Accueil Actualités Entreprise Road-Trip: Lac de Côme en Caterham… Uni(que) & Royal!

Road-Trip: Lac de Côme en Caterham… Uni(que) & Royal!

89
10
PARTAGER

Vous connaissez la marque Uniroyal? Marque du groupe Continental, elle a fait du pneu pluie sa spécialité. Dans les années 90, elle était connue pour l’efficacité de ses produits sur sol mouillé, ainsi que pour les vedettes de ses campagnes de publicité: des orangs-outangs (voici ce que cela donnait, pour ceux qui auraient oublié).

Ces dernières années la marque avait quitté le devant de la scène. Elle entend désormais revenir avec son dernier né le Rain Sport 2.


Début octobre, nous recevions, une invitation mystérieuse, nous annonçant un moment inoubliable, à bord de véhicules sans compromis, pour un rallye touristique à l’accent italien… Le secret restera bien gardé, puisque nous ne connaîtrons finalement l’objet de l’invitation que quelques jours avant le départ: trois jours à bord de Caterham R300 équipées de pneus Rain Sport 2, pour découvrir la région du Lac de Côme. Andiamo!

Vendredi 12h30, aéroport de Roissy

Arrivé au terminal de Roissy CDG,  il est temps de faire connaissance de nos acolytes pour le week-end. Journalistes et  gagnants à un jeu organisé par Uniroyal. L’ambiance est bon enfant, mais une certaine impatience, mêlée à de l’appréhension se fait sentir. Quarante-cinq minutes de vol plus tard, c’est sous un soleil radieux que se découvrent les Alpes, dernier rempart avant notre destination finale.
C’est raté pour tester l’accroche des pneus sous la pluie, mais au moins nous ne serons pas trempés jusqu’aux os.

A quelques kilomètres de l’aéroport nous arrivons devant la Villa Geno, point de départ de notre périple. Devant l’entrée de l’établissement, six Caterham R300, Cup et Roadster sont alignées. La tentation de monter à bord et de filer cheveux au vent est intenable, mais il faut d’abord passer par la case briefing.
Après un rafraichîssement, et quelques photos statiques, il est l’heure de prendre le volant. Qui ne s’est jamais assis dans une Caterham ne peut comprendre ce qu’est la vraie contorsion. Qui plus est quand la dite Caterham est une version Cup équipée d’un arceau rendant l’exercice à la limite du ridicule. Après quelques minutes d’effort, je réussis finalement à loger mon mètre quatre-vingt dix dans l’habitacle.

Casque vissé sur la tête, harnais 4 points serré, clé de contact enclenchée, nous voilà fins prêts.

Le Road Trip peut enfin commencer!

Vendredi  16H30: Quelques part près de Lezzeno

C’est en tant que passager que je commence donc cette première « spéciale ». Quelle sensation de se retrouver au ras du sol, au plus près du bitume, sans pare-brise, dans la plus pure tradition des pilotes de monoplace. La faible largeur de la voiture nous donne l’impression de ne faire qu’un avec l’habitacle. Comme solidaire. Ici l’erreur se paye « cash »… A bord de la Cup, les accélérations sont franches, et le son du 4 cylindres Duratec montant dans les tours est un régal pour les oreilles. L’obscurité qui envahie la route, associée au vent s’engouffrant dans l’habitacle, exaltent les sens.

Après une trentaine de kilomètres, nous arrivons à notre première destination. Le chantier naval d’Eugenio Molinari, détenteur de 72 records du monde de vitesses en bateau! C’est un « grand-père » plein de passion qui ouvre l’antre de son musée. On y retrouve les innombrables certificats attestant de la validité de ses records, quelques-uns de ses bateaux, comme cet incroyable off-shore construit en collaboration avec Ferrari, propulsé par un moteur de F430! Même le volant est repris de l’habitacle de la belle de Modène. Au fond de l’atelier on découvre même un poussiéreux V12 Lamborghini de près de 900 chevaux!

Un « ristretto » dans une main, la télécommande dans l’autre, Eugenio passe quelques images de ses exploits et ses rencontres avec les stars italiennes, telles que le regretté Luciano Pavarotti. Un moment de partage unique, qui ne peut que laisser admiratif de cet homme, constructeur et pilote autodidacte.

Il est déjà l’heure de repartir. C’est à présent mon tour de prendre le volant. Une fois monté, ou plutôt descendu, dans le baquet, je suis frappé par l’étroitesse du pédalier. Mon 45 a du mal à trouver ses marques, et quelques uns de mes freinages seront accompagnés d’une envolée rageuse du 4 cylindres, synonyme d’une pression simultanée sur la pédale de droite. Il faut se forcer à caler le pied le plus à droite possible, et à vraiment le décaler sur la gauche pour freiner. Pas simple à intégrer. Du coup, l’équation nouvelle voiture + comportement radical + routes étroites + obscurité, conduisent naturellement au résultat suivant = PRUDENCE. Le week-end est encore long, et il serait dommage de s’arrêter si tôt. A mesure que nous approchons de notre second point stop, je prends de plus en plus de plaisir au volant de l’anglaise. La direction précise, et vive, permet de placer la voiture au millimètre, le centre de gravité très bas, couplé aux pneus au grip performant, permet de passer très fort dans les courbes. L’absence totale d’aides à la conduite offre une certaine liberté,mais invite en contre partie à la plus grande concentration.

Le village de Bellagio avec son port ravissant, est l’occasion de faire une nouvelle pause. Un beau spot pour quelques photos de groupe. A quelques mètres se trouve l’embarcadère, où nous prendrons le bateau qui nous mènera sur l’autre rive. Mais pour l’heure, direction le charmant troquet du quai, pour un petit verre de vin blanc de la région. Nous sommes aussi là pour découvrir une région et ses spécialités. L’occasion pour nous d’admirer la belle coupe du championnat du Monde de F1, qui trône sur le comptoir. Réplique ou originale, la question reste entière…

Dix minutes de traversée seront nécessaires pour rejoindre le dernier tronçon menant à la Villa Sutpenda, où nous passerons la nuit. Les quelques kilomètres nous séparent de la ville sont jonchés de tunnels, un vrai pousse au crime, tant le bruit des Caterham est fantastique.

Samedi 08H00: Brume et rosée

Après une bonne nuit de sommeil et un réveil matinal encore embrumé par les vapeurs d’essence de la veille, nous reprenons la route en direction du lac de Lugano. Un premier tronçon longeant la rive nord du lac nous amène vers notre premier stop « Espresso ». La route est sèche, la température un peu fraîche, idéale pour finir de se réveiller complètement! Jusqu’au point de rendez-vous, ce n’est que succession de courbes, lignes droites et tunnels à traverser. La prudence de la veille fait place à la fougue dès que l’occasion s’en présente. Cette voiture est vraiment redoutable. Pour avoir conduit des engins bien plus puissants, je dois avouer que je n’ai jamais pris autant de plaisir! Certes les accélérations sont moins violentes qu’une Tesla Roadster, la vitesse de pointe bien en deçà de celle d’une RS5, le côté brut de la Caterham vaut largement ces autos plus performantes, plus puissantes, bien souvent trop aseptisées. Ici, on se sent l’âme du pilote. Et même si la confiance est là, le train arrière a vite fait de vous rappeler où sont les limites. Pas celles de la voiture, bien au delà de tout ce qu’on peut l’exploiter sur route ouverte, mais bien celles du pilote.

Sur notre passage, les badauds ne cessent de se retourner, se demandant certainement qui sont ces gens qui roulent dans cette drôle de voiture en plein mois d’octobre! Avant d’arriver à notre destination intermédiaire, un dernier tunnel nous offrira certainement le plus beau son du week-end, avec un concerto à quatre, diffusant un concert de décibels à l’ensemble des passagers du tunnel. Nous irons même tutoyer le rupteur, qui nous gratifiera d’un splendide retour de flamme en guise de remerciement.

Samedi 12H30: Gnocchi quattro formaggi!

Avant d’attaquer les lacets de l’après midi, l’arrêt ravitaillement est fait à Menaggio. C’est sur la place du village, au bord de l’eau que les Caterham seront présentées au public, tel un défilé de mode. Quelques curieux viennent à notre rencontre, prennent des photos, comme si ils étaient en présence de la dernière Ferrari à la mode. La cote de sympathie des Cat’ est incontestable.

Samedi 14H00: Rodeo Drive

En ce début d’après-midi, nous prenons de la hauteur. Dans les enchaînements d’épingles, la Cup est dans son élément. Un coup de volant à droite, un coup de volant à gauche, un léger filet de gaz, et la voiture pivote en toute facilité. Le trafic dense interdit d’appuyer trop longtemps sur l’accélérateur, mais dès que l’occasion s’en présente, c’est plein gaz que nous avalons les automobilistes à la traîne. Bien harnaché dans le baquet, on ne souffre d’aucun roulis, le maintien est parfait. Les mouvements du pilote doivent être précis, sans fioritures.  Le freinage souvent sollicité se montre sans faille. Les pneus font le reste. Ralenti par quelques camions, on prend le temps d’admirer le paysage. Là au détour d’un virage, nous croisons une, puis deux, puis trois, quatre, cinq voitures de rallye. Nous apprendrons par la suite, que les pilotes étaient en reconnaissance de l’étape du lendemain qui emprunte notre trajet dans le sens descendant.

Le sommet de la côte se profile à l’horizon et il faut lever le pied pour une pause technique. Peu après c’est la redescende en douceur vers l’hôtel Tremezzo qui sera notre lieu de villégiature pour la nuit. Hôtel majestueux situé en bordure du lac, il offre une vue imprenable sur les environs. Particularité, il possède une piscine posée sur le lac, qui danse au rythme des ressacs créés par les frêles esquifs navigant non loin de là. La journée fût longue et fatiguante, bien que le confort de la Cup soit largement au dessus de mes espérances.

Dimanche 09H00: Dilemme…

En ce dimanche 23 Octobre 2011, nous devons faire face à un dilemme… Soit nous suivons la route prévue par le roadbook, soit nous restons là, à visionner la finale de la coupe du monde de rugby avant de reprendre un chemin plus direct vers Como, où s’achèvera notre périple de trois jours. Inutile de vous dire que malgré un fort sentiment patriotique, je n’ai pu résister à l’appel de la Cat’. Cette dernière matinée, se passera à bord d’une R300, moins pointue que la Cup, mais offrant un pare-brise, deux pseudo portes, et surtout plus de place au niveau du pédalier. Accompagné du cameraman de l’expédition, direction le dernier arrêt, non loin de la villa de Monsieur « What else? ». Georges Clooney lui même, possède une demeure dans cette région de Lombardie. Le temps d’un café, et nous reprenons notre chemin vers la Villa Geno, ultime arrêt de notre voyage.

Après trois jours de bonheur, les Caterham reprennent leur route vers la région parisienne, dans l’attente d’un prochain évènement, alors que nous nous dirigeons la tête pleine de souvenirs vers l’aéroport de Milan.

Dimanche 20H00: L’heure du bilan

De retour à la maison, il est temps de faire le bilan de ce week-end italien. Commençons par l’objet de notre venue, le pneu Uniroyal Rain Sport 2 dont on relèvera la bonne tenue durant tout notre périple, alors qu’a priori ce type d’utilisation, et ses exigences, n’est pas le premier auquel on pense pour un pneu Uniroyal. A aucun moment nous nous sommes sentis surpris par une perte de grip, ou par une détérioration de la structure du pneumatique, même dans les appuis prononcés. Avec comme prix d’appel une cinquantaine d’euros (en 195/50R 15), le Rain sport 2 est une bonne affaire. Cependant, nous restons sur notre faim concernant deux points:

– Tout d’abord, nous n’aurons pu juger pleinement des capacités du pneu sur route détrempée. Il est en effet dommage de n’avoir pu constater les qualités et défauts du Rain Sport 2 dans des conditions d’adhérence plus précaires

– Devant le bon ressenti que nous avons eu sur route ouverte, nous aurions aimé voir si le Rain Sport 2 peut être le compagnon du pistard occasionnel, et aurions aimé voir son comportement dans des conditions plus extrêmes en terme de sollicitations

Pour ce qui est de l’auto, je pense avoir trouvé le « graal » automobile. Nerveuse à souhait, vive, précise, la Caterham est exigeante et demande de bonnes notions de pilotage pour en tirer toute la quintessence. Mais elle sait se faire docile pour le pilote amateur qui souhaitera adopter un rythme plus typé balade, tout en souhaitant se faire plaisir avec quelques accélérations bien placées. Cette expérience restera l’une de mes plus intéressantes et des plus grisantes. Une vraie voiture plaisir. Certes on ne peut envisager d’utiliser un tel engin au quotidien et on trouvera bien entendu des véhicules plus puissants, permettant d’atteindre des vitesses plus élevées, des véhicules plus confortables avec un équipement plus complet, ou même avec un équipement tout court,  mais on aura du mal à trouver un véhicule ayant le ratio prix vs performance/plaisir aussi performant.

Terminons par un mot concernant la région parcourue. C’est un endroit magnifique, où les gens sont accueillants et où la cuisine est pleine de saveur. Amateurs de balade décapotée et épicuriens dans l’âme, si vous en avez l’occasion, prenez la route et allez découvrir la Lombardie. L’automobile c’est aussi ça: un style de vie, des rencontres, des sensations. Alors à quand le prochain week-end?

UNIROYAL au lac de Côme from Tribeca on Vimeo.

[zenphotopress album=12358 sort=random number=12]

Poster un Commentaire

10 Commentaires sur "Road-Trip: Lac de Côme en Caterham… Uni(que) & Royal!"

Notification de
avatar
Trier par:   plus récent | plus ancien | plus de votes
guy liguily
Invité

et si le pneu avait été moyen voir médiocre avant de partir ! quid du voyage par rapport à la réponse ?
j’en ai croisé une dimanche soir , c’est petit , bas le pilote avait l’air frigorifié mais mimi comme auto

guy liguily
Invité

être  » invité  » par Uniroyal pour tester un pneu ne laisse aucun doute sur la réponse quand à la qualité du produit ! fût-il médiocre ……….

cycledelic
Membre

Une région magnifique au volant d’une voiture très attachante… je ne parle même pas des bons petits plats. Très chouette compte rendu!
Je pense que c’est une bonne opération comm’ pour le manufacturier (en tout cas, chapeau pour le choix des véhicules d’essai et de la région!) qui, grâce à la nature des routes met bien en évidence les qualités (et les défauts?) du pneu en condition réelle.
Il est sûr que pour viser la perfection, une petite sortie sur circuit, voire sur piste arrosée aurait été un must!

philippe
Invité

Désolé de casser l’ambiance, mais lire ce joli reportage me conforte dans mon avis d’acheter de moins en moins de produits de marque… afin justement de ne plus financer ce genre de choses.

Tibo35
Membre

un peu jaloux?
Sinon des produits vraiment sans marque, il n’y en a guère…car les produits dits génériques finissent toujours avec une marque (quelque soit le domaine).

BlackLion
Invité

Par avoir usés des trains de pneus fort est de constater qu’au moment de faire les bilans…

Le pneu de marque tient mieux dans la durée et est plus sécurisant que les premiers prix génériques.
Donc vouloir faire des économies sur les pneus c’est vraiment pas selon moi la meilleur idée.

Abramovitch
Invité

Un magnifique reportage ! Extrêmement bien écris qui a su me faire voyager !
Bravo !

Marie-christine
Invité

C’était quoi la marque des pneus déjà? 50€ en 195/55/15… excellent.
Pas mal comme rédaction « racontes moi en 15 lignes tes vacances petit écolier ».

wpDiscuz