant (notre C5 a consommé environ 9 litres de moyennes durant cet essai) est largement plus conséquent que celui d’une version diesel. Mais comme l’écart de prix à l’achat dépasse les 2 000 € (la C5 2.0 HDI 160 ch Exclsuive est facturée 33 750 €), le jeu peut en valoir la chandelle pour les petits rouleurs.

Même si les progrès en matière de finition et d’esthétique sont indéniables, la C5 THP se veut la digne héritière de la lignée des BX et C5 première du nom, à savoir qu’elle est une routière accomplie au confort irréprochable. Dommage que cela pêche sous le capot. D’autant que ce 1.6 se veut le porte drapeau de la gamme essence…

A lire également : Essai occasion : Citroën C5 Tourer 2.0 HDi 138 ch, 2008, Essai Citroën C5 2.2 HDi 200 ch : le plaisir de conduite à la française et La Série Noire de Citroën.

A voir également : Galerie Essai Citroën C5 1.6 THP 155 ch

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21 Commentaires sur "Essai Citroën C5 1.6 THP 155 ch : Y’a pas que le HDI dans la vie."

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ingeniere
Membre

vivent les moteurs essence !
SP95 au même prix que le gazole ! 1,40€ ! comme en Espagne…

tamborine
Invité

on reste un peu sur sa faim avec cet article, et on a l’impression que finalement ce moteur n’est pas vraiment adapté à ce véhicule.
D’autre part l’économie de 2000€ à l’achat est à mon sens très vite contrebalancée par le coût de l’essence en usage quotidien. Le SP95 est plus couteux que le diésel et la consommation plus importante. Ou alors il faut vraiment ne pas rouler plus de 8-10 000 km par an avec ce véhicule.
Ceci dit je trouve que l’agrément d’un moteur essence peut justifier ce type d’achat.

dralom
Invité

bravo pour cet essai ! enfin un test de berline essence !

mais faites pas trop de pub pour les essences sinon les occasions vont augmenter ! 🙂

wumps13
Invité

Sûr qu’en occasion de 3 ans essence ça doit être une bonne occasion pas cher ?

axsport
Invité

Un 1.6 dans une berline si lourde !!! Quand arrêtera-ton de se foutre de la gueule des clients ??? Sinon il n’y a plus de 2.0 essence chez PSA ???? Pfffffff !!!!!!

Bernard31
Invité

non vu qu il s agit d un 1.6 turbo, le 2.0 à disparu. comme la megane commence avec 1.2 tce, faut se mettre au courant. Renault offre un diesel 1.6 de 130 cv, et un 1.4 tce. c est comme cela partout. Vw dispose de turbo et compresseur partout, 1.2, 1.4 où 2.0

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