par Joest Jonathan Ouaknine

Koni a (presque) 160 ans

Les équipementiers auto ont tendance à se faire discret. Koni, par exemple, semble avoir le même site web depuis 1996. C'est dommage car ce constructeur d'amortisseurs possède une histoire singulière.

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Les équipementiers auto ont tendance à se faire discret. Koni, par exemple, semble avoir le même site web depuis 1996. C'est dommage car ce constructeur d'amortisseurs possède une histoire singulière.

Tout commence à Oud Beijerland, aux Pays-Bas, en 1857. C'est alors un petit atelier de sellerie et de harnais pour chevaux. En 1918, l'entreprise réalise que le temps du cheval est révolu. Elle produit alors divers éléments pour voitures : radiateurs, panneaux de carrosserie, gaines pour ressorts.

Le tournant a lieu en 1932, avec le premier amortisseur. En 1940, l'entreprise produit un inverseur essence-gazogène et le commercialise sous la marque Koni.

La PME profite à plein du boum de l'après-guerre. Elle se spécialise dans les amortisseurs et ouvre des filiales à travers le monde.

En 1956, la Scuderia Ferrari l'approche. Il lui faut des amortisseurs pour affronter les bosses du Nürburgring. En 1958, Olivier Gendebien termine 6e du Grand Prix d'Italie, avec une Ferrari équipée d'amortisseurs Koni. L'équipementier fait son nid, petit à petit et en 1971, Jackie Stewart et Tyrell offrent à Koni les titres pilotes et constructeurs.

En 1972, ITT s'offre l'entreprise. Dirigé par Geneen, le conglomérat US est alors pris d'une frénésie d'achats. Koni se retrouve noyé dans un conglomérat aux côtés d'Avis, des hôtels Sheraton, de la chaîne de TV ABC, des téléviseurs Oceanic (sponsor de Rondeau au Mans) ou des brioches Wonderbread ! Puis Geneen prend sa retraite et ITT traverse de graves turbulences (notamment pour son sponsoring de la CIA, qui le lui rend bien.) Après plusieurs cures d'amaigrissements, Koni est l'une des dernières filiales d'ITT.

Aujourd'hui, Koni est toujours basé à Oud Beijerland. Il s'est spécialisé dans les marchés de niche. Dans l'automobile, il équipe les modèles sportifs et les 4x4. Avec la mode du tuning, il est désormais fièrement cité par les préparateurs et les constructeurs (à l'instar d'un Recaro ou des fabricants de jantes.) Le sport auto lui a apporté de la notoriété et il se vante de fournir le GP2, le GP3, le WTCC et le DTM. Par ailleurs, il commercialise également des équipements pour poids-lourd.

Source :

Koni

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Les équipementiers auto ont tendance à se faire discret. Koni, par exemple, semble avoir le même site web depuis 1996. C'est dommage car ce constructeur d'amortisseurs possède une histoire singulière.

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