Transition VE : le retard pris par l’Allemagne entraînera des coûts supplémentaires
par Elisabeth Studer

Transition VE : le retard pris par l’Allemagne entraînera des coûts supplémentaires

Retarder l'action climatique dans le secteur des transports en Allemagne entraînera une transition vers la neutralité climatique d'ici 2045 considérablement plus coûteuse. C’est en tout cas ce qu’a déclaré le groupe de réflexion allemand Agora Verkehrswende dans un nouveau rapport.

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Pas de coûts supplémentaires en cas de mesures prises sans délai

"L'Allemagne peut devenir neutre sur le plan climatique dans le secteur des transports d'ici 2045 sans coûts supplémentaires ou pertes de mobilité si le gouvernement prend des mesures supplémentaires globales sans délai", estime le groupe de réflexion allemand Agora Verkehrswende, (terme allemand qui désigne le changement fondamental vers des modes de transport plus durables et respectueux de l'environnement).

Le décalage de la politique en 2030 aura un prix

Néanmoins, si le gouvernement ne commençait à introduire les changements de politique nécessaires qu’à partir de 2030, les mêmes économies d'émissions ne seraient possibles qu'avec des coûts supplémentaires d'environ 500 milliards d'euros, soit une augmentation de 5% par rapport au scénario ambitieux de mesures mises en œuvre à partir d'aujourd'hui, estime Agora Verkehrswende.

L’Allemagne pourrait largement manquer ses objectifs climatiques

Les plans politiques actuels sont insuffisants et signifient que l'Allemagne devrait manquer largement ses objectifs climatiques dans le secteur des transports, selon l’Agora. "L'hésitation politique a un prix, mesuré soit en argent, soit en émissions de gaz à effet de serre, avec tous les risques associés", a déclaré sa directrice adjointe Wiebke Zimmer.

Le rapport compare les dépenses économiques et les coûts pour les transports en Allemagne jusqu'en 2045 en fonction de trois scénarios : l'un basé sur les politiques actuelles, et deux avec des mesures supplémentaires, soit à partir d'aujourd'hui, soit à partir de 2030.

Ces deux derniers parient sur le passage des moteurs à combustion à des moteurs électriques combiné à un transfert de la route vers le rail et des véhicules privés vers les bus, les trains, les véhicules partagés, les vélos et la marche à pied. Ils nécessitent des investissements initiaux plus élevés mais entraînent des économies par rapport au scénario des politiques actuelles dans les années 2030, a déclaré le groupe de réflexion.

Pas de baisse significative des émissions du secteur transport depuis le début des années 1990

Le transport reste l’"enfant difficile" de l'action climatique allemande : les émissions n'ont pas diminué de manière significative depuis le début des années 1990.

Les projections des émissions futures publiées par l'UBA (Agence Fédérale de l’Environnement) en mars dernier ont montré que le secteur allemand des transports ne respectera pas ses objectifs, dépassant les limites fixées par la loi climatique actuelle de l'Allemagne d'environ 200 millions de tonnes équivalent CO2 d'ici à 2030.

Le retard pris signifie que l'atteinte de l'objectif de neutralité climatique du pays d'ici 2045 n'est pas possible sans de nouvelles mesures dans le secteur, a par ailleurs estimé un rapport de l'UBA.

En mars dernier, Greenpeace s'était alarmé de la présence de gros SUV sur les routes allemandes. Estimant que la croissance des véhicules électriques était trop lente pour atteindre l'objectif du gouvernement de 15 millions de voitures entièrement électriques sur les routes d'ici 2030. Pour atteindre cet objectif, le nombre de voitures électriques devrait augmenter d'environ 2 millions par an au cours des six prochaines années.

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Pour résumer

Retarder l'action climatique dans le secteur des transports en Allemagne entraînera une transition vers la neutralité climatique d'ici 2045 considérablement plus coûteuse. C’est en tout cas ce qu’a déclaré le groupe de réflexion allemand Agora Verkehrswende dans un nouveau rapport.

Les plans politiques actuels sont insuffisants et signifient que l'Allemagne devrait manquer largement ses objectifs climatiques dans le secteur des transports, selon l’Agora. "L'hésitation politique a un prix, mesuré soit en argent, soit en émissions de gaz à effet de serre, avec tous les risques associés", a déclaré sa directrice adjointe Wiebke Zimmer.

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