par Joest Jonathan Ouaknine

Brève rencontre: Cadillac Cimarron

En matière de bide, la Cimarron est le pendant U.S. de la Renault 14: une de ces voitures qui n'offrent pas grand chose et dont les concepteurs mettent des années avant de comprendre que c'est un boulet. Cadillac voulait trouver un second souffle avec elle, mais le déficit fut tel qu'elle frôla davantage l'asphyxie.

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En matière de bide, la Cimarron est le pendant U.S. de la Renault 14: une de ces voitures qui n'offrent pas grand chose et dont les concepteurs mettent des années avant de comprendre que c'est un boulet. Cadillac voulait trouver un second souffle avec elle, mais le déficit fut tel qu'elle frôla davantage l'asphyxie.


Jusque dans les années 70, les Cadillac étaient des paquebots XXL avec des moteurs monstrueux. Seulement, avec la crise du pétrole, M. Smith ou Jones hésite avant d'acheter une voiture qui consomme du 30 litres au cent.

Avec la Seville, en 1975, Cadillac s'est lancé avec bonheur dans la taille L. Alors, pourquoi ne pas se lancer à la chasse aux "compactes" importées (Audi 80, BMW Série 3, Mercedes-Benz 190...), qui plaisent à une clientèle plus jeune?

General Motors eu la fausse bonne idée de lui donner la plateforme des "J-cars", pour mieux réduire les coûts.

Ainsi, la nouvelle Cadillac est très proche esthétiquement de ses cousines Chevrolet Cavalier et Pontiac 2000/Sunbird (c'est-à-dire notre Opel Ascona), auquel elle emprunte leur 4 cylindres de 87 chevaux et leur boite manuelle. La clientèle habituelle la trouve trop roturière.

Quant aux autres, ils se demandent pourquoi acheter une Cimarron, alors que les Cavalier et Sunbird (qui feront les bonheurs des loueurs de voitures) sont moitiées moins chères!

L'intérieur cuir et bois ne justifie pas tout...

Evidement, lorsqu'elle sort à mi-1981, c'est un flop. Les ventes atteignent le tiers des prévisions et ensuite, la courbe reste désespérément horizontale. Il faut préciser qu'elle possède en plus tous les défauts des américaines de cette époque (à commencer par une finition très légère.)

En 1985, Cadillac s'acharne avec un lifting: désormais, elle possède la même calandre que les autres modèles de la gamme. Un petit V6 fait également son apparition.

Malgré tout, les acheteurs ne se bousculent pas et à l'issue du millésime 1989, elle disparaît du catalogue.

On pourrait croire qu'après cela, Cadillac soit vacciné contre les mauvaises idées et pourtant, ils retenteront leur chance avec la Catera en 1996...

 

 

 

 

 

Pour résumer

En matière de bide, la Cimarron est le pendant U.S. de la Renault 14: une de ces voitures qui n'offrent pas grand chose et dont les concepteurs mettent des années avant de comprendre que c'est un boulet. Cadillac voulait trouver un second souffle avec elle, mais le déficit fut tel qu'elle frôla davantage l'asphyxie.

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